Ecoute!

Découvre la bande son (presque) intemporelle de (Presque) Fameux!
Des Beatles à Napalm Death, de Nirvana à Dutronc, viva el best-of évolutif en lecture aléatoire live!

Texte Libre






Au fait, (Presque) Fameux décline son concept sur le (presque) Myspace

Aux racines de (Presque) Fameux

Lundi 10 août 2009

 

 

Pourquoi cette vidéo?

L'empreinte du metal a laissé sur nos épaules adolescentes sa trace imputrescible. Nous avons 14 ans depuis notre naissance et même si, à l'apogée de la carrière de Michel Platini, nous préférions Venom à Twisted Sister, cette madeleine aux longs cheveux blonds a le goût du délice.

 

Nostalgie, nostalgie?

Vous posez-vous pareille question à l'écoute des Beatles? Juste une sacrée bonne chanson. Un hymne.

 

Que sont-ils devenu?

Qualifiés de glamrockers, les TS ont connu une gloire immense aux USA, notamment avec ce titre, avant de subir un retour de manivelle aussi puissant. Déformé en 1988, le groupe se reforme après l'erreur des cerfs-volants du 11 septembre 2001. En 2009, TS est vivant!

Par Ndaref
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Mardi 28 juillet 2009

Pourquoi me frapper cette vidéo ?

Ne serait-ce que pour son cadre. L'écrin a pour nom Top of the pop, émission télévisée anglaise sans égal en France. Diffusée à partir de 1964, cette institution a mis au point un stupéfiant dosage entre hits béton et chansons underground, stars et espoirs, classiques et grand n'importe quoi, le tout live ou en playback. Voilà comment, un jour de 1981, les plus fameux des punks (presque) pas mort, The Exploited, vient se produire devant un parterre d'adolescents bien coiffés. L'intro, avec le présentateur chic, la miss à bannière et sa mère, vaut à elle seule tous les Tarantino.


Le fan de jazz, l'amateur de bluegrass, ton cousin qui kiffe la bossa peuvent-ils trouver leur contentement dans ce clip ?

Assurément ! S'ils aiment les gros guitaristes recrutés ensuite par Nirvana, les batteurs hilares et les bassistes punk à chiens, ou si du moins une seule de ces propositions leur convient, il y a fort à parier que ces tristes sires adulent dorénavant Les Exploités. Ajoutons que l'élément clé du quatuor, le chanteur Wattie et ses fameuses spikes, a plus fait pour le look officiel de tous les punks de rue du monde que les milliards de bières ingurgitées depuis l'accident de deltaplane de Ian Curtis. Cet élément, à n'en point douter, saura définitivement les fasciner.


Les Exploités depuis 1981 ?

D'après quelques connaissances de confiance, Wattie est le seul rescapé de la grande époque, ce qui n'a rien d'exceptionnel vu qu'il est l'âme du groupe. Les Exploités ont enregistré des tas de disques, trop, répétant sans fin les gammes du PPM ou se jetant avec les autres dans le punk métal, le métal core, le punk core ou le core core. D'après ces mêmes amis, Wattie, après avoir arboré des dreads, rouges, a replacé sa crête sur sa tête. A les entendre, le show des Exploited est un best-of aussi hallucinant qu'assourdissant. (Presque) Fameux tire sa révérence à cette formation, qui a influencé tout le monde, de Berurier Noir (Nous sommes les rebelles) à Herbert Léonard (Beat the bastard).

 
Par Ndaref
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Mardi 7 juillet 2009


L'ennui avec les groupes extrêmes est qu'ils sont cruellement dépourvus d'humour. Imaginez-vous par exemple Terry King, mythique guitariste de Slayer, arpentant la scène avec un t-shirt à l'effigie de Buster Keaton ? Effectuer un solo avec des palmes ? Se lancer dans une reprise de Freak out ? Pas la peine d'y songer. Comme tant d'autres, Slayer est figé dans ses codes, prisonniers de son monde.

Mais Terry King et les siens sont de l'ancienne école, celle qui a fait fortune en vendant par palettes des disques de noir vinyle. Et puis Slayer n'est pas le plus suffisant de tous les groupes metal, ni d'ailleurs le plus extrême. Comparé à Mortician, Slayer joue même de gentilles bluettes.


Ah, Mortician... Nous avons toujours ramené par devers nous les compilations où leur nom apparaissait. Ceci étant, lorsque que Skinhead OM nous a abandonné un de leur CD, leur judicieusement bien intitulé Hacked Up For Barbecue, le groupe a cessé de nous fasciner. La raison est simple. Ecouter deux titres de Mortician disséminés parmi d'autres est bonheur. S'envoyer une vingtaine de morceaux de leur cru d'affilée une torture. Précisons que nous touchons avec Mortician les limites d'un genre. Le groupe, duo appuyé par une boîte à rythme, n'a que deux morceaux : un lent, écrasant, laminant, effrayant de pachydermisme, et un rapide, où la dite boîte à rythme est bloquée à fond de fond. Le chanteur ne vocalise pas. Il rugit, brame et râle. L'inspiration est à chercher du côté des films d'horreur, dont des extraits sont allégrement samplés. Bref, dans le genre ultra deathgrind horrifique, Mortician est le must. D'ailleurs, un clip parle mieux que des milliers de signes (de croix) (que de temps perdu en vaines paroles ! Et où est la pub ? - el pendu).


 



 

Heureusement, le genre extrême n'abrite pas qu'une armée de gens voulant se faire passer pour aussi dur que queues de homard vendues chez Picard. Ce style héberge même de fameux trublions en la personne des Blood Duster. Certes, chez eux la violence est incontournable. Constituée en 1991, la formation a derrière elle douze ans d'expérience de pur boucan quand elle signe ce disque éponyme. Douze ans à produire du gros grind, du lourd hardcore et du pesant death, seigneur, cela doit vous déformer un cerveau plus puissamment que douze années de boxe (matériel en vente chez Décathlon). Pour autant, les australiens ont sorti en l'an de grâce 2003, année maudite, rien de moins qu'un standard. Et si Slayer a puissamment rénové le metal, BD a rapproché certains de ses courants avec une maestria depuis rarement égalée.


Pouvez-vous imaginer un grand écart entre le deathgrind et le rock blues ? Bien sûr que non, et voilà l'intérêt de lire pareil blogzine, publié gratuitement chez Overblog. Pourtant, tel est bien le talent de BD. Prenons les trois morceaux d'ouverture qui, comme chacun le sait, résume tout disque. La fiesta commence avec ForThoseAboutToFuck, détournement du minable For Those About To Rock, de qui vous savez. Si le morceau lui-même n'est que prélude, il envoie un puissant message à l'auditeur : l'Australie est la nouvelle Sodome et les BD ses turgescents messagers. Le premier vrai morceau est une onctueuse décharge de bestialité, une ode à la furie, un totem de haine. Ce grind estampillé ouvre ensuite au vrai génie du groupe : chanter des chansons comme pouvait l'écrire un AC/DC vintage avec une voix death. Ca n'a l'air de rien pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup. Retrouver un groove rock aussi impeccable pour l'appréhender avec un timbre de monstre des catacombes confine au grand art. Enfin, chez nous.


Bref, en trois titres, BD confirme son bon goût, assoie son talent du panachage et montre une honorable constance quant à l'inspiration. Le groupe signe des odes à l'amour tels CockJunkie ou DrinkFightFuck, des déclarations romantiques comme IWanaDoItWithDonna (le tube !) ou SixSixSixteen (l'autre tube !) et des peintures lucides ou sublimées de l'existence (TonyGoesToCourt, DahmerTheEmbalmer, She'sAJunkie...). L'album est conclue par un blues furieusement décalé, aussi surprenant et irrésistible que Great day for skating où les Satanic Surfers (hello Rodrigo !) s'imaginaient Rolling Stone. En bonus, que du bon, du tendre et du curieux. Ce sont en ces annexes que se trouve la fameuse reprise du disque, un Let's Fuck emprunté aux canaillous de The Dwarves, finalement un joli résumé des intentions, tant dans l'approche musicale que l'appellation.

 



 

Bref, vous savez désormais pourquoi le foutrement bien intitulé Blood Duster est un (fameux) disque culte chez vous savez (presque) qui.

 
Par Ndaref
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Vendredi 5 juin 2009
Pourquoi regarder cette vidéo ?
Parce que c'est un live. Parce qu'avec le recul, tout ça est devenu foutrement bizarre. Parce qu'il n'y a pas Angus Young. Parce que les gens fument dans la salle. Parce qu'on y entend pas la moindre accroche r'n'r. Parce qu'il n'y a pas Madonna. Parce que le public est infoutu de danser. Parce Neophyte a aidé à ouvrir la brèche dans le genre. Parce qu'il n'y a pas Johnny Rotten. Parce que le MC, le gaillard qui tient le micro, ne sert à rien. Parce que les places ne sont plus en vente. Parce qu'il n'y a pas Mick Jagger. Parce que tout ça vient de Hollande, le pays du punk digital. Parce que tout cela a existé et que tout cela est mort et que tout cela a ouvert un espace incroyable, qui s'est refermé après avoir généré une foutue liberté.



Pourquoi regarder ces 30 secondes de bonus ?
Simple hommage à Pavarotti, homme ayant multiplié les collaborations périlleuses (celle avec Sepultura - authentique - n'est pas piquée des hannetons).



Par Ndaref
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Vendredi 22 mai 2009



Pourquoi regarder cette vidéo?

Parce qu'elle se place tout à fait dans notre rubrique 'Grand Vomito', soit les clips hachés alternant plans lents et images saccadées. Chez (Presque) Fameux, on est carrément fans, fans des clips 'Grand Vomito' mais plus encore de clips 'Grand Vomito' aux musiques fameuses. Tel est le cas ici.

 

Pourquoi on aime ?

Il paraît stupide de le préciser, tant la chanson est grandiose, mais Ndaref va te confier une anecdote, lecteur. Pendant longtemps, le gaillard a écouté cette chanson sur une K7, enregistrée sur la bande FM. Il l'adorait et la rembobinait dès qu'elle se finissait. Pas moyen de savoir qui l'interprétait. Pas moyen jusqu'au jour où, zonant chez Producteur Carotte, celui-ci la passe. Surprise. 'Bein quoi, tu connais pas Superchunk ?'

 

Que sont-ils devenus ?

Des légendes de l'underground, du moins jusqu'à l'underground lui- même les oublie. Ont signé une série de disques proprement fameux avant de grossir, perdre leurs cheveux et pondre des gosses. D'après Ndaref, ce combo, dans un acte franchement rebelle, a soutenu Obama durant sa campagne. Sans doute a-t-il été un élément déterminant dans son élection.

Par Ndaref
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Vendredi 15 mai 2009

 




Pourquoi regarder cette vidéo?

Pour la parfaite corrélation son - images. Le groupe prometteur fracasse la porte des charts avec son hymne défroqué. La vidéo est à la hauteur du niveau de popularité de la formation au moment de sa captation, à savoir une ode au Fais-le toi-même. De fait, Weezer s'autorise le grand n'importe quoi, entre déclaration d'amour aux années garage, ambitions mainstream et délires estampillés rock (poses, dégaines, cleps...)


Pourquoi on aime ?

Le bâtiment de (Presque) Fameux est élevé sur un rond-point situé entre les zones urbaines hardcore et les tendres rivages pop. Weezer, tout nigaud qu'il paraisse, est le genre de groupe qui, à l'instar des Ramones (hi tonton !), comble nos penchants pour les mélodies puissantes et mémorables. Undone nous a emballé dès sa prime écoute. On ne s'est jamais complètement remis du disque bleu ni de Pinkerton. Pis le dernier hit, Pork and beans, est dans notre top 100.


Que sont-ils devenus ?

Des foutus rock stars. Le guitariste - chanteur - principal compositeur, Rivers Cuomo, est le genre de gonze qui peut porter une sale moustache et s'habiller en plouc (ce dont il ne se prive pas), il a intégré le panthéon pop. Les autres, désolé les mecs, ne sont que des membres de son groupe. 

 

Par Ndaref
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Vendredi 8 mai 2009



Pourquoi regarder cette video?

Pour observer la création d'un mythe. Les Ramones ont puissamment régénéré le rock. Cependant, comme toutes icones, ces gens ont connu d'hésitants débuts. Les voici. Le quatuor est saisi ici dans une de toutes ses premières performances, livrée au mythique CBGB, en 1974. Tout cela achoppe sur un cafouillement général, mais la prestation sonne bien plus magnifiquement qu'à l'apogée de la formation, quand ils la dégaineront froidement, machinalement.

 

Pourquoi on aime ?

A peine sortis de l'adolescence, les membres paraissent prendre un immense plaisir sur scène, en dehors du führer Johnny à la guitare. Les gros plans sur le batteur, Tommy, rapport au placement de la caméra, mettent à l'honneur un musicien éclipsé ensuite par le charisme de Dee Dee et cette saucisse chantante de Joey. On adore aussi les images noir et blanc. Fans transis, on se délecte de la pseudo dispute du milieu, où le band vote pour le choix de la chanson à jouer. On aime voir Joey se contorsionner comme le chanteur des New York Dolls, aussi.

 

Que sont-ils devenus ?

D'aucuns prétendent que ces gens-là, hormis Tommy, sont morts. A (Presque) Fameux, on a du mal à entendre que nos légendes puissent périr. D'ailleurs, comment peuvent-ils l'être puisqu'ils sont vivants, ici sous vos yeux ?

Par Ndaref
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