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Fameuse radio!


Au fait, retrouve (Presque) Fameux sur
et le (presque) Myspace

Qui es-tu, (Presque)?

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coooolagos

 


23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 19:37

Mer2Crew - 20 Janvier 2013 - Australian café, Montpellier – It's alive!

James est au volant, on attend la dernière platine, on a déjà une heure de retard. C'est normal, les musiciens arrivent toujours en retard. On arrivera cependant 3 heures avant la sono, la vie est faite d’aléas. Je suis dans la voiture avec Dj Salas et Dj Ketshow, membres du crew de scratchers arlésiens Second-Hand, et avec le Mc Tosal Fyah. On doit rejoindre les deux autres Mc du groupe de hip-hop-ragga Mer2Crew, les dénommés Lost et Tekilla, directement à l'Australian Café à Montpellier. L'ambiance est décontractée, Salas est en place et confiant quant à l’organisation du matos, il a pensé a tout, il est serein.

Mer2Crew, pour nos amis agoraphobes, est LE groupe de rap arlésien. Les 2 Djs et les 3 Mcs n'en sont pas à leur premier coup d’éclat: 2 albums en groupe ("Avec nos tripes", sorti en Janvier 2011, et "Avec les moyens du Bar", en Juillet 2012) et 3 projets solo pour l'artiste Tekilla: "Tekilla and Friends", "En attendant Sombre Héros" et (fatalement) "Sombre Héros", tous trois publiés en 2012. Appuyés par de très bons clips vidéos home-made réalisés par Deal2com Production, bien visibles sur Youtube (certains clips tournent à plus de 9000 vues), les gaziers font du bon son, le promotionnent comme il faut et ne lâchent rien. Les featurings sont choisis en conséquence et les connections se font naturellement: avec La Réplic pour les instrumentaux, le crew Vice V3rs4 pour les freestyles déjantés dans les rues de Montpellier ou à l’intérieur d'une caravane, ou plus récemment avec le Mc grec Logos Apeilh. Le ton est donné.

Ce soir, ce n'est pas vraiment un concert comme les autres: il s'agit d'un tremplin avec à la clef une place directement en finale. Qu'à cela ne tienne, nos amis sont prêts pour un nouveau défi. Ils s'élancent sur scène et débutent le show vers 21h30 devant un public déjà acquis a leur cause. "Bêtes de Scènes" et "Avec les Moyens du Bar" donnent le La, ça dépote, l'ambiance électrique fait un peu oublier les galères de sonorisation, l'ingé faisant le maximum avec le minimum (un grand classique dans la profession). Les chants sont calés et précis, les textes s'intercalent parfaitement entre chaque rappeurs, les backs sont dosés et les morceaux s’enchaînent à vive allure, ne laissant que peu de répit pour le danseur transpirant devant la scène. "Pour nos Causes", "La coupe est pleine" installent le groupe en pole position et leur laisse champ libre pour le petit dernier: "L'air du temps". Les classiques suivent: "Mon rap te parle" et "A la wanagen" n'ont pas pris une ride, et il est toujours bon de voir son public chanter avec soi, on s'en rend compte aux sourires fleurissant sur les visages des protagonistes.

Mais un véritable show Hip-hop ne se construit pas seulement sur des instrus et des rappeurs, et le set Dj intervient dans le concert au meilleur moment, là ou les gens ont véritablement envie de danser. La ravageuse touche électro de Salas, balançant un gros son bien fat et scratchant le beat à tout va, fonctionne à merveille, constamment modulé par le compère Ketshow et ses scratchs assassins, le tout en 3 platines, 4 mains et le fabuleux serato (si tu connais pas le fabuleux serato, c'est que tu ne scratchs pas, et si tu ne scratchs pas, je vois pas pourquoi je t'expliquerai l'essence même du fonctionnement de ce fabuleux engin. Te reste Google). Le public hurle aux noms des Djs comme s'il s'agissait de Cut Killer.

Tekilla interprète juste derrière son fameux Pam Pam et les trois kickent pour finir indifféremment les morceaux de premier et du deuxième opus : "Bienvenue dans le Système", "Red", "La théorie des Trois Singes". Les cace-dédis s’enchaînent, les membres du crew non-présents sur scène sont remerciés, ainsi que le public, la famille, le bar et les orga, tout ça tout ça... Pas de doute, on est bien à un concert de rap... Et ça, pas de doute, on était bien à ce concert de rap!


