Ecoute!

Découvre la bande son (presque) intemporelle de (Presque) Fameux!
Des Beatles à Napalm Death, de Nirvana à Dutronc, viva el best-of évolutif en lecture aléatoire live!

Pump up le volume!





Au fait, (Presque) Fameux décline son concept sur le (presque) Myspace
Lundi 20 avril 2009



 Viva el Presidente!!!


Ma fille et moi avons un grand jeu. En fait, nous en avons plusieurs, mais l'un d'entre eux consiste à repérer un porteur de Converse et de crier aussitôt Converse ! à l'autre. Le gagnant est celui qui en remarque le plus.

De nos jours, ce sport est particulièrement aisé à pratiquer tant les porteurs de Converse pullulent. Un commentaire sur un site commercial éclaire pareille fascination. « Redevenue à la mode, on voit des Converse portées par de nombreuses personnes. J'ai donc voulu avoir moi aussi une paire de la marque, mais en voulant un modèle un peu original, histoire de ne pas avoir le même pieds que tout le monde... » Voilà le nœud du problème : être à la mode tout en s'en dégageant. En somme, se couler dans le moule en montrant sa personnalité. Ouah !

 

A ce stade de distorsion, un esprit réellement soucieux d'affirmer son caractère bannirait tout bonnement les Converse. Tout porte donc à croire que, à l'instar de Hello Kitty, ce chat manga qui n'a pas de bouche, chacun peut placer ses sentiments dans cette paire de baskets. Comme le blue-jeans, pantalons décriés avant d'être porté par tous, ces chaussures ont imposé leur souveraineté. Tel Lego ou Kleenex, ce nom commercial est même passé dans le domaine public, ce qui ne contrarie pourtant en rien son esprit prétendument rebelle. Il suit en cela l'exemple d'un courant musical, le rock, jadis révolutionnaire.

Aujourd'hui, un journal particulièrement moisi entretient un concours particulièrement moisi « qu'est-ce qu'être rock aujourd'hui ? ». En analysant la situation sous un angle historique, actuellement être rock (une insulte à (Presque) Fameux) reviendrait à ne cautionner aucun des comportements que ce style est censé induire. Rejeter d'emblée ce rythme qui émouvait les grands-parents, refuser d'écouter la facilité musicale qu'il a engendrée, repousser tous ces biens commerciaux qu'on fourgue sous l'accroche rock. En ce sens, l'écoute de PrésidentChirac aide à franchir le Rubicon.

 

Le duo propose une musique fraiche, terme qui a lui seul galvaude les neuf dixième de la production du moment. Sans rien inventer, sans ouvrir de nouvelles voix ou annoncer les prémices d'un genre inédit, ces amis des claviers proposent des titres synthétiques fort enthousiasmants, dont l'audition tire de sincères sourires. Le mieux restant l'ennemi du bien, s'envoyer l'album d'une traite peut provoquer un étourdissement semblable à un déluge de coups. Pour autant, revenir régulièrement se ressourcer à cette source de jouvence est une recommandation d'actualité. (Presque) simple et funky, cette musique balaie toutes les inepties ayant malheureusement franchi les pavillons auriculaires pour repartir les tympans ressourcés. Dans ce monde de codes et de paresse, mine de rien, une prouesse. Dès lors, notre duo peut bien porter des Converse, il apporte une telle bouffée d'oxygène en cet univers moribond qu'on lui en tiendrait (presque) pas rigueur (c'est clair, St Rochnous a rendu charitable).

 

Imaginons un autodafé où bruleraient t-shirt Che, jeans Levis, veste Adidas et Converse. Quelle en serait la bande-son ? Et qui profiterait de pareille libération du terrain pour aussitôt l'occuper ? Voilà le genre de questions que l'on se pose, chez (Presque) Fameux, en achetant des Converse à nos enfants. On se souviendra que la dernière crémation d'importance a eu lieu en 1979, au Comiskey Park de Chicago. Scandant le mot d'ordre, Disco Sucks dans un stade de base-ball empli d'ulcérés détracteurs, des milliers d'album disco sont volatilisés dans une formidable explosion, suivi d'un lynchage de vinyle puis d'une émeute en règle. Cet évènement marquera la fin de l'ère du disco. Pathétique, mais libérateur.


Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Vendredi 17 avril 2009

En 1994

- Kurt Cobain se fait sauter le Nirvana

- Épidémie de peste en Inde

- Apparition des talibans

- Début de la feria au Rwanda

- Famine en Corée du Nord


En 1994, DJ Skinhead, soit Oliver Chesler et Sal Mineo, publie sur le mythique label Industrial Strength Records la bande-son de l'époque, Extreme Terror.


Malheureusement, elle est toujours d'actualité, et parions qu'elle le reste pour les millénaires à venir. Chez (Presque) Fameux, nous l'écoutons chaque jour.


Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Mardi 14 avril 2009

 

VRAIMENT DÉSOLÉ MAIS DEPUIS 2 MOIS IMPOSSIBLE DE METTRE DE NOUVEAUX SONS ET D'AFFICHER VOS COMMENTS......................................CITATION DE FABIEN POLLET (RIP): "J'ENCOURAGE LES HUMAINS A NE PLUS COMMUNIQUER ENTRE EUX" ............................................................................................................................... ........................................... STUPEFLIP SITE: www.stupeflip.com.................................

 

Voilà ce qu'on peut lire en ouverture de la page MySpace de King Ju, maître d'œuvre d'une des dernières créations musicales réellement originale, Stupeflip. Esprit en marge, auteur de deux disques aussi géniaux que barrés, refusant désormais de continuer dans cette politique de disque - promotion - tournée, King Ju est une entité coincé entre inspirations anarcho punk et conceptualisme urbain. En ce sens, ce libre-penseur, volontiers provocateur, synthétise en substance des idées philosophiques que recèlent des essais souvent décourageants à lire. Ce qui est dommage. En témoigne 'Dialogue de sourds', essai de Marc Angenot. Sous-titré 'Traité de rhétorique antilogique', ce livre qu'à la rédaction personne n'a évidemment eu le courage d'ouvrir nous a pourtant impressionné du haut de sa fameuse 'Présentation de l'éditeur'.


'Qui a jamais persuadé son prochain à force d'arguments ? Au cours d'une vie, rares sont les moments où l'on se laisse convaincre et où l'on parvient à emporter l'adhésion de notre interlocuteur, préalablement attaché à une opinion autre que la nôtre.

La rhétorique, traditionnellement définie comme l'art de persuader par le discours, se révèle être une science qui ne remplit pas l'objectif qu'elle se donne. Les hommes argumentent constamment, et en toute circonstance, mais à l'évidence ils se persuadent assez peu mutuellement. Du débat politique à la querelle de ménage, de la dispute amicale à la polémique philosophique, c'est l'expérience constante que l'on en a.'


En somme, il ne sert à rien d'échanger puisque, dans ce véritable dialogue de sourds qu'est la conversation, chacun va rester sur ses positions. Donc, autant se la jouer à l'économie, à l'instar de ce prédicteur de tendance, King Ju.

L'économie est également la vision musicale développée par Kiki. Ce finlandais prisant le minimalisme digital a logiquement trouvé sa place chez BPitch Control, label de la très encensée Ellen Allien. Pour autant, alors que les neuf dixième de la production se rangeant dans tel courant dispensent un ennui entretenu à raison d'une idée tous les quarts d'heure, Kaiku casse la routine. Pas que Kiki y invente quoi que ce soit. Les sons sont toujours aussi léchés et le rythme coulé, mais l'inspiration franchit des paliers bien supérieurs à ceux de ces coreligionnaires. Si quelques pistes ne dénoteraient toutefois pas chez certains d'entre eux, le sieur Kiki, dont la discographie et le catalogue de remixes effectués forcent le respect, introduit dans son electronica des sonorités parfois inappropriées qui, placés là, à cet instant précis, subliment l'ensemble. Bruits répétitifs, nappes distordues, ambiance indus, l'opus balaie un peu plus large que le strict périmètre dans lequel il serait censé se tenir, révélant ainsi quelques pièces underground délectables. La piste 10, Living on FFWD, s'avère en soit irrésistible avec cette immersion de cuivres qui, venus d'un autre espace spacio musical, font toute la différence, et ce en dépit d'un chant limite irritant. Cette prouesse résume à elle seule son talent.

