Ecoute!

Découvre la bande son (presque) intemporelle de (Presque) Fameux!
Des Beatles à Napalm Death, de Nirvana à Dutronc, viva el best-of évolutif en lecture aléatoire live!

Pump up le volume!





Au fait, (Presque) Fameux décline son concept sur le (presque) Myspace
Mardi 29 septembre 2009
http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/87/l_585f063283444d2db3ecdde11ce632bd.jpg

Ca commence par un mail.


Bonjour Ndaref,
Je suis Venom de La Bulle Sonore Records (tu as chroniqué un jour mon album de Dondolo, si tu te souviens).
Je recherche actuellement des personnes susceptibles d'être intéressées par le nouveau disque de mon label; c'est une compilation electropop avec des groupes suédois, français, espagnol, anglais...etc, et pas mal de chansons inédites ou rares.

Feat: Marsheaux / Katsen / Bal Pare / Fiendish Fib / Egyptian Eyes / Hemstad / Hidrogenesse / Exploding Schoolgirls / Dondolo / Clap Machine / Rudebot / Soft Priest / Denim / Silver Screen / Mask / Fiber Study / Ruth Uve / Coldgate / Tim Ten Yen / De Portables / Magø

La compilation s'appelle: Never Dreamed Night Freeze Sandwich

Voici un lien pour écouter un medley et, avoir un peu plus d'infos:
http://www.myspace.com/nightfreezesandwich

Merci de me dire (si tu as le temps) ce que tu en penses et, si tu veux chroniquer mon disque.

Amitiés.

Ca se poursuit de la sorte

Hello

Oui oui, je me souviens très bien du label et de Dondolo.
Ce que j'entends sur myspace est plutôt très chouette. Pas de pb pour la chronique, donc. Tu envoies l'objet?
Ndaref

On remet ça

Super! Ton adresse stp et je t'envoie ça.

Merci d'avance.

Plus tard

Ola
Il (le disque) est bien arrivé!
Te tiens au courant
merci

N

Encore plus tard

Ola
Bon, j'ai commencé à écouter ton disque, enfin ta compilation. Ce qui m'a surpris d'emblée est le côté assez uniforme de l'ensemble. Je pensais quasiment écouter l'œuvre d'un artiste. Ce qui n'est pas un tort, hein! Je trouve ce disque très frais et naïf dans le bon sens du terme.
Questions :
- comment as-tu sélectionné ces artistes? Ils viennent de tous côtés...
- quel est le fil conducteur de la compilation?
- enfin, où la trouver (distri, en ligne)?
 
N



La réponse

Bonjour Ndaref,
Oui en effet cette compile a un espèce de fil conducteur, une musique fraiche et naïve (parfois) ce qui lui donne une certaine cohérence. L'œuvre d'un seul artiste quand même pas mais plutôt d'une même famille; bricoleuse, mélodique et décalée...
Ce disque reflète bien pour l'instant, la ligne directrice du label, d'où ma sélection qui est en fait un travail de deux ans en découverte (grâce surtout au net) de groupes s'accordant parfaitement avec mon état d'esprit. J'ai gardé comme ça, pas mal de morceaux en stock, jusqu'à ce que je puisse en faire une compilation, Mon disque oui, tu as raison!
Certains des groupes sont maintenant des amis (la plupart encore virtuellement, malheureusement...j'ai envie de voyager mince!!)

J'ai trouvé pas mal de distributions à l'étranger pour ce disque mais pas encore (à part un petit mail-order) en France; Donc ici, la meilleure façon de se procurer le cd, est en l'achetant directement sur mon site de vente:
http://bullesonorerecords.bigcartel.com/

Merci pour ton temps.

/Venom

Là où tout s’embrouille

Merci de tes réponses surtout!
C’est un plaisir que de passer mon temps à écouter des bons disques. Celui-ci en fait parti. A peine quelques écoutes, et je reconnais déjà des morceaux, ce qui est toujours un excellent signe. J'apprécie le côté spontané de la plupart des titres, un fait carrément songer à une comptine, et l'approche plus référencée de certains, en appelant notamment à la new-wave, du moins l'idée que nous nous en faisons.
Plusieurs groupes se distinguent du lot. Je pense à Dondolo, titre court mais très réussi, et à d'autres aussi, que je te dirais lorsque j'aurais le livret sous les yeux!
Bref, belle découverte...