Le tour est joué, veni vedi vici. Non seulement le concert a été bouillant, le public au rendez-vous et la communion parfaite mais en plus, la place en finale est maintenant dans la poche, manche remportée grâce aux voix du jury et celles du staff bar. Je crois qu'on pourra dire que la soirée a été pleine, riche en émotion, et encore, j'ai passé tous les détails qui ont fait de cette soirée Hip-hop un pugilat rock n' roll (on remerciera le barman pour sa prestance et son Jägermeister).

Prochain rencard avec les lascars du M2C, ce vendredi 25 Janvier, au Cargo de nuit, pour la première soirée d'une prometteuse série : "Make The Boat Yours"! Soyez présent, nous on y sera!

Big Up !!!
King Zoïs

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 13:23

http://www.ic-tour.com/wp-content/uploads/2012/09/promo_cd.jpg

Mnemotechnic est une formation a priori hautement urticante. Leur nom fait songer à un groupe free jazz vintage ou à une marque d'électroménager LIDL, leur pochette est plus prétentieuse que celle d'un candidat à la télé réalité et pour couronner le tout, ils viennent de Brest. Quant à leur son... D'emblée, on se dit qu'on va se frapper une resucée de The Rapture. Impossible de ne pas rapprocher le timbre du chanteur, mais également ses emportements exaltés, de ceux du baryton hululant au sein de la formation américaine. Une once de suspens est (heureusement) entretenu par une approche du son beaucoup plus lourde que celle façonnée avec les pincettes funko maniérées des newyorkais. La rythmique a beau s'en tenir à des atours dansants, la basse s'avère massive et la guitare tranchante. Versant dans le creuset post punk dépressif festif comme il est bon d'en produire actuellement, Mnemotechnic aurait donc tendance à se fondre dans le moule rétro clinquant cher aux jeunes gens gais tristes.

Ce qui sauve alors Awards, qui sur la fiche technique n'accumule que les points à la lisière de l'infâme (Brest, mince), est le talent mélodique se dégageant d'à peu près toutes ses pistes. Et là, on aura beau dire et beau embrouiller, rien n'y fait: on a ce don ou on ne l'a pas (Ndaref par exemple le possède). Awards captive l'oreille et la lâche rarement. C'est manifeste sur certains titres (Shallow Goals), mais beaucoup plus subtil sur d'autres, quand tout débute de façon convenue pour tourner au merveilleux par la simple grâce d'un changement gracieux (Blended colors). Même le passage romantique en diable, cette fameuse plage que tout le monde se sent obligé d'intégrer, n'est pas aussi mauvais que de coutume (Welcome). Et si le disque s'avère évidemment trop long (ah, pourquoi nos créateurs ne s'en tiennent-ils pas au format EP?), cette approche transcende ce mix entre disco robotique et moments de rage à guitare en une forme diablement efficace.

En conclusion, si Mnemotechnic n'a pas inventé la roue, il semble bien équipé pour aller loin. Ses titres en forme de torches risquent même de sacrément mettre le feu sur scène. Arrêtons les (excellents) jeux de mots et soyons cohérents: pour un premier album, voilà qui est remarquable (surtout pour des bretons).

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:01

  http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782813205254.jpg

Marie Cornaline, elle aime bien les artistes qu'on sait pas trop d'où ils sortent. Gloire!

Après J’ai perdu mon job et ça me plait, voici le deuxième tome du Journal intime de Lilou Macé: Je n’ai pas d’argent et ça me plait.

J’entends d’ici quelques vipères persifler: Sssi elle est sssi bien sssans sssous pourquoi faire commerccce de ssson bouquin? Parce que Lilou ne gobe pas encore des œufs entre deux mues, elle a besoin d’argent pour remplir son réfrigérateur.

Ne cherchez donc pas dans ce livre un quelconque déni sur le besoin d’agent mais plutôt une réflexion sur le rapport que nous entretenons avec lui.

Lilou nous montre qu’avec nourriture et toit, même s’il s’agit d’un hébergement, la pénurie financière n’est plus forcément un frein à la réalisation de nous-mêmes, mais peut, bien au contraire, devenir un trampoline pour un plus bel envol.

