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Fameuse radio!


Au fait, retrouve (Presque) Fameux sur
et le (presque) Myspace

Qui es-tu, (Presque)?

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coooolagos

 


1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:49
http://1.bp.blogspot.com/_7FX3wEAeNKo/SwSX1l5cLzI/AAAAAAAAFV4/ZxaBHZoZbvo/s1600/willowz+cover.jpg

Quelqu’un ici croit-il au hasard ? Toujours est-il qu’au moment précis où el pendu, rédacteur en chef portant bien son nom, a réalisé que le journal n’avait réalisé aucune chronique d’un album des Willowz qu’un nouveau nous est parvenu. Nous avions au moment de sa réception recommencé à écouter la production du quatuor américain. Une étude à double tranchant.



Ainsi, les jeunes chiens fous du rock, tant appréciés de Gondry, ont calmé leur ardeur. Sans s’être fait vacciner contre la rage, ils se sont fait limer les crocs. Pas pour provoquer moins de blessures, mais simplement pour ne plus déchirer d’entrée l’auditeur, lui faire savourer leur prise, déguster leur morsure. De fait, les guitares sont moins tranchantes qu’autrefois et la fougue davantage maîtrisée. Et, alors que le quatuor enquillait auparavant les perles garage avec l’insouciance de l'adolescence  il tend désormais vers la zen attitude et le rock mayonnaise de Dinosaur Jr. Nous entrons toujours par le garage, mais ce dernier a sérieusement été réaménagé. Où sont passés les posters de The White Stripes et autres setlists dédicacées d’AC/DC ? Il a été nettoyé, repeint, le congélateur a été rebranché et désormais il est plein. A peine le temps de considérer ce nouvel aménagement, nous voilà prié de rejoindre le salon, de prendre place sur le canapé marron. Jay Mascis, couineur en chef et maître soli des sauriens du metal, ne tarde pas à nous appeler depuis la cuisine. Un bon plat bien chaud, les amis ?

Rock adulte dans un univers rock croupissant, Willowz rue encore. Confère ainsi ses deux œuvres magnifiques au possible que sont
Destruction et Everyone, qui procurent des sentiments si forts qu’il est impossible de ne pas presser la touche Répète. Le reste est bon (Break your back, Repetition...) ou moins, hélas. Bref, Willowz est mature. C’est inéluctable. Espérons simplement que, contrariant le fil du temps, il ne le devienne pas davantage.

apprends à réaliser un disque en compagnie de tes amis!
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 13:07
Istres 23.01
 

C’est toujours quand on ne s’attend à rien qu’on tombe sur l’exceptionnel. Prenons le cas Mass Hysteria. Entre Nikla Carotte, qui déclarait à l’envi combien les textes et l’attitude messianique du chanteur n’arrivaient pas à la hauteur de la musique, et le regard désabusé de Georges Poutre à l’évocation de leur nom, le reporter ne s’attendait, au fond, à pas grand chose en se rendant à l’Usine, salle immense de la ville d’Istres.

 

La première partie avait tendance à confirmer ce fait. Croisant le son gras de Motorhead, l’attitude pop de Turbo Negro et l’approche sauvage d’un Zeke, Headcharger, au pedigree donc enthousiasmant, n’en subissait pas moins le traditionnel accueil réservé aux premières parties : poli. Cela motiva au début le quintet à se surpasser – chanteur harangueur droit sur les retours, guitares sur la tête à la fin de chaque morceau, musicien aux bras tendus lors des passages intenses des chansons – avant qu’il ne comprenne que cela ne s’améliorerait jamais. Le vocaliste déclara alors à l’assemblée qu’elle détenait la palme du public le plus ridicule, puis tout s’acheva, ni bon ni mauvais. Une mise en bouche, comme on dit.

 

Ceint du grand DevilStick et ses amis, nous avons devisé quelques temps du traditionnel accueil froid que réserve au public sudiste aux musiques autres que dansantes ou festives. Les musiciens de Mass Hysteria, mine de rien, cultivaient peu ou prou le même. Le chanteur avoua ce fait entre deux chansons, sidéré de la réponse de l’auditoire. Celui-ci s’enflamma en effet d’emblée pour le groupe et ne relâcha jamais son soutien au cours de la prestation, avouons-le énorme. Entre murs de guitare et bons mots du vocaliste, puissance du batteur et attitude fraternelle, Mass Hysteria a lavé des années d’aprioris dans un mélange parfait entre titres de la première époque et ceux du dernier album, franchement bon. Devant scéniquement plus aux Wampas qu’à Biohazard (en dépit de la sur musculature du guitariste), le groupe a enchaîné les titres dans un son parfait, passant allégrement de la furia indus danse metal les ayant distingué à ceux plus lourds et carrés, pur produit de notre époque.


(ok, c'est pas les bonnes vidéos, mais t'étais où, hein, le vidéaste numérique?)


 

Au final, surprenant est l’effet que fait cette formation étrange. Physiquement dissemblables au possible, semblant tous concernés par différentes problématiques, le groupe délivre cependant un message positif et constructif qui, en ces temps de froid mépris et de misérable cynisme, s’avère on ne peut plus rafraichissant. Comme à un concert des Wampas (décidément), on sort de là le sourire aux lèvres, oreilles et cervelle apaisées. Merci.

 


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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 12:41
http://www.deadbees.com/imgs/db06_sleeptalker_500.jpg

If you feel like writing your own lyrics and sing them to one of these songs, please record and send it to us. We look forward to hearing it...
Vous sachant parfaitement anglophone, (Presque) Fameux ne prend pas la peine de traduire cet appel. Lequel, nous savons comment vous fonctionnez, déjà vous interpelle. Un groupe qui imprime ce message sur le livret de son CD ne doit pas eu avoir recours à l’organe vocal. Une fois encore, vous voyez juste.

Sleep Talker, formation toulousaine, présente un troisième disque totalement instrumental. Totalement ? Pas entièrement. En 2010 après J.-C., toute la galette est occupée, sauf une petite piste qui résiste à l'occupant musical. Placée en sixième position, cette chanson ayant donné son titre à l’album tranche et dénote dans une suite de compositions semblant droit surgir des années 90. A l’inverse de la multitude de groupes instrumentaux contemporains, Sleep Talker a semble-t-il construit ses morceaux comme si le chant devait logiquement y être intégré. Il ne l’est pas, son absence révélant alors une structuration très rectiligne, chaque partie étant à sa place, esprit de corps, rien qui dépasse. Sonnant comme la rencontre entre les Pixies et Compulsion, genre, style, Sleep Talker se cale logiquement dans la mouvance d’un rock puissant mais intime, vivifiant et nostalgique, de belles envolées immédiatement contrastées par de puissantes vagues de mélancolie. A mille lieues de tout ce courant multipliant les breaks, ruptures et hachures pour suppléer l’absence du chant, Sleep Talker reste carré, tenu, cohérent. Imaginatif et efficace aussi, leurs 10 chansons provoquant une sincère émotion.

N’en demeure pas moins que, entendue depuis nos bureaux, la meilleure d’entre elles demeure la sixième, la seule... chantée. Je sais, le psy de (Presque) Fameux ne va pas tarder à débarquer, afin d’analyser pourquoi le rédacteur de cette note voue un singulier attachement à l’organe et un dégoût si marqué pour le manque de logique en musique. La faute à Dee Dee, sans doute...

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 08:57

Aujourd’hui, (Presque) Fameux te propose de t’amuser, les enfants.


On commence par une animation bien sympathique, comme on disait sur les ondes hertziennes dans les années 80.  On se marre, on sature grunge et on se suicide en masse. Fruits étranges ? Nan, rien que l’adéquate illustration d’une efficace chanson.

 

 

 

 

On poursuit avec des cosmétiques s’éclatant au son de la Division de la Joie, groupe bien connu pour son recours immodéré aux paillettes, gloss et rouge à lèvres bonbon. On tourne en rond en s’amusant, tout cela divertit des fruits étranges.

 

 

 

 

A bientôt, les enfants !

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 12:07


Nous allons parler hip hop. La rédaction tient à préciser ce fait d’entrée, permettant aux réfractaires de cette musique de vite cliquer. Cependant, je tiens à avertir ces derniers, s’ils n’ont déjà zappé, que la musique de Foreign Beggars s’éloigne considérablement de ce qu’ils peuvent subir à la radio. Nous entendons par là le truc entendu un million de fois, la petite musique qui tourne en boucle, le beat reconnaissable entre mille, la grosse voix du type qu’a tout perdu, tu vois / mais qu’y s’accroche à la poutre parce que la vie c’est ça haha. Bein justement, là, non, c’est pas ça. Mais tu peux cliquer droit, tu vois ?

Toutes proportions gardées, Foreign Beggars ne va pas sans évoquer Beastie Boys. Même goût de la prise de risques, même sens de la gaudriole, même appétence aux sons transgenres. Sur United colors of beggattron, la formation s’éclate sur un hip hop cédant aussi bien à l’electro dure qu’au plus sirupeux r’n’b. En 19 chansons et interludes, il couvre ainsi un large spectre, courant du hip hop limite hardcore, Contact, à une soul moderne carrément FM (Higher), en passant par la rap vintage retravaillé, à l’instar de leur ancêtre anglais Overlord X (Seven figure swagger).




Peut-on alors voir en Foreign Beggars un descendant de Beastie Boys, chère Thérèse ? Si on balaie des points aussi négligeables que le l’histoire (pas de passé à guitares), la géographie (nationalité anglaise) ou la structuration même (trio américain, quatuor londonien), en se souvenant par exemple qu’internet réduit notre planète à la taille d’un œil de poney, on peut accepter la proposition. Même humour (la pochette de United colors of beggattron est tuante, hein ?), même voix de roquets enragés, même noms déments (un MC qui se nomme Orifice Vulgatron a d’ores et déjà tout notre respect), et surtout même efficacité. En dépit des moments pur bonbon rose que (Presque) Fameux a, hum, du mal à encaisser, l’alternance proposée sur cet album et surtout le pourcentage de titres forts convainc que nous sommes effectivement tombés sur le disque idéal pour ouvrir 2010.

Et puis, puisque nous en sommes à évoquer le concept d’efficacité, souvenons-nous du EP ayant annoncé l’album. Pochette noire, logo sous imprimé, 2 chansons, 5 versions. Si Shake it ne casse pas une patte à un canard, Contact y est proposé en version Clean, soit celle du disque, vraie bombe, en version Dirty (pas vu la différence) et surtout en D&B mix. Une vraie tornade drum’n’bass, avec basses surpuissantes, montées démentes et puissance désarmante. Ami du gros bon beat, il te le faut. Bien, nous avons fini de parler hip hop.


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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:49


Bon, partons du postulat suivant : The Fall est un groupe pratique. Il permet aux roques critiques de dégainer un nom prestigieux quand leurs cervelles peinent à cerner un artiste, The Fall ayant signé tellement d’albums au cours de sa riche carrière et embrassé tant de styles sans galvauder son auréole arty que, bon an mal an, son estampille fait l’affaire.

Poursuivons avec ce nouveau postulat  Si The Fall compte un bon paquet de fans à travers le monde, rares sont ceux qui s’accordent autour d’un album. Pour certain, ce sera tel disque, et ils n’en démordront pas. Personne ne s’écoutant, ils auront de toute manière raison. Néanmoins, nous savons, nous, temple du bon goût et des légumes surgelés, que le meilleur opus de The Fall se nomme Extricate. Une œuvre fabuleuse, fascinante, pleines de pistes mélodieuses ou proprement irritantes, mais une des rares choses publiées en 1990 qui n’a pas pris une ride, fils !

Un nouveau postulat ? Le groupe au personnel mouvant, fondé en 1976 et guidé par l’intense Mark E. Smith, n’est pas un modèle pour les jeunes artistes. Trop de production, un positionnement flou, n’importe quoi sur disque, grand n’importe quoi sur scène. Ceci dit, vu d’ici et sans prétentions carriéristes, à l’image de cet autre modèle, celui offert par Mark nous botte, mon pote. Et qu’importe si le passage de l’album au live est calamiteux. Certains diront même que ce plantage est carrément merveilleux. On y va !



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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 14:08
http://1.bp.blogspot.com/_Svx63UL0X2o/RYE1XcG0USI/AAAAAAAAADc/1PJLB1BxQnM/s400/GOMM4.jpg

Parfois, le temps est le meilleur ennemi de la musique. Ainsi, l’emballement suscité par un album retombe parfois comme un soufflé quand ce qu’on tenait pour particulièrement inspiré se révèle au fil des écoutes artifice gazeux disparu avec la chaleur du moment. Etait-on fatigué, amoureux, déprimé, saoul, sous l’eau, au téléphone, lorsque les bribes d’une chanson, plusieurs titres, l’intégralité d’une œuvre ont su nous toucher ? L’existence est curieuse, nos émotions capricieuses, notre mémoire poreuse.

La plus juste méthode pour apprécier un disque serait donc de l’écouter périodiquement puis y revenir ponctuellement. C’est ce qu’il se passe avec ceux intégrant notre émérite catégorie (Presque) (Presque) Fameux, soit pas assez mauvais pour être repoussé, mais pas assez bon pour qu’une forme de passion soit autour d’eux cultivée. GOMM a longtemps été rangé dans cette classe-là avant d’en sortir.

L’opus rebutait par son aspect noise. Rangeons sous ce terme une musique contondante, horripilante souvent à dessein, se fichant des canons pop. Cette tendance précise affleurait cependant à la surface de 4, sans parvenir à franchir la barrière de bruit. Et puis, avec le temps, sans comprendre comment, les données se sont inversées. L’aspect bruit est devenu trame sonore d’un délicieux abord. Les mélodies ont su s’imposer en outrepassant leur caractère étrange pour devenir évidentes. De la sorte, 4 s’impose comme un standard de la pop décalée à guitares, à l’instar de Goo des Sonic Youth, pourtant musicalement sans rapport.

Sur les 10 chansons de 4, une seule est nettement en dessous des autres. Sa production est ratée, les voix mixées trop en avant et ce ton sixties sautillant ruinant une pourtant correcte inspiration. Les neuf autres en comparaison lacèrent tout sur leur passage. 4 s’ouvre sur Words, avec ce mot-titre-slogan répété jusqu’à l’obsession, boucles répétitives, sonorités souples mais abrasives. Cette composition donne le ton d’un album aussi colossal qu’intense. Il s’articule autour de la basse, instrument prédominant, joué en des tonalités lourdes et grasses évoquant carrément Motorhead. Ce fil directeur reçoit le renfort de la batterie, les percussions étant placées bien en avant, comme chez les géniaux Tokyo Police Club, le reste n’étant que chair, certes particulièrement affriolante, sur un squelette stupéfiant de vigueur.



GOMM est percussif, rythmique. Toute sa puissance part du ventre. Tout son dynamisme allie la rigueur des machines aux faiblesses des humains. I feel off, avec ses paroles franglaises, ses rebondissements, la puissance de son refrain, ou le dyptique It’s not easy / To be your friend, dont la seconde partie n’est qu’un plongeon vertical de plusieurs minutes, sont les monumentales illustrations de cet art du clair – obscur, aussi énergique que contemplatif, violent qu’abattu.

Pour avoir cherché sur le net et n’y avoir trouvé que des vidéos live, il est facile de concevoir que GOMM n’a pas reçu les réels moyens de promouvoir 4, à moins que le groupe ait mal utilisé ses subsides. Les quelques captures de concert résument assez mal la folie et la nécessité même de 4. Un pur gâchis. Et puis cette question : qu’est devenu aussi précieux quatuor ?


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 17:12

http://www.kittierocks.com/myspaceimages/girls.jpg

(Presque) Fameux misogyne ?

La misogynie est un trait de caractère qui se manifeste par un sentiment d'hostilité, de mépris, à l'égard des women. La plupart du temps les misogynes sont des hommes ou des trompettes, mais une femme peut aussi être misogyne. La forme opposée est la misandrie. (Presque) Fameux te rassure: il n'est ni l'un ni l'autre, ni les deux. La preuve. Hello Kittie!

  

 

 

 

Une autre preuve (un peu plus pop quand même) ?

La coupe de cheveux, la belle figure, la chanson qui tue. Dans ces années pré-quelque chose, ce groupe à chanteuse renouait avec le hit magique de 2 minutes. Classe, intemporel (et au moins l’auditeur ne risque pas de bondir à l’écoute du timbre de la fille, ce coup-ci...)

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Published by Ndaref - dans Chroniques
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 13:34
NASSER.jpg image by pjabot


Aborder le cas d’un groupe marseillais demande un certain tact. Vrai ; autant on peut se moquer sans vergogne du reste du monde, autant il convient de la jouer fine avec les sudistes. Certes, ils représentaient jusqu’il y a peu encore une cible facile à dégommer. Depuis Louis le Débonnaire (778 – 840), ce peuple se passionne pour les musiques venues des colonies. Ses habitants, entre deux épidémies de peste et déroutes de l’équipe locale de soule, proposent toujours ses versions locales des courants hip hop et reggae. Près de la grande bleu, observant le monde dos tourné au continent, ils se passionnent pour ces styles en se gaussant du passage du temps.

Cliché cliché cliché. La mort aux images d’Epinal étant ici (presque) décidée, (Presque) Fameux soumet à ta perspicacité le cas d’une formation du 13000 qui ne joue pas plus de hip hop qu’elle n’adresse d’odes à Jah. Nasser est l’union du duo Double Zero et de Facteur. Vous ne connaissez pas ? Pas grave. Sous couvert d’un patronyme aussi commun qu’exotique, le club des trois présente une musique électronique aux confins du minimalisme. Et, fin du fin, son boum boum inspiré est diablement fertile en hit. Analyse du futur mythe.

Nasser est rock. Voilà un groupe qui performe de l’electro comme, il y a 25 ans, certains sautaient sur leurs guitares pour nourrir le courant alternatif. De fait, pas de temps à perdre avec les plages languissantes et autres espaces sonores vacants. Ici, tout est plein. Ici, tout est puissance. Ici, on va vite, enchaînant les couplets au refrain comme un boulanger ses croissants aux pains (ouah). Outre évoquer Motorhead, Too loud / too old dénote ainsi d’une construction typiquement rock : rythme, montée, refrain / hymne, reprise des hostilités musicales. GHB (sans doute un hommage à Charged GBH !) croise carrément riff noise et gros beat. Impeccable !

Nasser est gras. Sur scène, nos observateurs ont rapporté que le trio utilise une 6 cordes. Sur disque, il habille ses compositions de saturations et de sons bien épais. Et le côté abondant, bouffi, débordant, on aime chez (Presque) Fameux ! On apprécie certes la finesse de claviers évanescents, mais on goutte plus sûrement le gain, la saturation, l’excès, l’amplification. Pas ultra technologique, s’exprimant sans nul doute sur un équipement réduit (tambourin, flutiau, corne de brume), Nasser tire le meilleur de ses limitations. Le meilleur exemple réside dans La chose, dont la structuration élémentaire et les angoissants lacets est servie par un côté dark punk rétro vintage du meilleur effet.



Nasser est pop. Quand on parle de hit, on parle de hit. Nul doute que si tu fréquentes  les soirées dansantes et éthyliques, tu vas entendre Come on, leur succès (5 versions sur le EP). Bien qu’évidente, sans doute trop, cette chanson n’est pas notre préférée. Nous lui préférons d’autres créations. Ainsi Retrosexual et We don’t understand, elles-mêmes chantées, apportent une fougue qui, tout aussi basique, donne une furieuse envie de danser, sauter et boire du Perrier.



Nasser a de la mémoire. Mince, nous croyons être les seuls spécimen à encore écouter de l’acid new beat belge de 1987 ! Nasser sait-il qu’il paie sont tribut à ce mouvement, de nos jours totalement galvaudé, avec The baddest man in the world ? Nasser synthétise 25 ans de rock et d’electro. Pas innovant, certes, mais tellement bien fait (surtout pour des marseillais).
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 21:13

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/2/4/3760148282429.jpg

 

Comme chaque année, retrouvons notre marronnier préféré et réalisons avec lui le bilan des 365 derniers jours écoulés.

 

Top 5 chansons

1. Face-B – Une fille moderne

Un disque fichtrement inégal mais une chanson fichtrement désarmante.

2. Decibelles - Bloody bloody whiffy skuzzy

Un EP fichtrement désarmant et une chanson fichtrement excitante

3. The Von Bondies - Only to haunt you

Chronique (presque) fameusement ratée pour un disque de haute pop, et cette chanson qui hante, en effet.

4. The Rakes - That’s the reason

Tout est dit dans le titre – The Rakes sont la raison. Et The Rakes ne sont plus…

5. Pink Mountaintops - Axis : thrones of love

Disque débutant sur deux hits et… c’est déjà pas mal.

 

Disque pour crier son nom dans le brouillard

Kiki - Kaiku

 

Disque pour expliquer la vie aux amibes

The Penelope(s) & Morpheus – Priceless concrete echoes

 

Disque qui rend foi en l’omelette

The Ex – 30

 

Disque pour futurer vers le retour

Lushlife – Cassette city

 

Disque pour obliger Converse à sortir du vintage

PrésidentChirac – Yes future

 

Disque pour soutenir la participation de St Roch aux élections de 2036 (groupe Facebook en préparation)

Atomic Garden – Little stories about potential events

 

Disque qui fait bouger ta graisse sur celle des autres

John Lord Fonda – Composite

 

Disque de l’année 1956

The Jim Jones Revue - The Jim Jones Revue

 

Disque sandwich

Black Light Burns – Cover your heart + Anvil pants

 

Disque qui plante ton ordinateur et détruit ton imprimante

Golden Boots – Winter of our discotheque

 

Disque qui fait tomber la neige à l’envers

Declan de Barra – A fire to scare the sun

 

Disque du fils de ta meilleure amie

The December Sound – The silver album

 

Disque qui déclenche des poussées de grippes dindines

Butane – Endless forms

 

Disque dont la pochette fait dire à maman que tu étais gentil, enfant

The Bloody Beetroots - Romborama

 

Plus meilleur live

The Hard-Ons (devant 30 personnes)

 

Plus meilleure vidéo

Bikini Machine – Où vont les cons ?

 

Plus meilleur live pas vu

Minor Threat

 

Jonathan Richman de l’année

Abdul and Cleopatra

 

Enfin, notons le phénomène Panpan Master. Depuis que la chronique de Cuir moustache a été postée, elle caracole en tête, largement devant Bloody, des requêtes des internautes. Un vrai mouvement de fond, dis donc. Olé !

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