Voilà, mieux vaut le document précis sous les yeux quand on répond à des courriels. Venom ne m’a pas répondu, ce que je peux comprendre (souvenez-vous de l’explication). Toujours est-il que cet échange de mails m’a paru à ce point sincère que, corrections grammaticales et changements de prénoms effectués, la mise en ligne s’est imposée d’emblée.

Par Ndaref - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 25 septembre 2009
Les plus célèbres admirateurs de Jacques Dutronc posent une bien pertinente question. C’est vrai ça, où vont-ils, tous ces cons ?
La réponse dans la (fameuse) vidéo ci-dessous.
Une indice toutefois : un bon paquet d’entre eux collabore à (Presque) Fameux, ceci expliquant cela.

Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 21 septembre 2009
http://damrod.da.funpic.de/Feature/thepsykeproject.png

Un visuel raté peut définitivement détourner d’un disque. Chez (Presque) Fameux, nous recevons énormément de disques dotés de visuels affreux. La musique contenue dans les dites pochettes s’avérant elle-même souvent (très) mauvaise, la correspondance entre les deux éléments concourt à une sorte de parfait équilibre. L’ennui est qu’il nous arrive de recevoir d’exquis objets présentés de façon cauchemardesque. Tel est le cas de Apnea.

Non, franchement, qui a eu l’idée de soumettre cet atroce dessin au groupe ? A la suite de quelles pressions, ces danois, pourtant un peuple pas si commode, ont été obligés d’accepter ? Comment le distributeur n’a pas songé à opposer là-dessus un autocollant quelconque afin de tempérer l’horreur ? Quoiqu’il en soit, c’est ainsi défiguré que Apnea est arrivé à la rédaction. Aucun employé n’osait le toucher, tous ayant une peur bleue d’attraper le virus de la nullité en le déballant (la nullité se transmet par contact, comme le syndrome de la grippe chatale, ici on le sait d’expérience). Au final, aucun miasme infamant à déplorer. Juste un étourdissant coup de massue.

Apnea porte superbement son nom. Ce CD jaune vif (décidément, les goûts et les couleurs, quelle catastrophe) attrape celui qui l’écoute par les oreilles et l’immerge violemment dans son monde. Et ce monde est brutal. A peine note-t-on, après un sévère pilonnage, un retour au calme et à la mélodie sur le dernier titre, Not in my name, plongeon vertigineux de plus de 8 mn. Troisième album du groupe, qui en a sorti un nouveau en 2009, Apnea se distingue par la superbe de ses ambiances et l’aptitude du groupe à les moduler. S’il ne va ainsi pas sans nous rappeler quelques belles formations par ici chroniquées, le chemin emprunté par ces fieffés danois est nettement plus extrême que les autres. S’épanouissant à mi chemin entre métal, genre Mastodon, et hardcore, style Converge, TPP ne dédaigne pas des détours vers le grind, voire le thrash, mais plus surement vers la musique épique telle que l’envisage un Neurosis. Bref, vous aurez compris que Apnea demande de retenir son souffle pour être appréhendé.

Ne pas relâcher la pression, jamais. A ce petit jeu, TPP fait merveille. En 10 compositions, oscillant entre 3’16 et 9’32, le quatuor déploie un jeu bluffant jusqu’à l’épate. Sur des territoires passablement densifiés, il arrive, cela est si rare, à imposer d’emblée sa marque. Pas originale dans sa constitution même (clarté, montée, explosion, décrue), mais vraiment très personnelle, terme s’appliquant aux grandes formations hors-normes, ces Grade, Will Haven et autre Bleach. Attaquant de front, cette musique prend aux tripes, et il paraît évident que c’est à ce seul usage qu’elle a été écrite. Et puis, quel chanteur...

Alors certes, voilà un disque à ne pas confier à tout un chacun. Mais vous ne lisez pas ‘le meilleur bloczine au monde’, dixit David Douillet, pour savoir quoi offrir à maman pour Noël. Hein ?

Par Ndaref - Publié dans : Dans la cage - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 18 septembre 2009

A l’instar du N°6, notre Grand Modérateur devant l’Eternel, chez (Presque) Fameux, on sait que la vérité a toujours deux visages.