On comprend alors que la véritable richesse n’est pas celle que l’on croit, que le manque d’argent peut parfois résoudre d’autres problèmes bien plus importants, qu’il permet aussi des rapprochements et des prises de conscience qui modifieront inéluctablement notre vision erronée de la vie.

Lilou pratique un principe new-age, la loi d’attraction. Il s’agit de ressentir de la gratitude pour ce que nous possédons déjà et de ce fait ouvrir le chemin à nos aspirations, d’essayer d’être au plus près de la justesse et de l’amour et d’adresser des sortes de prières au grand Tout. Cela ressemble à un mélange de philosophie et de religion adogmatique et sans culte.

Que l’on y croit ou pas, que l’on trouve ça intéressant ou stupide, on ne peut que confirmer, après lecture, l’efficacité de cette pratique.

Lilou voit toujours le verre à moitié plein et non à moitié vide. Lilou prend des citrons et en fait de la limonade. Lilou finit de remplir le verre avec la limonade. Lilou voit des signes là où tout le monde dit: C’est quoi ce truc? Lilou s’extasie sur un morceau de musique à la radio. Lilou a le cœur qui explose au moindre message d’encouragement d’un inconnu. Lilou trouve le bonheur partout où il se cache. Bref, Lilou vous pousse à mettre vos vieilles casseroles au placard et à sortir l’argenterie et tout cela en jonglant Mesdames, Messieurs !

Puis au fil des pages on découvre, petit à petit, l’air de rien, que ces principales aspirations se réalisent.

En résumé, ce livre vous démontre par a+b qu’être dans le pétrin à cause d’un manque de blé est un non sens. C’est un bronchodilatateur qui devrait être disponible en pharmacie. Je le conseille à tous ceux qui ont envie de respirer, que vous soyez comme on dit dans le jargon barrés ou pas.

Marie Cornaline

http://mariecornaline.overblog.com/

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 17:36

http://www2.sk-static.com/images/media/img/col6/20111029-022753-749423.jpg

JJR en live, ça déboîte. Steve a même laissé tombé son X pour aller les voir à la dangereuse Marseille.

D'avance, Jean m'avait prévenu: "Je sais que cela va te plaire!" Exactement la phrase qui me crispe, m'empêche toute découverte, comme s'il y avait de la musique pour moi et une autre qui m'était défendue. Eux, on sait qu'ils sont du genre "combo-rock qui défenestre". Tout ce que j'aime, des performers! C'est avec ça en tête que je passais prendre Jean à Vidéo Futur, occupé à sélectionner un DVD porno pour sa fin de soirée. Jean monte à bord, tellement excité que je me demande si je dois poursuive. Décidément, rien ne me satisfait ce soir. Au point que je me dis que c'aurait été peut-être plus lucratif de rester au calme chez moi, à regarder un porno sélectionné par ce bon Jean!

Hé puis à quoi vais-je m'attendre? A ça!

L'atmosphère électrique des grands soirs vous étreint dès que vous pénétrez au Poste à Galène. "Tu as demandé du feu au guitariste des Cowboys From Outer Space" précise Jean, admiratif. Cela commence mal. Qu'un groupe d'obscurs besogneux pseudo rockers ménopausées vienne jauger la concurrence n'est pas synonyme de joie chez moi. "Putain, qu'est-ce que tu as, enfin?" demande Jean, contrarié. Jim Jones Revue a une réputation de groupe à voir, une curiosité qui joue comme tous ces professionnels anglo-saxons, en se tirant les doigts du cul. Sans un hit? Juste des hymnes que vous reprenez en cœur, comme des marins bourrés, des chansons nécessaires à toute bonne ambiance de fans transis. En attendant, c'est le moindre de leurs soucis, ils entreprennent rien moins que casser la baraque. Le chanteur semble ne jamais en avoir assez. Le public réagit, mais ça ne lui convient pas, alors il se met dans un état de danseur de claquettes, à marteler le sol, mâchoires serrées, tout en avançant, à tours de bras hystériques. Il est impeccablement habillé, petit gilet, chaussures noires cirées. Ils nous vient de Londres, avec ce charme, ce comportement excentrique qui n'appartiennent qu'aux Anglais. En pleine cacophonie électrique ce monsieur se permet de rappeler à l'ordre le public du premier rang : "Don't put your shit on my stage!", leur dit-il en débarrassant un verre de coca. On l'imagine en coulisses, repassant les tenues du groupe avant de monter sur scène. Il ne sue pas plus que ça, en remontant les manches de sa chemise, qu'il a mariée à son gilet. Ils enchainent, enchainent les morceaux sans arrêt, lui les interprétant au-delà de l'asphyxie. Le son des guitares assourdissantes monte au point que l'on n'entend plus le son du micro, ce qui n'empêche pas Jim Jones de continuer à hurler. Pour sacraliser l'instant, il leur faudrait des morceaux, de ces hymnes connus qui nous fassent participer entièrement à l'ambiance qu'ils installent, pour que nous chantions avec eux, puisque, généreux, ils ont envie que ce soit la fête ce soir. 