 

C'est peu objecteront certains, qui préféreront laisser ce genre de truc aux branchés dégingandés qui, décortiquant Trax, se les arrachent. Un point de vue tout à fait acceptable, à l'instar de son contraire. Personne ne s'écoutant, tout le monde a toujours raison, de toute façon...

 

Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Dimanche 12 avril 2009

Chers amis,

 

Nous vous remercions pour les milliers de messages de sympathie reçus à l'occasion des un an du petit (Presque) Fameux. Les multiples cadeaux que vous lui avez envoyés lui ont fait chaud au cœur.

 

Si vous me trouvez la voix fatiguée, c'est que j'ai, durant les festivités d'hier, dû moult fois grimper sur scène pour présenter au public, esbaudi, les formations qui se succédaient. Vous comprendrez que, pour ne pas susciter votre peine, je ne peux toujours ni révéler le lieu du festival, ni qui y participaient.

 

A peine puis-je vous dire qu'il y avait eux, et eux qui, il y a 366 jours, auguraient les chroniques dont vous vous repaissez.

 

Chers amis, merci



Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation
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Jeudi 9 avril 2009




Les Hard-Ons sont assurément une des meilleures formations au monde mais assurément personne ne le sait.




Les Hard-Ons, coincés entre pop naive sixties et black metal, pris dans l'étau du psyché hard rock et du total hardcore, écrivent des chansons intemporelles, mais sont passés de mode.

Les Hard-Ons ont été accueilli par un public fort clairsemé.

Les Hard-Ons, horreur, jouaient qui plus est gratuitement.

Les Hard-Ons ont réalisé leur performance devant moins de monde que leur première partie, Les Milliardaires.

Les Hard-Ons sont obnubilés par le flipper. Pendant que leur ouverture nîmoise déballait ses hommages à Raunch Hands, Paul Collins, Lio et autre New Bomb Turks, les Hard-Ons enchaînaient les parties, se relayant pour tenir le stand commercial (où personne ne commerçait).

Les Hard-Ons sont des gens normaux hors scène. Le guitariste chanteur a l'air d'un quidam paumé, le bassiste bridé s'avère très souriant et le batteur... Pas reconnu le batteur en fait, avec ses cheveux rasés. Mais le batteur est un garçon normal : il porte un t-shirt Motorhead.

Les Hard-Ons sur scène sont des gens très différents. Guitariste et bassiste portent leurs instruments très bas. Dans le cas du premier, le concept d'emblème phallique s'incarne dans toute sa splendeur. Une heure durant, l'homme se gratte les cordes et s'astique le manche. Le bassiste, très beau et élément incontrôlable du band, est plutôt expressif, pour un bassiste.

Les Hard-Ons sont des fans de heavy. Ils secouent leur crinière (sauf le batteur, rasé, qui n'a d'attention que pour ses toms (4) et ses cymbales (3) - quel métier...) comme si Exodus était encore hype et jouent guitare derrière la tête, façon héros de la guitare.

Les Hard-Ons ont un sens de l'humour très anglais. Chez n'importe qui, headbanger de la sorte, sans seulement sourire, serait ridicule. Chez n'importe qui, se coller rituellement le médiator sur le ventre couvert de sueur serait ridicule. Chez n'importe qui, offrir ses médiators à un fan, qui se les fait  aussitôt voler par le bassiste, serait ridicule. Chez n'importe qui, clôturer un concert en s'éteignant une cigarette sur la langue serait douloureux.

Les Hard-Ons versent dans le second degré. Faire semblant de lire, très appliqué, un prospectus pour chanter 'lalalalala' ou se boucher les oreilles avec du chatterton noir, parce que le son est trop fort.

Les Hard-Ons effectivement jouent fort. Trop fort. Impossible de distinguer la finesse des mélodies dans ce brouet sonore. Le groupe de première partie était lui-même au-delà du supportable. Politique de la salle, il parait. Quelle idée...

Les Hard-Ons prennent soin de leurs corps. Visage lisse, torse glabre, corps sains. Ces australiens semblent davantage motivés à l'idée de se préserver pour continuer à s'amuser que tentés par la destruction via l'excès.