 

Parfois, on préfère ne pas choisir. A d’autres moments, cela est évident. Souvent, on fait les mauvais choix.

 

Chez (Presque) Fameux, nous n’avons pas tranché. La vérité a tout simplement deux visages.



Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Lundi 14 septembre 2009
https://www.bootlegbooze.com/shop/images/born_to_loose_cover.jpg

Dans la rubrique intitulée ‘(Presque) (Presque) Fameux: les désolés’, le texte d’introduction est le suivant : ‘Il est des disques qu’on aime d’emblée, d’autres que l’on déteste immédiatement, puis il y a ceux qu’on conserve, afin de voir si le temps ne les rend pas meilleurs. Ce processus marche assez peu, sauf exception. Les désolés ne sont donc pas de mauvais disques. Disons que ce sont nos oreilles qui ne sont pas assez ouvertes, ou trop, voire les deux à la fois.’
Et effectivement, ce procédé marche assez peu. Heureusement, il existe des exceptions qui confirment la règle, permettant par là même à cette rubrique de perdurer (et accessoirement trouver une justification).

Reprenons les affaires en 2006. Skinhead OM me donne ce promo, stipulant à son sujet ne rien avoir à déclarer, ce qui en soit s’avère infamant. J’écoute donc le dit disque au fil de voyages à bord d’el coche et, lassé d’entendre du sous-Rancid, l’abandonne dans la cage d’escaliers. A voir plus tard.

Trois ans plus tard, je ressors le disque et l’écoute. La première audition ne dérange en rien ma lecture. La seconde est accompagnée par le rythme marqué d’un de mes pieds (j’en ai deux, chance). A la troisième, je reconnais les intros des titres forts. Bref, il en va avec Born To Lose comme avec AC/DC vintage : si vous aimez une chanson, vous aimerez probablement toutes les autres. Et il y a de grandes chances que vous ne puissiez rien faire contre cela.

Bien entendu, BTL n’a rien inventé. Ni dans le look, ni dans la pose, ni dans le portage de canettes, éléments semblant d’ailleurs occuper dans l’univers du groupe une place essentielle. Ces vingtenaires à taille large semblent excessivement fiers de la scène punk dont ils sont issus, scène qu’ils vénèrent et honorent à quelque occasion que ce soit. Une des plus belles, lorsqu’on maîtrise un nombre suffisant d’accords, est d’enregistrer de révérencieux morceaux. Après quelques essais discographiques confidentiels, les gaillards d’Austin (Cote d’Or) ont choisi de rendre leur punk rock davantage mélodique. Une tactique payante : Sweet misery est l’album de leur révélation.

Fort en gueule et gorgé de sentiments, voilà les fondamentaux de pareil opus. Pour atteindre tel équilibre, BTL s’est approprié la formule Rancid : mélanger virile camaraderie et grand cœur. Ne vous étonnez donc pas de l’importance des chœurs. Ici, les oooh oh oh oh oooh ! sont de rigueur. Savamment travaillés, minutieusement ajustés, ils portent le disque d’un bout à l’autre. Côté instrumentation, Rancid partage son titre d’influence principale avec un bon paquet de groupes engrainés. Véritable creuset, Sweet misery est la rencontre du punk rock anglais, street punk américain et punk rock mélodique suédois. Vous n’entendez rien à ces sous-genres ? Aucune importance. Retenez simplement que BTL joue un rock facile d’accès et aisé à mémoriser. De là, des chansons se ressemblant toutes, pour notre plus grand bonheur. Pas mal de hits dans le tas, le plus évident restant Place & times (que (Presque) Fameux, avec sa grande bonté, ne vous propose pas d’écouter).

Bref, pas un grand disque, mais un bon disque. Pas un grand groupe, mais un bon groupe. Une valeur sûre. Un héritage intemporel, en quelque sorte...

Par Ndaref - Publié dans : Dans la cage - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 7 septembre 2009

Dans notre grande série ‘Ces vidéos qu’il faut avoir vu dans sa vie – sous peine de passer pour un adorateur du parti conservateur’, (Presque) Fameux a sélectionné pour toi, contribuable adoré, cette capture vivante de ce groupe mythique.

