Ecoute!

Découvre la bande son (presque) intemporelle de (Presque) Fameux!
Des Beatles à Napalm Death, de Nirvana à Dutronc, viva el best-of évolutif en lecture aléatoire live!

Pump up le volume!





Au fait, (Presque) Fameux décline son concept sur le (presque) Myspace
Vendredi 20 mars 2009

- T'as fait grève, hier ?

La conversation démarre mal. Je n'aime pas parler de ma vie (sauf d'oncle Ramone), et encore moins me laisser entrainer vers des pistes qui m'obligeraient à écrire un papier circonstancié. Les circonstances ouvrent sur l'actualité, et l'actualité se périme encore plus vite que les yaourts hard discount. D'un autre côté, el pendu, qui lui a fait grève - ce qui signifie qu'il est resté chez lui à polir ses cordes - s'intéresse à cette question pour des contingences purement financières - me payer ou non.

Il doit. Hier, avec quelques jaunes, nous avons glandé dans les bureaux déserts de (Presque) Fameux avant d'aller manifester - du moins accompagner le défilé le temps de rejoindre le kébab. J'ai ensuite exploré la blogosphère, écris quelques articles pitoyables, avant de basculer mon siège en position 'No Big Bad Boss' et observer le vol des mouches - qui elles n'étaient pas en grève.

Machinalement, j'ai mis France Info. J'adore les radios publiques durant les grèves - pas de journaliste, que de la musique, des choses très variées que je n'ai autrement jamais l'occasion d'écouter. Une chanson est passée plusieurs fois. Je ne pouvais m'en lasser. Le mot 'Finistère' revenait au refrain.

- Pas question de grève pour les travailleurs de rêve. J'ai d'ailleurs trouvé une vidéo qui devrait te plaire : nom connu, mots français, hit bourgeois.

- Oh ! Pas de foutus allemands ou de death metalleux sordides ? On devrait faire grève plus souvent.

- A qui le dis-tu...


Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Lundi 16 mars 2009

 



 


Tient, voilà que je reçois des notices techniques maintenant.

 

« Cher Cliente, Cher client,

Nous vous remercions de la confiance que vous portez à X. Comme l'ensemble de notre gamme, notre logiciel TJJR a fait l'objet d'une attention tout particulière, dans sa conception comme dans sa fabrication. Seul votre plaisir d'écoute nous guide.

Le logiciel TJJR vous permet de configurer le son à votre guise, vous laissant libre de choisir le grain, le souffle, les craquements et autres aspérités.

Très convivial, il vous permet par quelques simples manipulations d'adopter les degrés de souillures qui conviennent le mieux à votre enregistrement.

Avec le logiciel TJJR, vous pouvez enregistrer dans un studio numérique dernier cri et faire sonner votre disque comme s'il datait de 1956.

Les mélomanes retrouveront dans ce programme l'injustesse des timbres, une musicalité absolument non homogène, l'opacité et la confusion, et surtout l'infidélité sonore qui font la réputation de X depuis 1986.

Mais au delà de la déformation de la "VÉRITÉ MUSICALE" il y a L'ÉMOTION.

Ainsi, comme tous les produits conçus et fabriqués par X, le logiciel TJJR permet de vivre une véritable émotion musicale. UNE ÉMOTION VRAIE.

Nous vous souhaitons donc la bienvenue dans le cercle des véritables connaisseurs qui partagent notre passion pour des logiciels sans compromis. »

 

Mince alors. Le livret et le CD d'installation qui l'accompagne sont assortis, à titre d'exemple, d'un disque, The Jim Jones Revue. A en croire le dossier de presse, ce groupe anglais aurait enregistré son disque dans un studio high tech (Enregistrement multipiste numérique DTD, RME Digiface 54 IN/OUT séparée...), l'aurait mixé dans les mêmes conditions (console analogique AMR 1600, 64 pistes au mixage avec automation...) puis fait masteriser chez un ponte de la profession. L'opus aurait ensuite été traité via le logiciel TJJR. « Ecoutez la DIFFERENCE » conclue l'argumentaire.