Les Hard-Ons jouent une heure montre en main, égrainant leur répertoire (une seule de Yummy, mince). A chaque chanson émouvante (qui dans ces conditions sonnait comme une attaque en règle) succédait une brutalerie sans nom (à la portée plus que magnifiée, de fait).

Les Hard-Ons rangent leur matériel sans qu'on vienne les distraire. Ils redeviennent humains. On les a regardés faire, fascinés.




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Lundi 6 avril 2009

 


Selon des sources concordantes, St Roch serait né à Montpellier en 1340 et mort à Voghera, Italie, autour de 1378. En moins de 36 ans, St Roch est devenu une légende vivante en raison de sa farouche volonté à combattre la peste. A peine majeur, il connut les terribles épidémies de 1358 et 1361 où ce fléau terrassait, à Montpellier, jusqu'à 500 morts par jour. St Roch attrapa lui-même la peste et se soigna seul, seulement secondé d'un chien, popularisé sur les tableaux le représentant. Sitôt rétabli, il s'employa à soulager les contaminés à travers de multiples villes. En raison de sa bravoure, plusieurs églises portent son nom à travers le monde.


Je ne pensais pas du tout à cela en m'avançant vers celle qui me faisait face. Je ne le savais d'ailleurs pas. Tout ce qui m'importait, à ce moment-là, était de rire avec ma fille. J'étais obnubilé par notre joie, comme le scribe insouciant qui, il y a plusieurs siècles, ne savait pas qu'il allait accueillir sur son corps la puce du rat. En peu temps, cette dernière lui transmettrait la maladie mortelle. Je portais ma puce à moi sur mes épaules.


Nous avons monté les marches de l'église sans même nous en apercevoir. Pour nous, gens (presque) non touchés par la crise, la vie pouvait (encore) rester une plaisanterie, du moins une douce farce comparé à ce que certains, au même instant, pouvaient vivre. L'atmosphère humide et oppressante nous a emprisonné dès que nous avons mis un pied dans cette colossale construction. Ma fille est partie se cacher en riant. Un cahier était ouvert sur un présentoir. Je me suis approché. « Mon Dieu, donne-moi la force de retrouver les bons moments de ma jeunesse ». « St Roch, protège ma mère, elle se meurt de chagrin ». « Seigneur, je te supplie de me faire survivre quelques temps encore. Ma vie est difficile, mais je ne veux pas mourir ». Je me suis dit que la situation devait être particulièrement grave pour qu'en 2009 on écrive tels messages sur un cahier d'écolier, déposé à l'entrée d'une église. Et puis, je me suis souvenu de tous ces gens jetant des pièces dans les fontaines, des millions de personnes décryptant hebdomadairement leur horoscope, des milliards de malchanceux qui, chaque minute, jouent à des jeux de hasard. Je suis resté à méditer tout cela pendant un instant. Celui d'après, ma fille m'entrainait dehors, retrouver le soleil et notre bonne humeur. J'ai oublié toute cette détresse dans l'immédiateté de la vie.


Depuis la nuit des temps, l'équilibre précaire de l'existence est prétexte à histoires, romans, légendes. Atomic Garden parvient à rendre de manière musicale pareille antédiluvienne source d'inspiration. Il le fait en mêlant à une certaine rudesse sonore un existentialisme à fleur de peau. Il se place alors dans les pas de géants, Samiam, Jawbreakers, Bad Religion, pour dépeindre les tourments de l'existence. Sur ce terrain passablement déchiffré, pour ne pas dire de nos jours complètement galvaudé, AG se distingue par une adresse mélodique évidente et un sentimentalisme affirmé. Dans son tourbillon sonique, il condense ainsi les sentiments éprouvés au cours d'une journée - rires et peines, soleil et obscurité, blagues et suppliques. En dépit de refrains accrocheurs, il ne verse guère dans l'optimisme mais force est de constater le cynisme domine le monde. Heureusement, ma fille ne le sait (encore) (presque) pas.


Le sort est ironique. D'après Wikipédia, « quand il revint dans sa patrie vers l'âge de trente ans, Roch était défiguré par les mortifications qu'il avait subies. À Milan, déchiré par une guerre civile, il fut pris pour un espion et jeté au cachot. Par humilité, il y demeura incognito et périt de misère vers 1378, ses concitoyens ne s'étant rendu compte que trop tard de leur méprise.