 

6mn de pur bonheur où, vitesse des chansons aidant, la musique occupe moins de place que le chaos ambiant. Les années 80 étaient jeunes et tout restait à inventer. Eux le faisaient live.

 

Bonus : poids sauteurs, anniversaire improvisé, chanteur remplacé et valse endiablée.

 
Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 4 septembre 2009

http://medias.fluctuat.net/albums-covers/3/1/6/album-16613.jpg

 

J’étais très heureux d’entendre Tetard l’autre jour sur la radio publique. Je ne connaissais pas cette chanson, si bien que, plongé dans FIFA 2006, je me suis pris à croire que Tetard, l’ami David Tetard, avait enfin sorti un nouveau disque. Pas trop tôt. Depuis 2007, nous étions (presque) sans nouvelles du gaillard. Le titre radiodiffusé, comme on disait en 1953, était plutôt pas mal, bien dans son optique, bonne mélodie et toujours cette drôle de voix. Sauf qu’à sa conclusion, le fonctionnaire officiant au micro a lancé le nom de Renan Luce.

 

Ainsi donc, non content de signer de magnifiques chansons confidentielles depuis 2002, année de sortie de 12 pures chansons, l’homme voit désormais sa formule éhontément dupliquée par d’autres, lesquels, encensés, la cède au grand nombre. L’œuvre de Luce Renan étant à dessein méconnue chez nous, je ne pourrais me prononcer sur l’étendue du clonage – simple emprunt ou total pillage. Force est toutefois de reconnaitre qu’à ce sujet, et d’un point de vue strictement musical, Tetard n’a lui-même rien inventé (qui d’abord ?). Des chansons acoustiques chantées avec une voix claire, en France on sait faire. Qu’elles causent d’amour et de ses vicissitudes n’arrangent rien à l’affaire, bien au contraire. Ces données de base formulées, précisons que Tetard excelle dans l’art de les recombiner. D’essence classique, elles n’en prennent pourtant pas moins une dimension (presque) souveraine dans leur dépouillement étudié. On les a déjà entendues, du moins croyait-on les avoir entendues. Elles ne demandaient en fait qu’à être écrites pour envoûter nos tympans. Ces petits bijoux rénovent un rien le conformisme pour imposer leur force facile. De là, de grandioses hits, tels le merveilleux Au bord de l’eau, présent sur son second disque, Mes dix doigts (2005).

 

Sur Faudra faire avec…, la palme de l’envoutant, de l’obnubilant et du (presque) indispensable revient à On verra bien demain. Ritournelle d’ouverture entêtante, guitare sèche, paroles terribles de lucidité et d’espérance, quasiment un cours d’écriture à tous les niveaux. Plus rock et plus sec, mais pas moins terrible, La tête la première s’érige tel un classique, oui oui, grâce à ses chœurs décalés et bruitages à l’avenant, et toujours ces lyrics adéquats, entre attirance du concret et appels du grand large. OK, souvent Tetard cède au conformisme, lorgnant alors vers les étendues déjà empruntés par d’autres. Les prises de risques sont alors minorées, les sons plus convenus (soulignons à ce propos l’excellence la production de l’album, de la belle ouvrage), le moule presque parfait. Exemple typique, Le silence et la pose, qui évoque irrésistiblement une certaine scène française, peut-être parce que l'opus a été travaillé en collaborration avec un Louise Attaque, tant, va savoir... Mais quand Tetard se laisse parler totalement aller, le produit de son intégrité donne des flashs superbes, genre Ca m’aurait plu, dont la concision n’égale que la beauté. Olé !

 

Une fois, le garçon nous est apparu à la TV. Nous nous attendions à un poids plume genre Renan Luce, et un lutteur a empli l’écran. Ainsi donc, Tetard David est un colosse à la voix tendre, un mastok s’excusant (presque) de prendre tant de place, de squatter notre temps. Drôle de surprise et une impression expliquant cette satané confidentialité. Le fait qu’elle perdure et l’étouffe à l’image des sublimissimes Dillinger Four sur la scène punk rock mélodique, atteste qu’en ce bas monde, l’agitation est préférable au talent (porte ouverte ! porte ouverte ! hurle el pendu, rédacteur en chef qui pourtant n’a rien biffé).

