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Fameuse radio!


Au fait, retrouve (Presque) Fameux sur
et le (presque) Myspace

Qui es-tu, (Presque)?

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coooolagos

 


21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 13:21

http://themusic.com.au/i/300/300/cf/Artists/W/wax_witches/slicks/Wax_Witches_Celebrity_Beatings_0213.jpg

Je ne suis pas certain de tout avoir percuté avec Wax Witches. Apparemment, ce serait le projet solo d'un certain Alex Wall, issu des Bleeding Knees Club, un duo australien. Professionnel jusqu'au bout de l'AZERTY, j'ai écouté Bleeding Knees Club. C'est bien. Mais là n'est pas l'important.

L'important est que Celebrity Beatings, ce disque donc réalisé par un homme orchestre, m'accompagne depuis un bon moment. Sa page Bandcamp était ouverte alors que je chroniquais Cheap Drugs, Youth Avoiders, Decibelles et d'autres choses encore non étudiées. Je l'écoute en continue, en suis totalement imprégné. Pourquoi?

Non, narrons d'abord comment j'ai découvert Wax Witches. Par Facebook, grâce à un lien posté par une accorte personne. Wax Witches reprend Nervous breakdown des Black Flag. A ce stade, ça joue globalement sur mon émotionnel. Grosse accroche, au demeurant.

Le reste de l'album a coulé comme une évidence pop punk bas budget. Low cost à tous les étages, certes, mais gros investissement niveau inspiration. On demeure dans le registre re(a)gressif adolescent mais, fichtre, ça fonctionne, et pas qu'un peu! Cette brochette de pépites méloméchantes s'avère fameuse, fumante, finaude, coincée qu'elle est entre The Death Set, Buzzcocks et Cyndie Lauper. 20 ans pour l'éternité, les amis!

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 17:53

 

Once again, retour au Secret Place. Je vous ferai grès des "la magie opère", "l'endroit est tout bonnement divin", etc, etc... Hop, à l'essentiel, mon King!


Silver Shine, groupe de Psychobilly Punk n' Roll bulgare(!), est composé d'un batteur, d'un guitare élecrète-trique et d'une chanteuse-contrebassiste de charme (!). Le style est pur, les morceaux s’enchaînent à la même vitesse qu'ils sont joués et le public ne tarde pas à se bousculer gentiment, largement motivé par la chaleur de la soirée. Les verres s'emplissent peu à peu, les pogos à 3 s'organisent, et le tube Angels to Some donne des ailes. C'est Rock n' Roll à souhait, toujours mélodique et puissant. Les lignes de contrebasse martèlent tandis que la contrebassiste hypnotise, et la mise en place est impeccable.
Leur album, In The Middle Of Nowhere, sorti sur le label Wolverine Records, doit intégrer ta discothèque, definitely!


 

Place aux Al & The Black Cats. Même formation (trio), mêmes instruments (le bassiste électrique est complètement archaïque et désuet), même état d'esprit: tous là pour la même chose, le Rock, papa! Trois beaux gosses fraîchement débarqués du Michigan qui viennent nous donner des leçons d'Elvis Presleyisme? Ben ouais, mon pote, et ça dépote! Ça envoi du lourd, ça frôle la perfection dans le style. D’après les Spikes qui sont là, ce sont des modèles du genre, les nouveaux Stray Cats selon les médias. C'est du vrai Rock n' Roll simple et puissant comme savent le faire les Motorhead, par exemple, mais le must n'est pas là...

It's alive! Le chanteur, semblable à un Johnny Rotten des grands jours, harangue la foule, monte sur la grosse caisse, sur la contrebasse, saute dans tous les sens, nous gratifie d'un slam en plein solo... Le contrebassiste multiplie les pirouettes, les roulés-boulés avec son engin, les jimi-hendrixades et cascades en tout genre. Le batteur est un tueur, sans charley (pourquoi faire?) et avec un seul tom (faut pas s’encombrer...).

Ils nous laissent épuisés, sur les rotules, après un set magique, clôturant sur un majestueux Stand By Me.
Leur album, «Givin' Um Something To Rock n'Roll about» (2008), un bijou, doit rejoindre ta discothèque également, obviously !!!

J'ai dansé sur une autre planète, j'ai dansé sur la planète Rock n' Roll.

King Zoïs, envoyé spatial à Montpellier pour (Presque) Fameux.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 13:49

 

       http://www.scifi-movies.com/images/data/0001454/affiche.jpg

 

 

Attention, ceci est un film comique. On réalise ce fait dès les premières images, quand ce remake des Dents de la mer débute comme un clone fauché d’Alerte à Malibu. Tous les clichés y passent, surf, belles girls, playboys musculeux. Et une bande de garde côtes vêtus de maillots rouges. Certains devraient être à la retraite, d’autres dans une école de commerce. On mêle une histoire d’amour cheap là-dessus, une demande en mariage suivie de fornication dans le refuge des gardes côtes, un début de love story entre deux qu’on verrait plus volontiers dans un gonzo, tout ça pendant qu’on bronze un peu le soir, un peu le matin, raccord pas raccord.

Bref, c’est dans cette ambiance de franche catastrophe cinématographique qu’une autre, sismique, se produit dans les fonds marins. Un tremblement de terre secoue le grand large, titillant l’appétit d’une escouade de requins lutins. En plus d’être particulièrement vilaine, cette espèce vivant dans les bas-fonds de l’Atlantique se comporte désormais en zombis, attaquant tous les humains qu’ils rencontrent. Non content d’être grotesques, vraiment, ces rencontres sont desservies par des images de synthèse digne de la Mega Drive, qu’on n’hésite pas, allons-y, à nous proposer plusieurs fois (ah, le plan du requin disparaissant dans une mare de sang…). Les incohérences abondent. Elles sont temporelles (la femme encerclée par les odieux requins se fait sauver in fine par son ex qui a eu entre-temps le temps de parlementer avec son remplaçant, sauter sur son jet ski, traverser une baie qu’il avait mis 10 mn à franchir quelques plans avant) ou physiques, mais là, c’est foison. Des exemples? Bon, les requins encerclent la cabane après le passage du tsunami (budget des images de synthèse: un saucisson d’âne). L’un, très vilain, a l’idée de défoncer l’épais sol de bois et emporter dans le même temps une garde-côte, que son mari, le pauvre, venait juste de demander en mariage (baise à l’appui). Mais après, ces mêmes requins n’arrivent pas à venir à bout d’une armoire métallique de chantier, voire de tôles minables. Un truc est épatant aussi. On nous présente ces requins comme des monstres et pourtant ils circulent à l’aise dans des couloirs où les humains ont de l’eau à la taille. Bref, n’en jetez plus, c’est grandiose.
Le moment le plus gore est une pose de point de sutures à l’ancienne, digne d’un clip de Mortician, le plus fun une main coupée dans celle de l’épris abandonné, le plus cocasse les divers clins d’œil pas vraiment assumés, ou trop (Dents de la mer II, Massacre à la tronçonneuse, Evil Dead…), le plus couillon, la fin.

En résumé: c’est tellement mauvais que c’est très bon!

 

Première publication: ces requins du web de Fier Panda!

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Published by Ndaref - dans Chronique films
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 20:00

Il y a peu, les Decibelles n'ont pas suscité le transport fantastique que provoque sur ma personne l'écoute de leur disque. Les 3 morceaux qu'elles ont signés sur le CD/catalogue de leur label (HVIV) m'ont plutôt désarmés. Ouvrant de nouvelles pistes, flirtant avec un étrange surréalisme, s'éloignant du gros son, ils laissaient surtout de côté la vibrante approche mélodique qui est leur marque de fabrique. J'ai été à ce point désappointé que je n'ai pas chroniqué ce CD – aucun titre des 3 autres combos ne m'ayant d'ailleurs accroché.

Par conséquence, la mise en ligne de Clouds, un de leurs nouveaux morceaux accompagné de remixes, m'a peu enthousiasmé. J'ai au contraire continué à écouter comme un possédé Cheap Drugs, Youth Avoiders, War Hound ou Wax Witches, autant de groupes jouant des musique brutales, inventives et/ou candides, c'est selon.

Puis, j'ai suivi le lien. Il fallait bien. Et là... L'ordre des chroniques, le planning, les aprioris, tout ça a été chamboulé. Juste par l'écoute de ce titre. J'ai retrouvé tout l'univers que j'aime, cette signature assez unique, mariage de passion et d'intense mélancolie. Clouds creuse encore plus profond leur sillon créatif par l'apport d'un clavier. Résonnant comme dans une cathédrale, il déplace le curseur du côté du solennel sans jamais basculer dans le pompeux. Bien au contraire, la tristesse qui se dégage de ce titre n'a d'égale que son allégresse désespérée, ce brillant équilibre marquant l'auditeur au fer rouge. En résumé, Les Decibelles continuent de progresser. Elles s'éloignent progressivement des petites harpies tapageuses pour approcher, embrasser, enlacer la maturité. Elles nous avaient habituées à des morceaux fantastiques, l'album Pedro Joko recèle force hits, mais Clouds fait accéder le trio à un autre palier. Où vont-elles s'arrêter?

Bien délicat pour les remixes de se détacher de ce hit. D'ailleurs, les convoqués au retravail ne s'y essaient même pas. Ils tentent bien d'impulser différentes dynamiques ou se concentrer sur une approche particulière, ils peinent à s'éloigner de l'ombre de ce géant. Personne ne décalant vraiment la chanson ou ne se l'appropriant réellement, cette collection s'écoute sans déplaisir mais sans guère de passion. A vrai dire, Clouds est bien trop énorme pour être bousculé.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 12:58

 

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La plupart des chroniques me désespèrent. C’est soit un concours d’emphase, soit celui des bons mots. Lire Rock’n'Flok apporte une correcte illustration de ce postulat, vocable anglais en prime. Visiblement, tout est mieux en langue yankee. En somme, un papier musical réussi est une suite de mots clés imagés et codés.
OK.
Voici les miens à propos du disque de Youth Avoider: surprise, déception, redécouverte. On s’explique?
On s’explique.

Surprise quand j’ai découvert ce premier disque. J’avais déjà entendu le groupe lorsque j’avais signé une chronique (louangeuse) de Idiot Talk, mais ne m’étais pas arrêté sur ce combo. L’écoute de cet album éponyme m’a tiré de grands sourires. Tout y était: vitesse, clarté, imagination, humour, hits. A l’instar de Cheap Drugs, j’ai écouté près de 30 fois l’enregistrement avec un immense plaisir. J’ai adoré Affliction et Smoked Glass, deux chansons énormes. J’ai retrouvé avec YA la folie qui m’avait conduit à aduler The Hives adulescent.

Déception toutefois quand, après m’en être saoulé, j’ai réalisé que j’étais principalement attiré par Affliction et Smoked Glass, ponctué d’écoutes moins forcenée de Long Chains, Casting Lots ou Oil Slick. Le reste, versant davantage dans le punk (très) rapide que la (mémorable) mélodie, me semblait plus convenu. J’ai commencé à écouter d’autres disques. La brutalité, même en son clair, ça va un moment.

Redécouverte quand, après quelques temps, j’ai cliqué à nouveau sur leur page Bandcamp. Je me suis alors rendu compte que je connaissais quasiment toutes les chansons par cœur. J’adorais certes toujours autant Affliction et Smoked Glass (quels foutus hymnes), mais c’est en fait la totalité de l’œuvre qui me plaisait. Même en tenant compte de ses moments faibles. Même en intégrant ce penchant pour la rudesse et la vitesse. Ce beau disque au visuel intrigant a su se faire une place dans mon esprit. Et si ça a marché sur moi…

 

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:09

C’est le bassiste de Mörse, le dingue de chats qui gère ce foutoir de Fier Panda, qui m’a branché sur Cheap Drugs. Le gars semble flippé en ce moment. Plus le temps de parler, le Denis. Juste l’envoi d’un lien Bandcamp accompagné d’un bref message: Ça te dirait de les chroniquer? J’ai dit que j’écouterais. Je dis cela souvent, un grand nombre de fois sans seulement le penser. Sauf que là, leur visuel m’attirait. Il fleurait bon le punk hardcore, me renvoyait des magnifiques réminiscences de ma jeunesse sonique. Le barbu sait à qui il a à faire…

 
Peu de temps après, j’ai cliqué sur le lecteur virtuel. Non, cela ne c’est pas passé comme ça. D’abord, j’ai compté le nombre de chansons. Avec 6 au compteur, CD signe une œuvre se rapprochant du EP, mon format préféré. La durée des titres a également son importance. Oscillant entre 0.54 et 3.12 mn, j’étais au moins sûr de ne pas me taper une resucée de Sunn O))). Parfait! Là, j’ai cliqué sur le lecteur.

 
J’ai contacté le barbu dès la seconde écoute. Qui sont ces gonzes? Des belges, on a joué avec eux, m’a-t-il répondu. Je fais la chronique, ai-je conclu.
En guise de chronique, j’ai rien foutu. Je me suis contenté d’écouter ce disque comme un forcené. Drogues pas chères? Certes, mais ô combien addictives! Leur musique m’a transformé en junkie: sitôt l’opus terminé, je pense déjà à remettre ça. J’ai dû l’écouter 50 fois avant d’envisager poser quelques caractères sur Word. Voilà à quoi j’ai songé: « Croisant la lourdeur de Black Flag avec le côté implacable d’un Ceremony adolescent, CD équilibre la charge entre puissance et vélocité. Une sorte de mariage entre stimulant et calmant. Une foutue merveille. » Je me suis dit que ça suffirait… Les excitants, mieux vaut en user qu’en parler.

 

Ah ouais, cet article est d'abord sorti chez les pro mariage gay Fier Panda

 

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:50

 

Ce bon King Zoïs a trois passions dans sa vie: voir des concerts (de préférence à Secret Place), les Sheriffs (il était du nombre à ce fabuleux concert du 2 juin 2012) et écrire pour (Presque) Fameux. Il a lié ses doctes marottes en allant voir Les Fanatiques. 3, 2, 1, 0, ça commence!

Bon, quand on aime, on ne compte pas. C'est ce que dit la maxime, donc c'est ce qu'on fait: autoroute direction Montpellier, les canettes de bières, la carte d’adhérent du Secret Place qui nous donne accès à un concert gratuit (!), et pas des moindres. Nous voilà de nouveau en mode live, mais ce coup-ci, le concept est nouveau.
Je m'explique: la musique n'est pas neuve, elle est jouée depuis 1984, et elle vient d'ici même, Montpellier. Tout le monde connaît les morceaux par cœur (moi aussi, j'ai chanté comme un ado-fan, subtil mélange que tu connais si tu fouilles bien ta mémoire de poisson rouge), mais c'est bien la première fois qu'on voyait leurs têtes.
Les Fanatiques sont allemands, chantent en français et ne composent pas: c'est un groupe de reprise. Jusqu'à là, rien de déroutant. Le truc qui-fait-que, c'est qu'ils ne font des reprises que d'un seul groupe: Les Sheriffs!
Le groupe punk français le plus productif des 90s a écumé les rades et les grosses salles de 1984 à 1999, laissant derrière eux une trace indélébile de 9 albums (je compte les lives avec). Si vous ne connaissez pas les Sheriffs, l'excellent double live Les 2 doigts dans la prise sera votre CD de chevet dès la première écoute. Autant dire que leur punk rapide, efficace, et pourtant simple et désinvolte, largement comparé au Ramones, n'a jamais eu de mal à trouver du répondant dans nos esgourdes lycéennes de l’époque.
Et voilà que des germains se replongent dans cette époque bénite et nous délivrent un set complet, pêchu et tellement proche du groupe originel que ça en devient déconcertant. Seul l'accent du chanteur nous fera esquisser quelques sourires. C'est drôle, bien fait et loin d’être une supercherie. Ils ne font pas dans le mimétisme, mais dans l'originale dans la reprise. Pas le temps d'attendre, A la chaleur des missiles, Jouer avec le feu, Pendons les hauts et courts... Tout ce qui a fait l'âge d'or des Sheriffs devient le concert punk de l'année avec les Fanatiques. Ils sont jeunes et beaux, puissants mais délicats, et moi, je me suis régalé à chanter, danser comme s'il s'agissait du groupe phare de ma jeunesse.


Alors, pour un groupe dont le concept est de reprendre le répertoire entier d'un autre, je dis bravo. J'avais déjà pris une grosse claque avec les vrais lors des 15 ans de la TAF (Tout A fond, association Rock n' Roll montpelliéraine gérant les locaux du Secret Place), j'ai pour ainsi dire revécu la même intensité et la même fougue!
A quand un groupe dédié aux Ludwig Von 88 ou aux Garçons Bouchers ? (On va y réfléchir, parce que mine de rien, on aime bien réfléchir à (Presque) Fameux !

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:22

 

En direct du Secret Place à St Jean de Vedas once again... J'ai l'impression que c'est le seul endroit où le véritable Rock n' Roll prend ses quartiers et défend ses valeurs. Au fond de la scène, sur une grande toile, le nom de la salle et la maxime: Underground Rock n' Roll! Oui, le vrai Rock n' Roll et ses dérivés les plus fous, les plus festifs et les plus créatifs. Allez, ce soir c'est Psychobilly et le groupe s'appelle The Koffin Kats.

Arrivés sur place un peu tard, on rate la première partie. Pas grave, apparemment... C'est pas bon signe pour le groupe qui a ouvert, disons que nous avons préservé nos oreilles pour le trio final. Les Koffin Kats sont composés d'Eric "E Ball" Walls à la batterie, Tommy Koffin à la guitare et aux chœurs (OooooOooo) et de Vic Victor au chant et à la contrebasse. Le groupe tire de ses accords le jus le plus dégoulinant et sanguinolent du Psychobilly Punk n' Roll. Le jeu est rapide, voire très rapide, les accords de guitare impeccables et implacables donnent le ton et la contrebasse une raison d'appeler ça du Rockabilly. Mais ce qui fout la chair de poule et envoie le public dans une autre dimension, c'est lui: Vic Victor, leader, frontman, showman, tout ce que tu veux. Une voix suave et limpide, aux accents rocailleux et avec un grain propre à son style, une justesse parfaite; un jeu de contrebasse très piqué et rapide, martelant le temps et le contretemps d'un tempo punk, ce qui donne cet effet de double pédale sur la grosse caisse.

Mais le truc n'est pas là....

Ce qui donne les frissons, c'est la folie qu'un frontman peut mettre dans son show et faire qu’un concert devient un spectacle. Dés le premier morceau, sa contrebasse (pourtant un instrument lourd et imposant) devient son jouet, la continuation impeccable de son bras: il la fait tourner, virevolter, la soulève pour en jouer comme s'il s'agissait d'une guitare... Au troisième morceau, le (presque) fameux The Way of the Road, il nous la joue à la Jimmy Hendrix, posant sa contrebasse derrière ses épaules et jouant ainsi a l'aveuglette... Les tours de passe-passe, les -voilà-que-je-monte-dessus, les acrobaties en tous genres se succèdent et mystifie le public de connaisseurs, une horde de psychos tous plus stylés les uns que les autres (cf mon article sur The Hellfreaks), assortie d'un punk et quelques skinheads.
Seul bémol, et de taille parce qu'il nous a simplement coupé les jambes, un set de trois quart d'heures. C'est tout simplement trop court, on nous a coupé l'herbe sous le pied... Je veux bien que le coté sportif du concert les empêche d'en faire un show de 2 heures, mais un rappel, deux ou trois morceaux de plus, ça fait toujours plaisir au public (surtout pour ceux qui font une heure de route pour y aller, donc pour en revenir, ça nous fait 2 heures de caisse pour ¾ d'heures de live, ça fait râler, tout de même, nom de Zoïs!!!)
Bref, on s'est régalé, les connaisseurs autant que les néophytes. La salle était encore pleine, le son quoiqu'un peu fort était de très grande qualité, et il est à noter que le concert était gratuit pour les adhérents. Étonnant qu'une salle propose des concerts gratuits d'une si grande teneur... On reviendra!
Pour les amateurs de Pscho-punk-abilly, prochaine date le 14 Mai 2013 avec Al & The Black Cats, un groupe phare si j'en crois les fervents connaisseurs rencontrés sur place. Avec Mr White en ouverture, c'est encore gratuit pour les adhés et nous, on y sera. Alors n’hésite pas à venir rencontrer ton chroniqueur préféré (après Marie Cornaline, bien sûr, dont le succès ne se dément pas...), toutes les infos sur je-tape-secret-place-sur-google-et-je-me-demmerde.com.

King Zoïs, envoyé pas-trop-spécial
en direct de Secret Place à Montpellier
(je vais finir par planter ma tante là-bas)

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:47

 

Voici un thriller psychologique bien singulier qui mêle le candide et l’atroce, tant dans le récit que dans le ton employé. Deux âmes torturées se croisent, se comprennent, se mélangent. Dans un univers sordide et gore, c’est finalement une quête de paix qui se joue. Je n’en dirai pas plus sur l’histoire pour laisser au lecteur tout le plaisir de la découverte. Je n’aiguillerai que par 4 mots: démons, amour, regards, schizophrénie.

Ce qui est certain c’est que ce livre vous prend aux trippes dès les premières pages, impossible de le lâcher, il vous brûle, vous possède. Son emprise est telle que lorsque vous le posez, épuisé, il vous poursuit. Les personnages s’infiltrent dans vos pupilles, leurs voix, leurs réflexions, résonnent dans vos oreilles, il vous arrive même parfois de vivre une suite hypothétique de l’histoire. Ce livre joue avec votre sommeil paradoxal.

D’où lui vient donc se pouvoir? A mon sens, il ne réside pas seulement dans son histoire, qui en plus d’être un thriller est aussi quelque part une histoire d’amour, mais surtout dans le fait que l’Auteure arrive à faire fusionner en nous des sentiments qui à première vue devraient être contradictoires. On s’attache aux personnages à tel point qu’il nous arrive de les devenir. Et quand la démence de l’un d’eux vous habite, ça fait un drôle d’effet; car plus ses actes deviennent barbares, plus votre amour pour lui grandit.

On se surprend à oser croire en un happy end impossible qui d’une certaine façon se concrétise. Effectivement, si ce livre se termine mal dans la forme, le fond lui reste à débattre.

Ingrid Desjours a pondu un thriller haletant mais aussi fin et touchant, qualités rarement mêlées dans les œuvres du genre.

Le blog de Marie Cornaline: http://mariecornaline.overblog.com/

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 13:39

  http://www.dirtywitch.net/images/shop/75_1.jpg

 

Ecoute!

Lors de la chronique du premier album des Cannibal Mosquitos, on avait bien souligné son optique rigoureusement passéiste, mais on avait omis de stabiloser leur penchant pour l’humour. On se rattrape aujourd’hui en pointant du clavier cette appétence au cocasse. Précisons qu’entre-temps, le trio a entrebâillé beaucoup plus grand la boîte à amusement. Elle s’est même ouverte si largement qu’on peut l’avancer sans trop se tromper : ce second disque n’en est pas un. Enfin, pas exactement. On y trouve bien 12 titres ultra rêches, dont l’inspiration outrepasse rarement les 70s, mais tout cela évoque d’avantage un montage sonore, mêlant samples à connotations sexuelles, justifiant dès lors parfaitement l’intitulé, à cette invariable, inexpugnable et intraitable trame surf – rock - garage. Résultat du télescopage : une création originale, Tarantinesque en diable, coincée entre cinéma populaire et salle de bal zombifiée, suintant le stupre et transpirant le roll. Comme pour renforcer cette ouverture vers le grand public, CM se fend de quelques reprises pas piquées des hannetons, à l’instar de Destiné ou El Bimbo. Quant à la pochette, parions qu'il s'agit là encore d'humour, enfin du moins est-ce à espérer.

Bref, prisant une certaine évidence toutefois emplie d’élégance, de recul et de riffs, Surfin Love Party s’écoute plaisamment et s’écoule fort vite. Conclusion: le moustique a sorti son gros dard et il vient vous en faire profiter.

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