Le corps de Roch fut transporté dans la ville de Venise.

Saint Roch fut enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort lui consacra une fête. Sa dépouille mortelle, gardée dans l'église qui lui est aujourd'hui dédiée, fut volée, ou fit l'objet d'une transaction, en février 1485 (à l'exclusion de deux petits os du bras) et transportée à Venise où elle est toujours, hormis quelques reliques, dont un tibia, donné au XIXe siècle au sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possède également son bâton de pèlerin. »

Amen


Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Vendredi 3 avril 2009

Comme vous avez sans doute pu le lire dans la presse spécialisée, (Presque) Fameux va bientôt fêter son premier anniversaire. Cet événement donnera lieu à des festivités que nous, le comité de rédaction, éclairé par la conduite enthousiaste d'el pendu, souhaitons mémorables.

Dans cette optique, le (fameux) festival dont vous avez sans doute entendu parler est bien maintenu. Cependant, soucieux de ne recevoir en son enceinte qu'une assistance privilégiée, et bien que, personnellement, je demeure convaincu que les lecteurs du 'meilleur bloczine au monde' dixit Charles Pasqua en forment une particulièrement select, nous ne pouvons, à moins que vous ne possédiez un patronyme spécialement flamboyant, vous inviter.


De fait, les invitations précédemment lancées sont caduques. Elles n'ouvrent d'ailleurs sur rien, le lieu du festival ayant changé, sa date aussi, les artistes conviés également. Si aucun nom ne peut être à vos pupilles révélés, Big Bad Boss, dans sa savante clairvoyance, nous autorise toutefois à révéler que les poètes chantant cet ode mutin à l'amour éternel étourdiront de leurs chatoiement sonore les privilégiés assistant, tout frais payés, à leur énamouré prestation.


N'hésitez pas à relayer cette information auprès de vos médias préférés, en stipulant qu'une invitation exceptionnelle sera, sous certaines conditions, offerte au chanceux étant capable d'avancer la date d'anniversaire de (Presque) Fameux, le bloczine qui t'aime.


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Lundi 30 mars 2009


Multimédia!!!

Les choses se produisent le plus souvent lorsqu'on ne s'y attend pas. Elles arrivent ainsi, naturellement, et le plus clair du temps il n'y a rien qu'on ne puisse faire pour les en empêcher. Lui m'a pris par surprise.

- Tu devrais écrire un texte sur moi. Expliquer à tous combien je suis malheureux.

- Pourquoi je ferais ça?

- Parce que tu mates des matchs de rugby sur ma TV. Et parce que je prépare une rougail à se damner.

Et, réalisant la criante vérité de ce dernier point, j'ai compris que j'étais refait.


Un bon journaliste commencerait par mener l'enquête. Je suis un rédacteur entièrement corrompu à la rougail. De fait, je me fais inviter chez lui, où l'écoute de ses motivations me permet de m'empiffrer de ce plat dont je me délecte.

- Je travaille toute la sainte journée, je vais chercher les gosses à l'école, je prépare à manger, je fais les courses, je dors quatre heures par nuit, je joue dans un groupe, je me fais exploser pour un ballon ovale et je prends des cours d'art. Pendant ce temps, elle fume des cigarettes et bois de la bière. Et pas besoin de me dire que je l'ai choisi. Je te demande d'articuler ton papier autour de la notion de l'Homme, cet exploité.

- C'est cocasse, j'ai l'impression de bosser. T'as un cousin qu'on surnomme el pendu ?

- L'homme exploité...

- Je le croise tous les matins dans mon miroir.

- C'est un monstre ! Boire et fumer, voilà ses hobbies. Elle se pique d'écriture, qu'elle dit, et à l'entendre tous les écrivains vivent de la sorte ! Et pendant ce temps, qui se charge des contingences bassement matérielles ? Et pourtant, j'en viens presque à souhaiter la voir hagarde devant son fichier, ou mieux, l'entendre ronfler. Pas pour les manifestations sonores proprement dites, non là aucun mot n'est capable de les décrire, mais parce que pendant ce temps, je suis sûr qu'elle va pas casser quelque chose, marcher sur le sol que je viens de laver ou mettre le feu avec ses foutus mégots. C'est dingue !

- Et t'envisages que mon texte va changer quelque chose à vos rapports de couple ? Si oui, signifie-le moi par écrit, que j'en fasse part au Big Bad Boss !

- Ecris ce (presque) fameux texte, et on verra. Et pour nos rapports, je pense pas qu'ils évolueront un jour. Je dois juste travailler ma patience ou encore moins dormir. Peut-être apprendre à décompresser, en définitive. En ce moment, quand j'ai fini toutes mes corvées, à l'heure où madame, ivre, titube au-dessus de son clavier, je m'écroule devant la TV. Je mate des films de Buster Keaton. Je les regarde dans une version mise en musique par Les Fils De Teuhpu. Ouais, je sais, le nom craint un max, mais cette formation a créé une bande-son splendide pour deux de ses courts, One week (1920) et Sherlock Junior (1924).

- Splendide ? Voilà un terme qui reste chez moi toujours connoté de cynisme...

- Tu es journaliste, soit intrinsèquement cynique. Mais pour ma part, j'apprécie sincèrement leur travail. Par exemple, les parties instrumentales accompagnent parfaitement les scènes des œuvres et les dialogues placés en interlude sont braillés avec entrain et humour. OK, je conviens que cette formule de l'habillage sonore de films muets est pas mal usitée, elle permet de se procurer une sorte de crédibilité à peu de frais. Reste qu'elle s'avère impitoyable. Et force est de constater que LFDT s'en sort haut la main là où d'autres, certains courent dans le quartier, estropient carrément les glorieux supports. L'autre avantage, c'est que tu peux visionner les films sans le son, et inversement.

- Multimédia quoi. Et le reste du disque ?

- Quel reste ?

- Le disque à proprement parler, je veux dire. Ca, c'est une sorte de bonus, non ?

- Pas écouté. Bon, t'as pigé ?

- Une B.O nickel, ouais...

- L'homme exploité !

- D'un autre côté, je voudrais pas me brouiller avec elle, tu vois ?

- Tu reveux de la rougail ?


Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Vendredi 27 mars 2009

 

 


 


Avez-vous déjà vu un chanteur ressemblant à Balladur ? Pensez-vous qu'un soliste a encore le droit, de nos jours, d'arborer des poses de guitar héro, l'air parfaitement saoul ? Estimez notable la différence entre le charisme d'un ficus et un bassiste immobile ? Vous doutiez-vous qu'en 2009, un concert puisse se conclure sur un solo de batterie ?

 


Si à toutes ces réponses vous répondez non, filez illico au concert de Buzzcocks. Vous y verrez un groupe pop parfaitement juvénile conduit par deux guitaristes jeunes en 1976, une formation qui enchaîne les hits comme au meilleur moment des Ramones, un combo soudé qui, pour certains, n'ont pas dû interpréter ces hymnes plus de deux millions de fois.


Vous serez sans doute immergé dans une salle bondée, pour tiers peuplée de punks, plus assoiffés de bières que de live, de jeunes gens modernes juvéniles et criards, et de trentenaires et quadra pressés de venir au spectacle oublier la crise.


Vous entendrez un son rêche, brut, parfaitement ulcérant par moments, vous vous ressourcerez aux racines d'un power pop punk aussi frais qu'intemporel, vous verrez devant vos yeux ébahis comment résoudre l'équation stipulant qu'énergie + mélodies = paradis.


Vous écouterez des chansons antédiluviennes au déluge It's raining again, de SuperClochard, titres qui vous surprendront par leur homogénéité, avant de découvrir, une semaine plus tard, que « For the very first time, we will be playing our first two albums - Another Music In A Different Kitchen and Love Bites - in their entirety + other hits! » sur le site des ces stars de l'underground.


Vous finirez les oreilles larsennées - le morceau terminal étant pur bruit - mais ravi, surtout si vous avez partagé, voire prolongé, ce moment en compagnie de personnes de qualité.

 

Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Lundi 23 mars 2009

 

 


envie d'écouter


Autant vous prévenir, cher lecteur et surtout toi ami Fonda, voilà une chronique particulièrement putassière. Encore une ? s'étonneront certains. Ce que vous avez lu jusqu'ici n'était que petite bière. Voilà désormais venu le temps de papiers bouillants comme des stripteaseuses se frottant contre des ficus chromés !

Les fidèles (hey ho oncle Ramone !) déploreront sans doute ce changement de ton, rompant avec le style superbe et la syntaxe exemplaire qui font ma réputation. Mais, soucieux de conserver mon salaire, je dois manufacturer mes papiers selon les volontés d'el pendu - chef aimé - qui exige que ceux-ci obéissent aux requêtes des visiteurs de (Presque) Fameux, lesquelles ont été décryptées par l'épisode glorieux intitulé :  Bouddha descend sur terre et offre aux hommes ses mots-clés. A moi d'insuffler sexe, questions pratiques et grand n'importe quoi dans mes écrits.


Commençons donc avec le cas John Lord Fonda qui n'est pas un ces DJ ennuyeux s'appliquant à transformer des moments de fête drogue cocaïne héroïne crack consommé avec grosses pipes en horribles soirées pédantes club dance disco whisky cocktail mortel. Non, JLF n'a qu'un but : le plaisir la jouissance je réalise tous mes fantasmes le septième ciel de l'auditeur. De fait, Composite, mix aussi pointu qu'accessible. Point de noms incompréhensibles electroclash berger allemand en tutu la cabale expliqué aux nuls chez cet esthète. Ici Moby voisine avec Junkie XL et Public Enemy s'enchaîne à Sébastien Tellier. Certes, certaines références (Gesaffelstein, Crash Course In Science) assurent un clinquant contre-point, mais on comprend d'instinct que ce mix servira davantage à draguer séduire comment je suis devenu beau les filles de A à Z qu'à servir de support aux tourments de personnes en Harley Davidson contribuables harcelés gruger le fisc plongés dans la drogue la zoophilie ou dans les arcanes de la dépression.


Les aficionados de tels mixs objecteront à mon emballement manifeste que la planète abrite déjà pléiade de DJ faisant identique acte d'éclectisme. A ces contradicteurs, prisant certainement le terrorisme le satanisme le black métal fasciste les médiums nazis, je répondrais que John Lord Fonda surpasse ses concurrents et pairs par un mix techniquement parfait. Voilà longtemps que mes oreilles experte, nourries au son des Beatles John Lennon mystère de son assassinat McCartney banqueroute, ne s'étaient esbaudies de la sorte. Loin de céder à la mode actuelle, empilage fécond mais brutal de titres, JLF les enchaîne réellement, comme une nymphomane astique ses grosses boules lors d'une partie démente de pétanque (chez les nudistes). Les pistes se marient littéralement entre elles, à l'image de deux moustachus texans ivres armes à feux AKA 447 grenades dégoupillées à Las Vegas. Entendre le fameux I feel love de Donna Summer (1977) surgir de Black Powder de Motor (2006) est un régal. Voir ressurgir ce même I feel love après qu'il se soit fondu dans So far away du même JLF atteste d'un savoir-faire peu commun. Le reste est à l'avenant, à savoir sidérant de classe, de maîtrise et de bon goût. Ecouter ce disque revient un peu à croire en l'existence de Dieu Jésus mystère de la crucifixion marcher sur l'eau romains nus sous leurs toges.


C'est peu dire que Composite provoque une addiction. Cet opus merveilleux, aussi fascinant quoique très différent dans son essence que Four Tet, a au surplus l'infime privilège de rappeler aux aînés le son des années rave ecstasy Bart stroboscope pittbull descente de police. JLF extirpe ainsi de l'oubli heureusement non collectif Acperience1 (1992) du mythe Hardfloor, qu'il laisse longtemps tourner avant de clôturer sa session parquer mon jardin gazon verdoyant par un fabuleux remix de Local girl (2008) qu'il a réalisé pour Adamkesher.


Bref, et en dehors de toute recherche de mots-clés Windows CIA drug, cet album œuvre d'art La Joconde était un chien s'avère fantastique, car intergénérationnel et inusable. Plus prosaïquement, il place John Lord Fonda sur l'autel des DJ star Ibiza sea sex and sun David Guetta se rase. Vivement la suite, Fonda. Et désolé...


Par Ndaref - Communauté : Musiques
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