 

La différence saute effectivement aux oreilles. Comme dans un épisode de Scoubidou, difficile de croire que ce quatuor ait enregistré ailleurs que dans un studio fantôme tenu par des techniciens zombifiés. Avec leur son craquelé, on ne replonge pas jusqu'aux racines de la musique moderne, on outrepasse la couche fertile pour en arriver au manteau de la croute terrestre. On tape sur le ferme, le noyau dur, la frange hardcore du rock'n'roll, dans son acceptation la plus absolue du terme, le tout dans un dépouillement, un abandon et une rage quasi absolus. Et ça marche !

 

Pas de doute, le logiciel TJJR fonctionne à merveille. Fichtre, quel apport ! Ecouter le même disque dénué de toute callosité reviendrait à se frapper la production actuelle - son béton, pas d'idée. Le nivelage par la haute technologie. Le piège. The Jim Jones Revue dénote par son approche. Le logiciel est si performant qu'il semble convertir des compositions en reprises, juste pour donner plus d'assise au disque. C'est ainsi que sont intégrés Hey Hey Hey Hey (1964) de Penniman, soit Little Richard, et The meat man de Vickery, popularisé par Jerry Lee Lewis en 1974, histoire d'enfoncer le clou du classe, du select et du vintage. Bref, voilà un logiciel hautement intéressant, dont je te recommande l'investissement, toi le compositeur qui cherche à injecter un peu de couleurs dans tes compositions tartes, vous les jeune à mèches qui tâtonnez dans les limbes créatives depuis quelques saisons, et toi aussi le duo électro qui fantasme sur le craquement du vinyle, que tu samples à défaut d'innovations.

 

Après lecture de cet article, el pendu, chef (presque) respecté, déclare de ce pas contacter l'entreprise X, afin qu'elle créée un logiciel qui améliore les papiers des rédacteurs. A l'entendre, il y a vraiment du fric à se faire...

Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Vendredi 13 mars 2009

- Des allemands ? Purée, pourquoi pas des portugais, tant qu'on y est ? Non, c'est pas du tout ça. T'as pas pigé le truc. Faut créer une animation sur ton blog, mais pas au prix de n'importe quoi. Tu termines pas tes frites ?

Jamais manger avec son chef. Hélas, je n'ai pas eu le choix. D'ordinaire, el pendu est de sortie à midi, évacuant notre siège social pour déjeuner en compagnie de stars qu'il exècre mais envie ou du grand patron, Big Bad Boss, qu'il adule et vomit. Je lui abandonne mes frites.

- Ce qu'il faut, c'est que tu mettes en ligne des vidéos saisissantes, histoire que ton blog devienne le lieu de convergence obligé de tous ceux qui souhaitent s'évader. Et pas question de procéder comme les autres, qui compilent tous les clips qu'ils trouvent puis t'adressent des newsletters déprimantes comme un bulletin économique. Les gens veulent de l'éclate ! Et certainement pas des allemands, mince, ça se saurait ! Passe-moi la moutarde, s'il te plait.

Je risque pas de lui expliquer qu'en guise de revue mondiale de clips, je m'en remets totalement à mon réseau (merci oncle Ramone !) pour m'indiquer ceux que j'affiche en ligne. Qu'en ce sens, seul le hasard, l'urgence ou son (bon) goût président. Que celui-ci, au regard de la sélection de cette oeuvre vintage d'un détachement fantas(ti)que, est une nouvelle fois (presque) confirmé.

- Du frais, tu vois ? Le genre de truc tuant et inattendu, que personne auparavant n'a vu. C'est ça que j'attends. C'est ça que je veux trouver sur ton blog. D'ac ?

- Da, patron.


Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Lundi 9 mars 2009


youpi, c'est ici!

L'anglais John Montagu, comte de Sandwich, se doutait-il de l'intemporalité de son invention ? Quelques chiffres :

« A 3 euros en moyenne, il s'est vendu 1,8 milliard de sandwiches en France en 2008, soit près de 5 millions par jour, selon une étude du cabinet Gira Conseil, réalisée à l'occasion de l'European Sandwich and Snack Show.

C'est l'un des rares secteurs de l'économie à afficher un taux de croissance à deux chiffres: +11% en 2008 (avec une forte poussée au second semestre) contre 5 à 8% par an entre 2003 et 2007, selon ce cabinet spécialisé en consommation alimentaire hors domicile.

Aujourd'hui, quand il s'agit de manger hors de chez lui, le consommateur choisit six fois sur dix d'acheter de quoi emporter et non consommer sur place, selon l'étude NPD Crest 2008, basée sur le sondage régulier de 10.000 personnes.

"Le consommateur recherche la rapidité, la praticité", souligne Mme Tartanson, directrice du département Foodservice France du cabinet d'études NPD. »


Miss Tartanson, vous avez raison sur toute la ligne. D'ailleurs, pareille analyse ne se restreint pas à la nourriture, qui n'est finalement qu'une des manifestations de l'évolution de nos mœurs. Il en va de même, et bien évidemment, dans la musique. Un exemple probant de tel comportement est livré par ce groupe de turbulents trouvères.


Ces vaillants américains sont symptomatiques de cette quête effrénée de la rapidité et de la praticité, Miss Tartanson. Et quoi de mieux pour se faire que de céder à la grippe à bière ? Voici une énième formation qui reprend à son compte les standards qui ont bercé sa jeunesse. Comme chaque fois dans ce type d'exercice, l'intérêt, double, tient autant à la sélection des chansons qu'à la manière de les interpréter. Deux options majeures pour se faire : la jouer dogmatique ou apocryphe, soit la copie conforme ou la défiguration.


Ne faisons pas durer le suspens outre mesure, Black Light Burns n'est pas du genre à réorchestrer les compositions qu'il adore. La structure, calquée sur les originaux, subit à peine une légère déformation provoquée par une relative accélération du tempo. Par contre, BLB témoigne d'un bon goût certain dans ses choix, ce que je vous sais apprécier, Miss Tartanson. On passe brutal testostéroné (Lard, Big Dumb Face - autre groupe du leader Wes Borland, échappé de Linkin Park, le Parc des Liens, vous suivez Miss Tartanson ?) au pop ex underground (Swans, Love and Rockets, Sister Of Mercy, PJ Harvey) voire au pop tout court (Duran Duran, Fiona Appel) avec détour vers le mythique avec l'inextinguible Search and destroy (The Stooges). L'ensemble s'écoule tranquillement et s'écoute avec plaisir, bonheur toutefois contrarié par l'abus d'effets sur la voix ou une production parfois calamiteuse.


En mode random, ou suffle, en français aléatoire, l'auditeur aura la surprise d'entendre des bribes musicales qui sont (presque) aussi dénuées d'intérêt que de paroles. Ces bouche-trous sont vite balayés par la superbe du DVD Anvil Pants. Si vous aimez voir les hommes longuement renifler leurs aisselles, examiner leurs caleçons ou comparer leurs marques de sueurs, cet objet est pour vous, Mme Tartanson. Digne d'une production D, comme Débrouillez-vous pour rendre la scène intéressante, cet ovni s'avère d'une rafraichissante étrangeté, bien que ce terme soit finalement peu en adéquation avec son contenu même. Heureusement, il est assorti de bien doctes autres images, davantage policées...


Bon, et Miss Tartanson dans tout ça. Elle est partie, refroidie devant ce papier aussi ragoutant qu'une frite froide. Avant de faire comme elle, prenez note et diffusez cette bonne parole : « Le jambon-beurre reste la star des sandwiches en France. La version baguette représente 64% des sandwiches vendus en France. Au bas mot, 830 millions d'unités par an. Plus de 2 millions par jour! » Amen.


Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Samedi 7 mars 2009

Les bons papiers font de très bonnes bases de reprises. A la demande générale, voici la réinterprétation de celui arche bouté autour des mots clés.

 

La liste ici exposée est exacte. Elle recense les requêtes qui conduisent divers internautes, dans leur surf hasardeux, à passer sous la déferlante (Presque) Fameux. Où comment certains moteurs de recherche font bizarrement leur travail. Par souci de vérité, et afin de s'éclater, l'orthographe est respectée.

- commentaire sur un fameux magazine

- dj lex beatles blog

- magazine presqu fameux

- blog amateur fille forte pilosité

- nue sur le palier

- avec quoi peindre des chenets de cheminée

- gâteau disco

- voix feminine wav

- elle m'ouvre la porte nue

- Beatles pub rasoir

- ficus presque mort

- graver volt

- bande sonore les bons débarra

- cristaux glacés

- je me suis retrouvée nue

- puis je aller a south central

- quels dont exavtement ces fameux pouvoirs du médium

- beautés scandinaves

- on est tous die die die

- moustache charleston

- se muscler comme henry rollins

- fear factor : être nue en public

- il m'a entraine

- volt et en mision pour sove sa maitresse

- papier dixit mat

- les wampas jaquette de chauds sales et humides

- preque fameux

- il reste que le son sur mon ficus va il repouser

- beau barbue

- dans le volet des détails stipuler l'album

- sex en mouvement

- commentaire sur un fameux magazine

 

En conclusion, la chute...

Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Lundi 2 mars 2009

sc189

 



L'avantage, quand on est un chroniqueur adulé, est que les stars ont plaisir à vous fréquenter. Après les premiers moments d'euphorie, ce privilège peut vite s'avérer pur enfer. Il faut supporter des personnes qu'on préfère au quotidien éviter, endurer leur mégalomanie rampante ou leur quête d'amour outré, faire avec leur addictions et leurs hygiènes douteuses, tout ça selon le postulat fondateur que nous avons des choses à partager.

 

J'étais l'autre soir à domicile avec Paul Thomson, du groupe Franz Ferdinand. Le bonhomme déblatérait en compulsant ma collection de disques. Le musicien n'était que scepticisme. « Depuis la sortie de notre deuxième disque en 2005 et jusqu'à aujourd'hui, le paysage musical n'a pas énormément changé au niveau des styles. On revient en 2009 mais j'ai l'impression que les choses ont gelé sur place : « Oh ! Tiens regarde, Pete Doherty et Jay Z sont encore là ! » Tant qu'à faire, je préfère écouter ce punk américain qui s'appelle Jay Reatard. Il écrit des chansons pop et idiotes sur du matériel pourri. Le son est crade, c'est parfait... »

 

Pour un type jouant dans un groupe encensé, Paul est d'une rare clairvoyance. Finalement, si tout a déjà été fait, pourquoi se fader les pseudos nouveautés ? N'est-il pas plus profitable d'écouter ce qui était en adéquation avec son époque plutôt que les misérables rejetons recombinant les formules ? Vaste débat, qui procure néanmoins à l'industrie du disque l'occasion de ressortir pléiade de disques plus ou moins rentabilisés. Voilà comment The Zero Boys publient, plus de 30 ans après leur commercialisation, certaines de leurs primes enregistrements.

 

The Zero Boys n'ont pas marqué l'histoire du rock, du moins la mienne. Certes, vous trouverez toujours quelques érudits affirmant qu'ils représentent un pan fondateur de l'histoire du punk américain. Ces geek, qui jouissaient auparavant de leurs connaissances en secret, voient désormais entrer dans leur cercle foule de consommateurs, mot honteux, terme honni. Ils l'ont mauvaise depuis que ces trois sessions d'enregistrements, sortis entre 1980 et 1983, sont compilés sur History of. Mais, en dehors de l'exaspération de ces stupides, ce rattrapage va-t-il enfin révéler ce groupe américain au grand public punk ? Si le doute subsiste, gageons que l'affaire s'annonce mal. Loin de déployer des armes aussi massives ou radicales que Hüsker Dü, Minor Threat ou Black Flag, The Zero Boys dispose néanmoins de quelques mines plutôt destructrices. Celles-ci sont contenues dans la période hardcore du groupe, intercalée entre leurs phases rock punk et pop punk. Cette artillerie est certes basique (morceaux brefs, chant hurlé, boucles de guitare rapides - comme les autres), elle reste d'une puissance ravageuse. C'est d'ailleurs le côté cheap et naïf de cette expression de révolte, ce son brut et imparfait, son caractère limite audible, qui contribue à rendre ces œuvres, et par conséquence la leur, fascinantes. Les choses sont données, brutales, immédiates. Plus loin, The Zero Boys remet les goupilles aux grenades. Il sonne comme trop de formations rock-pop-punk qui annoncent déjà Nirvana. Rien de nouveau sous le soleil, et c'est sans doute cette absence de franche personnalité qui a plongé The Zero Boys dans l'oubli, même relatif, où il m'est apparu.

 

Je fais part de mes réflexions à Paul, avouant préférer ce hardcore première vague à celui enregistré 40 ans plus tard, dans des conditions digitalisées. Mais Paul est parti, sans doute vers un avion / un concert / une groupie, ou plus sûrement à la page 29 du N°121 de Trax où je l'ai trouvé.

Par Ndaref
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Vendredi 27 février 2009

D’après el pendu, le rythme hebdomadaire du blog est trop indolent.

- Le rythme hebdomadaire du blog est trop indolent. Et pas question de commencer à m’embrouiller avec tes considérations fatigantes, je ne rentrerai dans aucune discussion poussée avec toi aujourd’hui. Pas le temps, pas envie. Je dois rendre des comptes toutes les deux heures au Big Bad Boss et ça m’épuise. Il me colle une pression dingue depuis que le groupe auquel nous appartenons s’est fait étriller dans la crise bancaire. Ils veulent des résultats, oubliant qu’ils en voulaient déjà avant, l’année dernière, y a pas trois mois. Mais comment générer une productivité positive dans un marché en déliquescence aussi généralisé que le nôtre ?

- Compression des coûts, réduction de la masse salariale, externalisation…

- Exactement. On fait donc imprimer en Espagne, on a réduit le nombre d’employés d’un tiers et le journal est à moitié écrit par des pigistes dont je n’ai jamais vu le visage. Mais bien sûr, ça ne suffit pas…

- D’où l’idée de développer notre activité en nous appuyant sur le réseau que nous avons développé sur internet…

- Et, par voie de conséquence, de ton blog. Tu sais de quelle manière tu vas procéder ?

- Relaxe-toi. Tient, regarde ce clip…

Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Mardi 24 février 2009

 


Découvrez Golden Boots!


Changer d'ordinateur, pour une personne qui passe sa vie face à un écran, est un vrai déchirement. Passe encore que le PC plante subitement. Cela m'était arrivait un jour, via un portable vendu par un de mes amis mécréants. Je travaillais un soir à la rédaction de quelques notices quand un bruit électrique suivi d'une fumée blanche montant du clavier m'avait alerté. Quelques seconds plus tard, ce portable s'éteignait à jamais. Je l'avais conservé quelques temps telle une relique avant d'ouvrir les yeux sur notre pacte rompu. Ce vulgaire objet sans âme m'avait trahi. Je le jetais à terre, le piétinais, le démembrais, ce qui me valut au passage une superbe coupure à la main. J'exposais ses composants dévoilés contre un mur, tels des viscères.

 

J'investis alors dans une tour de bureau. Elle pesait 10 kg, l'écran pareillement, mais cette bécane, tournant sous XP, était un vrai chameau : increvable. Bon, trois ans après son achat, le chameau décréta qu'il ne supportait plus la chaleur. Son ventilateur se grippa et surchauffe estivale : disque dur à changer. Heureusement, la bonne âme qui se chargea de la réparation récupéra toutes mes données.

 

Trois ans plus loin, mon ordinateur avait la vitesse de l'escargot. Les programmes moulinaient, les pages mettaient des heures à s'afficher, tout plantait systématiquement. J'avais pourtant du mal à me passer de ce vaillant PC, sur lequel j'avais écrit tant de (presque) belles choses. Je misais moult euros dans un remplaçant, qui s'avéra capricieux. Il fonctionnait au magasin mais refusait de se mettre en route à domicile. Je me retins de l'exploser, le ramenais, me fis rembourser. Ne jamais poursuivre une expérience lorsqu'elle débute mal.

 

A présent, j'écris depuis une minitour, connecté à mon antique écran. Ce boitier riquiqui abrite deux gros disques durs, s'active vite et sans bruit, et tourne sous Vista. L'achat paraissant viable, restait à transférer l'ensemble des données de l'ancien computer au nouveau. Pour le commun des mortels, cette opération est pure formalité. Je ne suis pas le commun des mortels. Pas moyen de brancher une clé USB sur mon ancien PC, qui s'est toujours avéré infichu de les détecter. Pas question de graver des DVD, vu qu'il est privé de cette fonctionnalité. Aucune possibilité de créer un mini réseau en passant par la box, vu que cette dernière n'offre que des sorties ethernet et qu'il en est démuni.

 

Un parfait casse-tête, d'autant que je ne comptais plus rien investir. L'adage stipulant qu'à défaut d'argent, il faut user de temps, j'ai entrepris de déplacer tous ces giga octets par CD 700 Mo gravés. Et comme cette corvée s'avère particulièrement fastidieuse, une musique légère est réclamée.



 

Golden Boots n'œuvre pas vraiment dans la musique légère. Elle est au contraire très complexe, mais également d'une grande évidence. Cette pop bicéphale tourne autour de deux axes majeurs : un coup Beatles, un coup Beck. Un coup la mélodie lumineuse, un autre la structure millefeuilles. Le duo américain se livre sur cet opus à une merveilleuse partie de ping-pong, se renvoyant la balle comme aux plus beaux moments des échanges Lennon-Mc Cartney. Difficile de dégager un gagnant dans ce match entêté. Avançons plutôt, en guise de distinction, que Winter of our discothèque profite allégrement de la rivalité artistique opposant les compétiteurs. Le disque s'écoule, enchaînant les perles, égrainant les hits, tutoyant le splendide. Certainement pas l'enregistrement du siècle, mais sans doute une pièce essentielle de celui juste écoulée. Bien enraciné dans les 70's, Golden Boots n'est pas en adéquation avec son temps, quoique... Une époque dans laquelle les Beatles sont toujours aussi référentiels près de 40 ans après leur cessation d'activité a définitivement adopté le rétroviseur comme emblème. En ce sens, Winter of our discothèque est d'une confondante pertinence. Du moins m'a-t-il permis de supporter l'horripilante épreuve numérique...

 

Et mon nouveau PC ? Il va bien. La preuve...



oh, regardez donc qui apparait là? Ce coquin de Nattefrost, l'ami des enfants!

Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Mardi 17 février 2009

 

 

Je ne sais pas pourquoi les gens viennent me parler. De prime abord, je ne pense pas être sympathique, mais toujours est-il que j'attire une certaine partie de la population (pas forcément celle que je convoite) à moi.

 

Ce matin, je fais face à Jean Blegique, pigiste chez (Presque) Fameux depuis quelques saisons. Il me dérange alors que j'écoute un merveilleux live des Hard-Ons. Résigné, j'ôte les écouteurs. Jean Blegique porte sur lui le poids de toutes les piges non signées du monde. Il déclare d'emblée avoir un problème.

- Je sais pas ce qu'il se passe. C'est comme un retour en arrière.

Pas vraiment passionné, je demande à en apprendre un peu plus sur le sujet.

- La musique. Elle me rend folle.

 

Pas besoin d'être devin pour comprendre que c'est plutôt la situation qui le fait tourner branque et que la musique, précisément l'objet même de son salaire, n'est qu'exutoire. J'ai déjà appréhendé cette problématique avec Jean Kenya, un pigiste qui, devant le cynisme et la dureté du métier, avait préféré se réinsérer dans l'éducation nationale. J'étais moi-même passé par la case pige, et l'avais même longtemps fréquenté avant de décrocher un contrat digne de ce nom.

 

- C'est comme une malédiction. Je suis obligé de vivre avec ce disque. J'ai l'impression que lui seul me calme. Je l'écoute tout le temps : quand je suis pris dans les embouteillages, coincé dans le métro, en allant à mes rendez-vous, en faisant la cuisine, par-dessus la TV. Il me donne la force de supporter le monde mais en même temps m'en coupe. Je ne peux m'en passer, ça me désespère. C'est une drogue.

Je demande de quel disque s'agit-il. A considérer le sieur Blegique, sans doute un de ces groupes rock arty aussi tendance que déstructuré. Il me tend une pochette. Un visuel proprement hideux.

 

- Je l'ai reçu en 2002. A l'époque, je pigeais pour un autre journal. Je l'ai écouté une paire de fois, le temps de le chroniquer sans trop commettre d'erreurs, puis l'ai oublié. Note que je ne l'ai pas donné ou jeté, je l'ai conservé, ce qui laisse supposer que les racines du mal sont ancrées bien profond en moi. Cette possession s'est pleinement exprimée lorsque j'ai remis la main sur l'objet. Sans trop savoir pourquoi, je l'ai écouté. Depuis, je ne me maîtrise plus.

Je considère un peu mieux For maggots to devour. Un visuel drôle tellement il se veut infâme, des musiciens aux allures de paramilitaires, et surtout des titres dans la droite tradition de Carcass adolescent: Sadistic violation, Motivated to kill, Necrophag, Fuck them when they bleed, Torture to death, Gore terror, Strangulation.

 

Je questionne Jean Blegique sur l'attrait de pareil opus.

- Difficile à préciser, cette œuvre est un ensemble cohérent de... pure haine. La musique est brutale et basique. Pas rapide, pas inécoutable, juste un bloc compact de rage. Guitares lourdes, double caisse imperturbable, pas de solo et seuls quelques hommages au heavy. Là-dessus, le chanteur grogne des paroles barbares. I must hurt you / I can't control myself / I must kill you / I must kill you dead... Le genre de lyrics qui me parle particulièrement... Fans transis de Obituary ou Cannibal Corpse, les finnois auraient pu être sur le listing des premières compilations death, genre Death is just the beginning. Je connais ça par cœur, et il y a longtemps que j'ai fait le tour de la question. Mais là, pas moyen de passer à autre chose. Une tonne de CD attend, impossible de décrocher. J'ai essayé des tas de trucs, mais même Bolt Thrower et leur génie laminant, ne peuvent réduire cette fascination. Mince, la situation est-elle donc si désespérée que je ne trouve de salut que dans le brutal death metal?

 

Sur ce, Jean Blegique file. Je remets vite Hard-Ons sur mes oreilles, me jurant bien de ne jamais écouter ce disque.



à propos de force noire...

Par Ndaref - Publié dans : Dans la cage - Communauté : Musiques
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Lundi 9 février 2009

 

 

 


Découvrez The Hold Steady!


Cette nuit-là, j'étais marié à ma troisième épouse. Nous habitions un très petit appartement et je travaillais dans la chambre. Que je rédige quelque article alors qu'elle était assoupie à quelques centimètres de moi ne la dérangeait pas. A ma différence, elle jouissait d'un sommeil de plomb, mais ce n'était pas la seule différence qui existait entre nous.

 

Depuis que notre situation maritale se dégradait, elle s'était mise à parler dans son sommeil. Ce n'était souvent que des bribes de dialogues auxquelles je ne comprenais rien, des extraits de conversation qui, par leur ton exalté, trahissait la confusion qui l'envahissait. Pourtant, cette nuit-là, sa voix s'éleva de manière tout à fait claire. Dès les premiers mots, mes doigts cessèrent de marteler le clavier et je me figeais.

 

"Depuis des semaines, on parlait d'aller à ce festival. C'était assez loin, mais on avait l'espoir de s'amuser et de rencontrer des garçons, aussi on n'a pas hésité quand le jour est arrivé. Aux lueurs de l'aube, j'ai sauté dans la voiture et nous avons roulé une partie de la journée. Nous étions excitées comme des puces. Le festival réunissait des grands noms de la scène underground, mais on s'en fichait un peu, nous on voulait juste prendre de la drogue et se faire embrasser. Une de mes amies a acheté des cachets d'exctasy. On s'est transformé en piles électriques. On n'arrêtait plus de danser et de rire et les gens étaient merveilleux, prévenants, souriants. De temps à autre, on se retrouvait et on avalait d'autres pilules, sans même plus savoir ce que c'était. Et puis, alors que l'ambiance était à son apogée, j'ai eu un trou noir. Une seconde auparavant j'étais heureuse et je sautais, et là j'étais par terre, tremblante."

 

J'étais doucement allé voir si ma femme ne se jouait pas de moi. Elle dormait profondément. Je m'étais assis sur le lit et avais écouté la suite de l'histoire.

 

"On m'a mené dans la tente médicale, et c'est là que j'ai repris mes esprits. Un docteur m'a demandé ce que j'avais pris et j'ai menti en disant que j'étais simplement épuisée. Je ne voulais pas avoir de problème avec mes parents, même si au fond je m'en fichais. J'étais couchée sur un matelas pneumatique, entourée de pleins d'autres gens endormis. Et c'est là que je l'ai vu. Ce garçon me dévorait des yeux. Je le trouvais très beau, il avait une véritable allure de rock star, et il faisait si jeune en même temps. Il s'est levé et, en titubant, m'a rejoint. Il a passé sa main dans mes cheveux puis m'a embrassé. J'avais mangé l'orange que le docteur m'avait donné, il avait bu du cola, nos haleines se mélangeaient parfaitement, c'était doux, sucré, apaisant. Nous nous sommes réfugiés sous une couverture et c'est là, pour la première fois de ma vie, que j'ai fait l'amour. Je n'ai jamais plus connu pareil plaisir, ni en prenant de la drogue, ni avec n'importe quel homme. Nous nous sommes endormis. A mon réveil, il avait disparu. Je ne l'ai jamais revu".

 

Ma femme cessa là sa conversation et, le plus délicieux sourire aux lèvres, replongea dans un profond sommeil.



 

J'étais descendu au salon. J'avais déjà entendu cette histoire quelque part. A force de me creuser la cervelle, je m'étais souvenu de ce disque que j'avais reçu. Boys and girls in America par The Hold Steady. Je n'avais guère apprécié ce rock trop milieu de route, à l'exception d'une chanson. Je commençais à extirper des livres de la bibliothèque et des CD des rangements, mais trouvais finalement l'opus sous le meuble de la cuisine. Je mis aussitôt le dixième titre, Chillout tent. On aurait dit que ma femme l'avait écrit.

 

J'écoutais le morceau la nuit durant. Magique. Pour parodier Bukowski, c'est comme si je venais de trouver de l'or dans une décharge. Tout coïncidait, le chant, la mélodie, les différents intervenants. On aurait pu le croire écrit par une entité supérieure, qui aurait résumée l'existence des humains en quelques minutes.

 

Au petit matin, ma femme m'avait rejoint. A l'écoute de Chillout tent, elle avait arrêté de préparer du café et s'était figée. Alors elle se mit à pleurer.



bah, sois pas triste, babe!

Par Ndaref - Publié dans : Dans la cage - Communauté : Musiques
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