Par Ndaref - Publié dans : Dans la cage - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 28 août 2009

(Presque) (Presque) Fameux: les désolés

 

Il est des disques qu’on aime d’emblée, d’autres que l’on déteste immédiatement, puis il y a ceux qu’on conserve, afin de voir si le temps ne les rend pas meilleurs. Ce processus marche assez peu, sauf exception. Les désolés ne sont donc pas de mauvais disques. Disons que ce sont nos oreilles qui ne sont pas assez ouvertes, ou trop, voire les deux à la fois.

 

Betrayed – Substance – Equal Vision

 



Certains disques posent un problème qui, chez (Presque) Fameux, n’est pas loin d’engendrer de terribles tourments philosophiques. En substance, la question centrale du dilemme est de savoir s’il est bon de conserver un opus dont on connaît le contenu par cœur avant même de l’avoir écouté. Ainsi, Betrayed. Dès la pochette de l’album, l’auditeur averti sait qu’il va se frapper le brouet hardcore - straigh edge - metal des familles. Cela se sent aux tatouages des artistes, leurs mines fraiches, leur attitude franches, la Swatch X du chanteur (j’ai la même, big collector, lorsque je me ferais liposucer, je la vendrais sur ebay). Bref, un sens aiguisé de la pose trouvant écho dans un total respect du dogme. La vidéo ci-dessous ne fait que confirmer ce fait avec, comme prévu, une communion entière avec le public, un dévoué abandon, un généreux abattage des barrières. Bien entendu, aucune surprise au niveau musical. En somme, Betrayed signe de magnifiques chansons énervées, pleines d’entrain et d’abnégation. L’ennui est qu’on les a entendues mille fois auparavant.

 

Quiet Village – Silent movie - !K7

 



Le coup du la B.O. du film imaginaire, tout le monde connait. Si par extraordinaire, vous avez échappé au ‘long-métrage rêvé qui tourne dans nos têtes’, autorisez-vous une session de rattrapage avec Quiet Village. Belle session, au demeurant. Le duo y réussit parfaitement son affaire : on se croirait tout à fait à l’écoute d’une véritable B.O. des années 70. Le son y est aussi chaud, travaillé, dense et croustillant à souhait. Plusieurs styles sont évidemment visités, depuis le classique blackploitation jusqu’au trémoussant disco en passant par la soul séminale. Les compositions sont réussies, à l’image des parties vocales, semblant elles-mêmes avoir traversé le temps. L’ennui est que tout cela ressemble effectivement, et de façon éblouissante, à une véritable B.O. des années 70.

Par Ndaref - Publié dans : (presque) (presque) fameux - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 21 août 2009

 

Fiche N°7

Organismes assurant des interventions de rue auprès des personnes vivant en situation de précarité.

 

1. Conséquences d’une pandémie pour ces équipes

Il importe que ces interventions puissent, dans toute la mesure du possible, continuer pendant la durée de la pandémie, sachant qu’il existera de nombreux facteurs qui pourraient perturber l’activité :

- augmentation du nombre de malades chez les personnes vivant dans des conditions précaires

- diminution des effectifs réalisant les maraudes ou la distribution des repas

- indisponibilité des partenaires habituels, professionnels ou bénévoles

- désorganisation de la vie sociale et économique

 

2. Mesures à mettre en œuvre dès à présent

2.1 Respect strict des règles d’hygiène :

- lavage et désinfection des mains

- usage de gants (mesure additionnelle qui ne dispense pas du lavage des mains)

- hygiène respiratoire (mouchoirs papier jetables, couvrir la bouche en cas d’éternuement...)

- éviter les gestes de courtoisie

- port du masque

 

2.2 Démarches d’anticipation

Il importe de désinfecter d’ores et déjà les lieux accueillants du public grâce au dispositif prévu à cet effet. Est alors préconisé l’usage de : Butane – Endless Forms




Pour réduire les risques d’installation pérenne du virus dans les locaux, le gestionnaire diffusera, sous l’autorité du préfet du département, ce disque à volume maximal. Ces ondes minimalistes, puissamment rehaussées d’agents techno suractivés, sont la réponse appropriée pour combattre l’émergence de contagieux foyers. Répétitives, les séquences s’enchaînent, se déclinent et éliminent les résistances propres à la vermine. L’introduction d’éléments transe ou plus agressifs assurent au surplus à cette arme anti bactériologique une maximale efficacité. Très inspiré, Butane, dont le seul nom tétanise, recombine les formules d’un genre pourtant connu pour son conformisme, dissolvant de la sorte les germes et s’imposant au final comme une réelle parade sanitaire.

