Fameuse radio!


Au fait, retrouve (Presque) Fameux sur
et le (presque) Myspace
Lundi 21 janvier 2013 1 21 /01 /Jan /2013 13:23

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Mnemotechnic est une formation a priori hautement urticante. Leur nom fait songer à un groupe free jazz vintage ou à une marque d'électroménager LIDL, leur pochette est plus prétentieuse que celle d'un candidat à la télé réalité et pour couronner le tout, ils viennent de Brest. Quant à leur son... D'emblée, on se dit qu'on va se frapper une resucée de The Rapture. Impossible de ne pas rapprocher le timbre du chanteur, mais également ses emportements exaltés, de ceux du baryton hululant au sein de la formation américaine. Une once de suspens est (heureusement) entretenu par une approche du son beaucoup plus lourde que celle façonnée avec les pincettes funko maniérées des newyorkais. La rythmique a beau s'en tenir à des atours dansants, la basse s'avère massive et la guitare tranchante. Versant dans le creuset post punk dépressif festif comme il est bon d'en produire actuellement, Mnemotechnic aurait donc tendance à se fondre dans le moule rétro clinquant cher aux jeunes gens gais tristes.

Ce qui sauve alors Awards, qui sur la fiche technique n'accumule que les points à la lisière de l'infâme (Brest, mince), est le talent mélodique se dégageant d'à peu près toutes ses pistes. Et là, on aura beau dire et beau embrouiller, rien n'y fait: on a ce don ou on ne l'a pas (Ndaref par exemple le possède). Awards captive l'oreille et la lâche rarement. C'est manifeste sur certains titres (Shallow Goals), mais beaucoup plus subtil sur d'autres, quand tout débute de façon convenue pour tourner au merveilleux par la simple grâce d'un changement gracieux (Blended colors). Même le passage romantique en diable, cette fameuse plage que tout le monde se sent obligé d'intégrer, n'est pas aussi mauvais que de coutume (Welcome). Et si le disque s'avère évidemment trop long (ah, pourquoi nos créateurs ne s'en tiennent-ils pas au format EP?), cette approche transcende ce mix entre disco robotique et moments de rage à guitare en une forme diablement efficace.

En conclusion, si Mnemotechnic n'a pas inventé la roue, il semble bien équipé pour aller loin. Ses titres en forme de torches risquent même de sacrément mettre le feu sur scène. Arrêtons les (excellents) jeux de mots et soyons cohérents: pour un premier album, voilà qui est remarquable (surtout pour des bretons).

Par Ndaref - Publié dans : Chroniques - Communauté : littérature et musique
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