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Découvre la bande son (presque) intemporelle de (Presque) Fameux!
Des Beatles à Napalm Death, de Nirvana à Dutronc, viva el best-of évolutif en lecture aléatoire live!

Texte Libre






Au fait, (Presque) Fameux décline son concept sur le (presque) Myspace
Lundi 11 août 2008

 

Comment défendre un disque ayant une telle vision putassière de la musique? Vaste question. Après avoir tenté plusieurs tournures, le rédacteur du papier décide de tout poser d'emblée. Boylife est un disque commercial. Boylife est un opus coincé entre dancefloor, radio FM et setlist de jeunes hommes branchés. Boylife ne procure pas plus de piste de réflexion que les tout premiers essais de Depeche Mode ou Visage. Boylife est 100% digital et semble avoir été enregistré à base de sons intégrés d'origine aux claviers. Boylife n'est aucunement novateur. On a par moment l'impression d'entendre OMD, pas mal de trucs genre Yazoo ou Erasure, énormément Pet Shop Boy. Boylife contient des chansons que Kylie Minogue n'a pas encore chantées. Boylife en fait parfois trop, notamment dans l'existencialisme urbain, et le chanteur pas assez, ce dernier étant limité, voire carrément à côté à de multiples reprises. Boylife est un intitulé d'album mais aussi une chanson, qui s'avère être la plus mauvaise du disque, genre la Danse des canards remixé par DJ Hell, style. Et pourtant Boylife provoque une étonnante addiction. Comment dès lors expliquer ce fait?
 
 
Premièrement, les chansons. Au nombre de onze, elles ont le bon goût d'éviter le gâchis et l'ennui. Elles sont simples et surtout efficaces. Elles sont construites en fonction de la notion d'impact maximal, bien que leur écriture intègre une certaine propension à la surprise. C'est ainsi que, quoique linéaires, peignant une unique ambiance, ces morceaux évoluent et s'emballent. Enfin, selon le critère ultime de la pop, des mélodies évidentes, de véritables aimants qui absorbent toute résistance. Faciles, peut-être, encore fallait-il les trouver, et les présenter d'aussi belle manière... Même pas une prouesse, mais quel groupe aujourd'hui peut se targuer d'en réaliser?
 
 
L'autre avantage de Lo-Fi-Fnk est de s'avancer sans se cacher. Flattant les plus basiques instincts - danse, sexe, absence de réflexion - Boylife ne peut rivaliser en terme de noirceur avec un groupe de salvateurs penseurs tel Radiohead. C'est justement cette fascination du rose virginal et l'absence absolue de tout second degré qui sauve le disque. Les suédois y vont carrément, sans se chercher d'excuse, pas en clignant de l'œil comme, au hasard, cette pauvre Madonna 2008. Ces gaillards s'assument. Avec leurs machines réglées sur youpi, ils ne visent qu'à apporter un maximum de bonheur instantané aux gens. Le bonheur étant difficilement conciliable avec le death metal ou la tekno minimaliste, le ton est résolument club, à savoir excessivement dansant, d'où kick énorme et basse suramplifiée, l'ensemble surmonté d'entrelacements de claviers sur nappes synthétiques. C'est moderne, vintage, sans époque. 
En somme, ce disque vieux de deux va rester encore un bon moment splendidement nouveau. Vous devriez peut-etre le tester un moment avant de le rejeter en bloc.
http://www.myspace.com/lofifnksweden
Par Ndaref - Publié dans : Dans la cage
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