 

2.2.1 Sont également préconisés :

Le gros Kiki ayant été écarté pour des questions de licences, le gestionnaire, sous l’autorité du préfet du département, est également autorisé à diffuser, en vue de désinfecter les lieux accueillants du public : Johannes Heil – Freaks R Us




Puissante association de chromosomes electro, dance, acid et dark wave, Freaks R Us, exact contraire de Endless Forms, est l’autre traitement approuvé par les virologues. Saturation et lourdeur se liguent pour combattre différemment le virus, le maximalisme pouvant, pour les personnes en situation de grande exclusion, comme les punks à chien, se révéler plus efficace que le minimalisme. Signé par un vétéran de l’électro en 2006, cet opus aux basses écrasantes et aux nappes belliqueuses est à même de diluer les objets infectieux circulant dans des environnements particulièrement dégradés.

En situations réellement désespérées, comme dans certains coins reculés de Bretagne, le préfet du département est autorisé à autoriser l’autorisation de diffuser le dangereux mais circonstancié : Extreme conditions demand extreme responses - Brutal Truth

Par Ndaref - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 17 août 2009

(Presque) (Presque) Fameux: les désolés

 

Il est des disques qu’on aime d’emblée, d’autres que l’on déteste immédiatement, puis il y a ceux qu’on conserve, afin de voir si le temps ne les rend pas meilleurs. Ce processus marche assez peu, sauf exception. Les désolés ne sont donc pas de mauvais disques. Disons que ce sont nos oreilles qui ne sont pas assez ouvertes, ou trop, voire les deux à la fois.

 

Constantines – Kensington heights – Art&Crafts

A priori, voilà un disque qui a tout pour déplaire aux forcenés collaborant chez (Presque) Fameux. Pour autant, l’opus n’a pas pris le chemin de la poubelle. Il a intégré une pile de CD empoussiérés avant de lui-même supporter le poids de nouveautés, que l’indécision a placé là. En effet, considéré froidement, Kensington heights se résume à une collection de chansons n’allant pas sans évoquer le rock milieu de route des années 80. Une production millésimée, des tempi coulés, des guitares soigneusement calibrée, jusqu’à la voix, respirant à la fois la fumée et la bonne santé. Cette inspiration un rien cauchemardesque se mâtine toutefois, et c’est précisément ce qui fait le charme louche de l’objet, de moments de grâce. Ce rock domestique s’ouvre en ces instants vers des espaces où la poussière du blues est soulevée par les ruades du punk. Rien de très violent, rien de prodigieusement déchirant, mais telles créations suscitent un enchantement qui n’a d’égal que sa rareté. Bref, un disque au charme insidieux, capable de (presque) vous avoir sur (très) longue durée.

 


 

Kid Koala – Your mom’s favorite DJ – Ninja Tune

A priori, voilà un disque qui avait tout pour plaire aux forcenés collaborant chez (Presque) Fameux. Pour autant, l’opus n’a pas pris le chemin de la cage. Il a intégré une pile de CD empoussiérés avant de lui-même supporter le poids de nouveautés, que l’indécision a placé là. En effet, considéré froidement, Your mom’s favorite DJ se résume à une collection de moments sonores qui, certes très bien agencés, n’en demeurent pas moins des fragments. Tout l’art du bonhomme s’appréciant live, en vivant, devant vos yeux ébahis (la vidéo ci-dessous vaut toutes les explications du monde), écouter le seul produit de telle genèse sans assister à sa confection s’avère un rien lassant. Pas ennuyeux, car KK a le don le bon goût le génie de choisir des extraits millésimés, mais trop académique. On ne peut danser sur ce disque, ni l’écouter en voiture, ni se disputer dessus, on l’écoute comme une démonstration, un CV, une carte de visite. Alors certes, KK est un immense DJ. Mais il n’est pas, et loin s’en faut, le DJ préféré de ma mère...

Par Ndaref - Publié dans : (presque) (presque) fameux - Communauté : Musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés