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Fameuse radio!


Au fait, retrouve (Presque) Fameux sur
et le (presque) Myspace

Qui es-tu, (Presque)?

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coooolagos

 


23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 22:56

 

Hell' peuple du r'n'r, you missed the NEEDS + The GORGONS, cultissimes et légendaires, At the La Pause Concert in Aix ; et c'est pas bien.

Car c'était une première en ce lieu d'habitude dédié à la restauration du Pôle d'activités aixois. Une soirée garage punk 60's avec face sombre, The Needs, et pile fun, The Gorgons, comme un split record aux 2 sides of de Moon.

Tout commence avec la new version du combo Needs : on scene : front d'mer, Butch CassiVince and The SunDey Kid ; base arrière, Toni Gunn and the groovy bass lad ! Et c'est parti pour 50 minutes de psyché rock'n'roll matiné d'énergie hard mods, et toujours ce glam dans l'attitude scénique. Des Needs à l'os, déshabillés de toute afféterie rockoco. NeedsNeedsNeeds, Miss Your Eyes, Old, Sick And Tired, maintenant quasi standards de nos aixois dandies, mais aussi des inédits tel que The Most Elegant Hanged Men, extrait du 6e album à paraître chez Nova Express, le delicatessen du Kaiser from Chalon.

Un break bier puis les Gorgons : Du Primitif rock'n'roll from Chatillon. Avec un chanteur à tête de Georges Bataille sous amphétamines. Du surf, du Cramps, Milkshakes and Mummies, et tout l'attirail des petits blancs chenus encore sous l'effet du manque, de la frustration adolescente et de la testostérone, toujours en proie à la british invasion revisitée par le punk des années 80's !!!

Midnight jamboree et danse de Saint Guy. Si y'en re n'a, on en reveut.

GIANI 'NEEDS' GIANI

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 16:34

 

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C'est le 3 ème opus du rapper du Bronx Oddateee, et très sincèrement espérons le, ce n'est pas le dernier. «Tiens, tu peux m'chroniquer ce disque, steu-plait ?»me demande mon rédac-chef mais néanmoins ami. No problemo, pas d'pet, j'ai mis le disque dans la platine... il y est encore et tourne au minimum une fois par jour. Non, definitely, le rap n'est pas mort.


1973. Titre de l’œuvre, mais aussi du 1er titre, lourd, pesant, on s'demande ce qu'il peut raconter, ce qu'il s'est passé en 73, bref... le truc est là, on écoute, le flow puissant et fluide du Mc nous capte direct l'attention. Les comparaisons me paraissent hasardeuses, mais on est surpris de penser à Guru ou Cypress Hill sur certains morceaux, le hip hop qu'on écoutait plus jeune, la old school, quoi! Les mélanges des genres tissent des instrus somme toute classiques mais efficaces, l'electro (l’étonnant «Be careful now»), le rock (le fabuleux bien-nommé «rock & rap» featuring Dj JS1), le dubstep sur «Questions»... font bon ménage. Mais le hip hop, le vrai, celui qui prend les tripes, est bien là! J'ai particulièrement collé à "Satalite Strikes". L'oreille est immédiatement attachée au beat. Le son un peu lointain, l'introduction vocale comme un signal d'alarme, un «ça-va-être-une-tuerie!», le sample ultra-répétitif ne te laissent pas le choix, tu vas hocher la teuté!

La production est soignée, assurée par Bill Brooks et Oktopus tout d'abord, ces fidèles acolytes, auteurs de 2 titres chacun, mais aussi par des nouvelles rencontres comme le français Carbon Copies, le suisse Bit Tanner et le new-yorkais Dj JS1. Les featurings ne sont pas en reste, moi je les connais pas mais je vais faire mon taf de journaliste (sinon adieu les tickets resto, mon rédac-chef est implacable!):Mc Skalla, Aaron Turner. On connaît le label Jarring Effect depuis de nombreuses années maintenant et toujours satisfait des productions, le catalogue complet est quand même bien fourni (va faire un tour sur le site voir de toi-même de quoi il retourne...)! On s'attendait donc à quelque chose de sérieux, c'est fait. Et même si on sera moins fan de morceaux cheulou comme «You straigth Caron», l'ensemble est bon, absolutely hip hop, se terminant en apothéose sur le «Gadgets no Gimmicks» que je vous laisse en lien ci-dessous comme un cadeau de Noël avant l'heure.

King Zoïs, le mec qui écoute aussi du hip hop, pour (Presque) Fameux, un blog qui parle aussi de musique.

Le lien officiel parce qu'on supporte les labels indés: http://www.jarringeffects.net/fr/catalogue/fx113_1973

 

Le clip parce que je vous l'avais promis: http://www.youtube.com/watch?v=SEkFs0OLsjg

 

King Zoïs!

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:15

 

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Le Spot est un "lieu d'événementiel culturel alternatif". Cette définition un rien pompeuse camoufle en réalité une zone créative d'intérêt majeur. Elevée au centre de Nîmes, cette bâtisse se subdivise en une dizaine de salles abritant autant d'expositions. Sorte de squat coloré et foutraque, l'endroit impressionne par la facture des œuvres, l'ambiance unique se dégageant de chaque pièce et la cohérence de l'ensemble. Bonne humeur de l'équipe et prix ultra tenus achèvent de parfaire notre bonheur.

 

Les groupes, nombre de deux, présentent quelques similitudes: même nombre de membres (3), même instrumentation (batterie, basse, guitare), même joie d'être là. Divergences cependant au niveau musical. Malaïse, qui vient de Nancy, joue un rock après-punk épaissi de grosses basses et de percussions martiales s'unissant autour de la voix à la fois forte et claire de la chanteuse. Puissant comme un Siouxsie and the Banshees relevé de rythmiques à la Hammerhead, le groupe alterne morceaux lents et rapides avec une efficacité façonnée d'émotion et de dextérité. Poutre oppose à ce groove ténébreux un déluge (dis)harmonique aux consonances noise et thrash, l'ensemble revu à l'aune de la pop. Le scepticisme serait une réaction adéquate à pareil agrégat d'influences si l'évidence du groupe en action emportait tout doute sur son passage. Entre hyper violence et supra mélancolie, Poutre libère son spleen (metal) dans une agression cathartique rudement revigorante. Les voir sur scène est une sorte d'antidote à la morosité. Les entendre sur disque (Voglio di piu – second album) un vaccin contre l'apathie ou cette affliction dénommée "C'étaitmieuxavant".

 

Le public, 130 entrées payantes a-t-on appris, a été conquis. Après avoir apprécié Malaïse, qui a superbement ouvert la soirée, il a poussé Poutre en véritable douzième homme. Le sprint final (Actions Stations) a été de fait chaudement acclamé. Ce 20 septembre, tout était beau, en vérité.

http://mal-aise.bandcamp.com/track/city-lights

http://poutre.bandcamp.com/album/voglio-di-piu

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 13:50

We-Are-Enfant-Terrible.jpg

 

Il y a peu, je recherchais un vélo. Après de formidables consultations en ligne et l'approfondissement de concepts dont les terribles résonnances (Mavic, Campagnolo, Sram, Italia, Look...) tambourinent encore derrière les fines membranes de mon tempes, j'ai dégotté le modèle idéal. Aujourd'hui, je m'empresse de le revendre. Pas que je me sois trompé sur l'objet. Il correspond au contraire tout à fait à mes exigences. Disons que c'est la pratique de la bicyclette qui n'est pas raccord avec mes espérances. Le vélo m'a déçu. Comment ai-je pu espérer perdre mes 5 kg de trop alors que les 5 mn passées sur cette selle (mal) rembourrée m'ont hâtivement convaincues de ne plus récidiver? Pis, j'ai tellement cherché le réconfort auprès de ces gras gâteaux que, maudit soit-il, j'ai forci. Vilain vélo!

Bref, je suis en train de rédiger l'annonce lorsqu'un stagiaire, sans demander aucune permission, s'assied face à moi.

- Que me vaut l'honneur de votre visite, jeune imprudent?

Le garçon, 18 ans au bas mot, fait environ 15 cm de plus et 55 kg de moins que moi. Une raison supplémentaire pour le détester.

- Le rédacteur en chef a pas reçu la chronique de We are enfant terrible, répond-il en baillant.

- Logique. Gamin, as-tu écouté ce disque?

Il souffle, visiblement agacé.

- Oui.

- Et qu'en penses-tu?

Il se gratte le cuir chevelu, généreusement couvert de longs cheveux bruns.

- Pas mal. Déjà vu, déjà entendu, mais bien vu et très dans l'air du temps. Casse pas trois pattes à un canard, mais c'est pas ce qu'on attend d'eux. Le truc le fait, point barre.

C'est à mon tour de souffler.

- J'ai entendu pléiade d'idioties au cours de ma longue carrière, mais j'avoue être là en présence d'une colossale énormité. Si vous n'étiez si plein de cette morgue préfabriquée, jeune ahuri, vous constateriez que ce groupe est aussi déterminant qu'a pu l'être Joy Division en son temps. Nous ne sommes ici pas en présence d'une formation de plus, se contentant de remâcher le son de ses aînés, mais un trio d'artistes clairvoyants qui grâce à leur musique nous font effectuer le sonique saut quantique. A ce stade d'innovations, monsieur, on s'incline. La génuflexion est la seule réaction sensée, toute autre n'est que posture grossière. J'ai, mince crétin, les genoux usés à force d'audition. Mais l'arthrose qui me guette n'est que la juste récompense de ce cadeau majestueux, survenu du divin. Alors, à vous entendre évoquer casser des pattes à un canard, je vous enjoins d'appliquer le verbe en disparaissant honteusement sur le champ tout en méditant sur le pauvre intellect que vous partagez avec le volatile, et encore lui fais-je offense. Vous me rédigerez par la suite, et prestement évidemment, une chronique appropriée sur ce disque, davantage nuancée que mes propos enfiévrés, s'il vous plaît, le bon peuple n'aimant pas être durement gouverné par ma caste d'éclairés.

Le stagiaire me contemple, ahuri.

- De quoi?

- J'ai dit. Et, à propos, sombre idiot, ne souhaitez-vous pas préparer votre papier en vous exerçant sur un superbe vélo?

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:28

 

 

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Les Dirty, nous, on les a connus a Montpel, pendant nos années fac (j’étais pas du tout inscrit a la fac mais j'y étais physiquement un après-midi sur deux minimum). Ça nous rajeunit pas, mais contrairement à No Guts No Glory (si tu connais pas, chenapan, c'est que tu n'as pas lu mon dernier (presque) article, tu seras à jamais maudit!), pas de skateboard à l'horizon, la 8,6 a remplacé l'Ice Tea et les cheveux longs ne sont plus de rigueur... Ça joue vite, fort, mais le truc en plus, c'est que ça joue bien. Il s'agit une fois de plus de la réunion de membres d'anciens groupes de punk et de street-punk comme 4 Degrés 7, Légitime Défonce, et... Babylon Circus, un événement musical à cette grande époque du Ska-Punk français, qui alliait le très bon comme le moindre (Marcel et son Orchestre était a son apogée... buuuurp, excusez-moi, un rejet...). Je vous passerai la discographie. Toi aussi, tu as internet, tu te demmerdes très bien pour trouver certains sites, tu vois de quoi je parle, petit boutonneux.

Donc on se retrouve début mars 2012 et l’œuf a été pondu : Too Old For This Shit sort dans les bacs pour le plus grand bonheur de nos esgourdes. D'abord, une pochette qui tue, c'est important. Dans le punk, on fait simple, super dépouillé, on s'emmerde pas trop avec les détails. D'accord. Mais l'anti-sophistiqué et la merde peuvent être deux choses différentes et un bon visuel a toujours été important pour moi, les DF l'ont très bien compris. Donc Too Old... forcement, de vieux séniles en fauteuils ou déambulateurs qui font encore du punk, ça fait rêver. Ensuite, très peu de morceaux et des pas longs! Une stratégie indémodable dans le punk! On commence très fort par le titre éponyme, long de 1 minute et 1 seconde, rapide, breaké comme il faut avec solo batterie et solo basse, des cœurs impeccables, un refrain chantant, un rythme grosse caisse-caisse claire tonitruant qui enchaînent parfaitement sur le deuxième titre, que j'aime moins cependant. Qu'à cela ne tienne, Still in the Van, le troisième, repart à fond(zy). Ils racontent qu'ils sont encore sur la route et qu'ils sont trop vieux pour ces conneries. C'est récurant, mais du coup c'est crédible à mort. Et là, après une intro ramonesque, perlée d'une trompette rappelant très fortement les Babylon Circus, le Fight Back nous plonge dans une ambiance Rock n' Roll à l'ancienne. Le chanteur s'égosille, le batteur se casse le poignet sur sa ride, la partie classique basse-batterie sonne comme une évidence, c'est du déjà-vu mais ça claque! Le sample de la fin est tout bonnement divin. On s'éloigne du punk bourrin... pour deux minutes seulement (il est bien long ce morceau?!). Overage et Shut Up se succèdent, me rappelant les meilleurs morceaux de Offspring avec, cependant un truc en plus, la hargne peut-êtr ? Deux morceaux courts, efficaces, très bien chantés et entraînants. Cet opus se termine sur le fameux Johnny is a Bad Boy, hymne s'il en est! Ce morceau a été créé pour moi, regroupe tout ce que j'aime, un hymne je vous dis. Une intro guitare-voix digne des vieux classiques, des Oi Oi Oi ponctuant des riffs tonitruants, des chants de stade similaires a ceux de WestHam United avec claquements de mains, on s'y croirait presque. J'ai aimé, je l'ai écouté dix fois d'affilé, je te le conseille, sauras-tu apprécier cette douce musique qui suinte aux oreilles comme le son d'une ruche dans le miel de tes tympans?

King Skinny-Skin Zoïs, en léger différé, j'ai plus 20 ans pour (presque) Fameux Oi Oi Oi!

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 13:32

Quand mon (presque) généreux rédac-chef me donne de quoi régaler mes organes stéréophoniques porteur de lunettes, je m'empresse d'accoucher d'un papier, histoire d'en faire profiter le plus large auditoire possible, dont Toi, (presque) lecteur, tu fais partie.

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No Guts No Glory est un groupe français, originaire de Valence, jouant un hardcore mélodique puissant et sobre, simple mais travaillé. Réuni en 2005, les membres respectifs des groupes Insight et Stillrise sortent en 2006 un premier Ep de 8 titres Hardcore College, puis un véritable album qui sonne comme une bombe fin 2010 Hidden In The Light, coproduit par pas moins de 5 labels! Mais, on n’arrête pas le progrès, nous voilà déjà en 2013, c'est fou ce que le temps passe vite, et nos 5 bougres nous délivrent ce tonitruant Yes We Have Partying Skills, nous prouvant que leurs aptitudes ne s’arrêtent pas à faire la teuf, ils connaissent la musique et ne nous jouent pas du pipo... Dés la 1ere écoute, le tympan vibre. Les 4 premiers titres sont speed, bruts de décoffrage, puissants, et me laissent pantois. Où est-ce que j'ai foutu mon skateboard, bordel, je l'avais rangé là, je m'en rappelle, c’était il y a 17 ans! Impossible d’écouter ça assis. On aime particulièrement le très court When Bedbugs Bite (le 1er, s'agit-il d'une erreur sur le site ou d'une blague de potaches, 2 morceaux s’enorgueillissent du même titre), le très punk About Beauty, le sauvage Brutal Lesbienne, le romantique Chat Noir... Et on découvre de nouvelles facettes plus rock n' roll, avec When Sun Shines Bright. Le coté hardcore du King of Spades devrait mettre tout le monde d'accord. C'est du punk-skate-hardcore-mélodique, il ne faut donc pas s'attendre à découvrir de nouveaux accords majeurs, mais les enchaînements sont efficaces et bien trouvés, les cœurs impeccables, le batteur régale de breaks et intro en tout genre. Le disque est bien enregistré et proprement réalisé (bon, l'ingé-son ne mérite pas non plus une médaille), même si tout n'est pas bon (on regrette des morceaux comme Riot Girls ou No brain No headache), mais l'ensemble est cohérent et s’écoute très agréablement d'une seule traite. Oui, ils ont des aptitudes à la fête et nous délivrent ici leur secret: écoute-le très fort avec tes amis, ouvre une boite de soda gazéifié, invite des filles en bikini autour d'une piscine et danse comme un con... Tu pourras même chanter sur le dernier morceau: Great Capital, Judeo-Christian patriarchy, love letters and tea! Je crois qu'il a été fait pour ça. Comme on dit chez moi, c'est du lourd! Bonne écoute...

King Skinny-Skin Zoïs, en direct du canapé, a vous les (Presque) studios

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 13:14

 

DIDOUDAM cover art

 

Jusqu'à ce qu'il arrive, tout allait bien. J'étais dans mon coin d'open space, scrutant discrètement les ventes de vélos en ligne. J'en cherchais un assez résistant pour supporter mes 108 kg de masse critique mais également assez léger pour me mener en haut des sommets. J'étais sidéré par les tarifs mais plus encore par l'orthographe bancale des vendeurs. Comment ces types osaient céder ces perfections carbone avec une écriture aussi lamentable? Que faisaient ces acquisitions hors de prix entre leurs sales pattes? Pourquoi le stagiaire me regarde-t-il avec cet air hagard?

- Oui?

Le garçon, répondant au nom de Jean Pologne, m'a été présenté lors de son introduction au bagne (Presque) Fameux. Je ne lui ai jamais parlé et ne sait même pas qui l'exploite.

- Le rédacteur en chef voudrait savoir si vous avez envoyé la chronique de Sons of Buddha...

Mon rédacteur en chef, que tous ici, moi surtout, surnomme el pendu, m'a transmis un fichier au cours du mois d'août. Je l'ai ouvert à mon retour, avant-hier. Je m'étais juré d'écrire rapidement le papier, mais depuis deux jours je scrute insatiablement le net. Je souhaite hâtivement perdre les 3-4 kilos que j'ai en trop et, Tour de France aidant, ai opté pour le vélo.

- Il l'a pas reçu?

- Il l'attend. Il lui faut maintenant.

J'abandonne définitivement ma quête de deux-roues et me consacre à l'ectoplasme. Je clique au passage sur http://sonsofbuddha.bandcamp.com/ et, me relâchant sur mon fauteuil, croise mes jambes sur le bureau.

- Bon, si ce tocard a la boîte vide, prend un papier et note, gamin.

Le stagiaire me regarde, éberlué. Avisant que je ne plaisante pas, le factotum se plie à mes ordres. Je commence.

- On avait laissé les Sons of Buddha sur un split sidérant, on les retrouve avec un troisième album entêtant. Comment font-ils pour signer de si belles chansons, nul ne le sait. Toujours est-il que le terme punk rock est bien trop limitatif pour décrire la musique du trio. Si l'envie nous prenait de qualifier précisément leur son, nous pourrions recruter quelques fieffés exégètes avec lesquels nous parlementerions et polémiquerons des journées durant. Le temps nous manquant, à peine allons-nous souligner que ces gens ont ouvert la boîte à pandore mélodique et ont tout raflé. Le split avec The Apers nous ayant préparé à l'audition de bijoux rimés, l'album dévoile de fait quelques joyaux étincelants et précieusement travaillés, All my friends are losing their hair en témoigne. S'il est difficile, ardu, impossible, de s'extirper pareil hit de la tête (quel riff, quelle ligne!), SOB a su se faire plus léger en introduisant davantage de spontanéité dans son disque. De là des titres moins marquants émotionnellement mais plus balancés. Efficaces, même si ne ce sont pas ceux-là que l'on retiendra en priorité. Peu de choses à jeter tout de même au final, tant la quête de l'harmonie ultime guide les pas de nos trois hérauts. On n'en écartera au final aucun, même si l'ouverture surprend plus qu'elle (d)étonne. Quant à la pochette, dommage pour leurs finances qu'elle ne soit sponsorisée par Durex.

Satisfait après ce premier jet délicieusement troussé, je lance un coup d'œil pas peu fier au stagiaire.

- Toujours terminer sur une note d'humour, fils! Bon, pas mal, hein?

Il observe la feuille, stylo en bouche.

- Y avait quoi après entêtant?

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 13:48

 

 

- Hum, tu peux venir, s'il te plait?

Quand votre boss vous demande par téléphone alors que son bureau, privatif, est exactement situé à moins de 10 m de l'open space où œuvre le prolétariat rédacteur, c'est pas bon signe. Le ton de la voix n'est d'ailleurs pas non plus un signal réconfortant. Ma gueule de bois constitue un autre motif d'angoisse. Non, mon pote, aucune envie de venir. Brosse-toi. Moi, j'ai juste besoin de vomir, dormir, mourir. Je suis dans son bureau 20 secondes plus tard.

- Ecoute ça.

Aucune proposition de chaise pour ce faire. Je demeure debout pendant qu'il clique. Une musique électronique surgit de ses magnifiques enceintes design. Pas mal, ultra robotique, très dansante. Avec beaucoup de basse, ou un réglage approprié de ses haut-parleurs, ça pourrait le faire. Mais ce mec, rédacteur en chef et supérieur, n'aime pas la musique. C'est pour lui une profession. C'est de mon côté une passion. Ainsi, j'ai entendu un son à peu près similaire toute la nuit. Pour m'y rendre, j'ai séché un live de Sofy Major. Je me suis retrouvé dans ce club où je ne vais d'habitude jamais, enfin plus, ou alors quand c'est gratuit, c'est à dire jamais, plus. Sauf hier. Un DJ a propulsé 3 heures durant un set oscillant entre tirs tendus et frappes brossées. J'aurais dû être en train d'écouter Sofy Major présenter leur second album, mais je sautais comme un raver trop âgé sur des sons distordus et carrés.

- Pas mal, hein?

el pendu, mon chef, se doute-t-il de quelque chose? Quelqu'un a-t-il vendu la mèche? A-t-il vu ma bobine extasiée sur un de ces foutus réseaux sociaux? Je dois m'en tenir à ma version des faits. J'étais à Sofy Major. Je suis fatigué car le set du trio était foutrement agressif. J'ai bu pas mal de bières avec eux après. Sont sympas, ces métalleux. Je ne connais pas grand chose en électro, voilà ma ligne de conduite. Je ne vais pas lui dire que j'aime ce qui sort de ses enceintes sans basse, Needs y a-t-il écrit sur le lien, et que j'aurais adoré dansé sur cette musique tendue, pointue et foutrement excitante la nuit durant.

- Alors t'en penses quoi?

- Mais merde, qui t'as dit que j'étais à cette foutue soirée électro?

 

Tu écoutes là! (si tu veux)

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 14:13

 

J'ai vu F/LOR. Enfin, pas dans la vraie vie. Je suis tombé sur un cliché. J'ai vu à quoi il ressemblait. Un type pas très jeune, pas très mince, au look pas très branché, et avec une main peinte en violet. J'ai immédiatement compris que la musique contenue dans  Blackflakes correspondait trait pour trait à son créateur. Difficile de faire plus raccord. Difficile également de la résumer, tant elle part en tous sens. Ce qui est certain, c'est qu'elle est composée à partir de machines, bien que quelques instruments plus classiques s'y ménagent une place. Pour le reste, elle évolue au grès des lubies de son instigateur. Un coup sautillante et lumineuse, un autre réfléchie et ténébreuse. Cette suite de compositions très hétéroclites trouve son fil conducteur dans l'épaisseur des basses, massives dans leur attaque, pesante dans leur constance, bien lourdes, bien grasses.

Evidemment, un disque aussi inclassable n'a pas de cibles prédéfinies. Gageons simplement que ce premier album, fruit des séances solitaires de cet ancien Prohibition et NLF3, touchera directement le cœur d'une poignée d'aficionados. Ces chanceux s'approprieront ces sonorités et les feront tourner en boucles des saisons durant. Mais le reste du monde risque d'ignorer cet opus loin des codes en vigueur et à mille lieux du dancefloor. Tant mieux?

 

Tu veux écouter? C'est

 

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 18:15

 

C'était le temps où (Presque) Fameux me demandait de chroniquer pour son (Presque) Fameux de blog. Chroniquer, oui mais... quoi? Je me suis posé la question, bien sûr, une question mise en abîme à la manière de la pochette d'Ummagumma... sans trouver de réponse. A quart inculte, cargo culte, j'écumais donc les apéros, bouclages obligatoires des connaisseurs et autres férus de cultures transversales et d'alcool bon marché. J'aime le rock bien sûr, les polars et la bière et mon foie me le rappelle. J'aime le partage passionné des ressentis même si je ne l'ingère qu'en pointillés et, c'est dans ces espaces vides où les choses m'échappent que la poésie prend sa place. Entre deux pointillés.

 

J'aime la poésie... ou en tout cas, l'étonnement à sa source... Peut être avais je trouvé une réponse à la demande de (Presque) Fameux? Il me fallait chroniquer un truc noir et poétique, rock et décalé et si possible émergeant, donc peu connu. Re-questionnement, re-cherche, re-mise en abîme Ummagummesque, re-Doliprane. Non, ce job que j'admire tant n'était pas pour moi, tant pis, laissons les pros écrire dans la marge des livres d'histoires. Je continuai tout de même à participer aux bouclages, en la bouclant.

 

Désormais, Mr (Presque) Fameux (Ndaref) travaille avec des pigistes de la haute. Réclamant leur lettres de noblesse comme le jeune coucou sa pitance, il n'y a donc plus vraiment de place pour ma chronique et c'est mieux ainsi, laissons les poissons aux poissonniers, les traits d'esprits aux écrivains, les nains aux mines de charbon, et les merveilles au pays d'Alice. Mais voilà, une dépêche tombe sur ma boite mail, se ramifie sur mon facebook et me laisse sans voix: M.C PLATINI est mort cette nuit dans un laboratoire chevalin du nord d'Amiens, étouffé par une jument récalcitrante qu'il tentait d’inséminer artificiellement. Je pouffe. Qu'est ce que c'est que ce pastis? Il y a un lien, je clique.

 

Il y a des jours à marquer d'une pierre blanche. Hélas, j'ai fini mon dernier bout de craie en brossant le tableau sombre de quelque héroïne nocturne et, je n'ai pas d'agenda, seulement un clavier azerty qui n'en vaut pas deux... mais je tiens ma chronique. Une chronique post mortem pour un sombre inconnu, ça me va, je ne risque pas grand chose à brosser le portrait d'un MC mort né. 
Au rap et son pendant slam, au rock et son ombre indus, il existe des ovnis qui passent inaperçus sur la carte désastre et je n'allais pas laisser passer ça. M.C Platini en est. Singulièrement frappé de la boîte, poète du souffle continu, M.C Platini peut avoir sa place au Panthéon des écorchés. Beats ultra loud, prose moyenne, certes, mais incarnée, il se creuse d'autorité une alcôve sur le bas relief des slameurs français actuels. Sans concession, médaillé du premier jet (or ou bronze? on s'en fout), l'histoire que ses proches me rapportent de lui est celle d'un homme submergé par son désir nombriliste d'expression, à en percer les secrets de la folie meurtrière. Il nivelle, si je puis dire, par le bas le monde des slameurs mais aussi culmine sans retour à repousser les frontières d'une discipline encore floue. Respect! Rest in peace Mr M.C PLATINI, tu peux être fier d'avoir porté le costume à ta taille.
https://soundcloud.com/m-c-platini/sitcom

 

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Published by Eddy Loeuvrier - dans Chroniques
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