Voila un groupe qui aurait tout déchiré, à n'importe quelle époque, les années 50 ou 60, voire lors d'un revival rock'n'roll seventies avec leurs cheveux crêpés ou gominés. Jim-Jones-Revue poursuit, opiniâtre, jusqu'à déclencher l'hystérie connective dans le comité restreint de cette boîte prête à exploser. Ils nous font oublier la crise, croire qu'avec eux la corruption n'existe pas, que le travail mène à tout sous les coups de boutoir d'une musique obsolète, mais néanmoins toujours efficace, même si elle fait de moins en moins l'unanimité chez des jeunes, atterrissant ici et là, slamant inconsciemment en dépit des politiques de santés publiques. Généreux, ils ne s'économisent pas, revenant 3 - 4 fois tant qu'ils ne nous on pas mis à genoux, jusqu'à ce que nous quittions la place, minuit passé.

Jim-Jones sait-il que la fin du monde est prévue pour le 21 décembre? En tout cas, ce soir ils avaient l'air de s'en ficher comme pas permis, nous la faisant oublier par leur désinvolture. Jean, lui, a déjà la tête ailleurs lorsque je le quitte.

-Hé, j'espère que le X sera aussi satisfaisant que la Jim-Jones?

-Oh ! tu sais, me lâche-t-il en guise d'au revoir, entre le porno et le rock, y a pas trop de différences...

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Published by steve - dans It's Alive
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 13:18

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Tribunal des affaires musical. Affaire N° 566. Cas: Gratuit

"Non, chers confrères, je n'irais pas jusqu'à prétendre que mon client, Gratuit, est un boutentrain. Voilà bien un trait d'esprit, et non d'humour, dont est friand M. le Procureur. Considérons plutôt les données brutes. Pour ce second album, Antoine "Gratuit" Bellanger, explore les sombres territoires de l'âme humaine. La belle affaire, clamerez-vous. Et vous aurez raison. Depuis la nuit des temps, troubadours et trouvères nous assènent sans complexe le désolant spectacle de leurs tourments internes. C'est quelque fois plaisant, mais le plus souvent confondant, barbant, assommant. Le thème étant éculé, n'espérez pas trouver dans ce fatras une once d'originalité. Il s'agit de bêler avec les autres et la chute de larmes provoquer. Oh, vous me rétorquerez, messieurs les jurés, qu'on trouve de belles pièces, des compositions mémorables, de vrais chef d'œuvre coincés dans cet abîme rance. Et là encore, vous aurez raison. Mais combien? Et même, à quand remontent-ils?

Ce que mon client propose, c'est moins l'exhibition de ses plaies intimes qu'une véritable catharsis par la mélodie. Il se pourrait néanmoins, à l'instar d'un stagiaire de notre expert musical, le sieur Ndaref, que vous haussiez les épaules à l'écoute de Délivrance. A vous, on ne la fera pas. Tout cela n'est que resucée des années 80. Vous avancerez sûr de vous le nom de Daho Étienne. Et vous aurez raison. Du moins en partie. Il faudrait parallèlement creuser plus avant du côté d'artistes tels Programme, Diabologum ou Arnaud Michniak, moins pour y rechercher une filiation strictement musicale que pour embrasser la force des codes et des concepts. Foncièrement synthétique, mais ouvert au folklore comme aux expérimentations, Délivrance aligne au fil de son large espace finalement si rétréci une suite de chansons sublimes. Les duos sont à ce sujet d'une beauté sans pareille. Mes lumières, mes veines pose autant de questions qu'il y répond, dans un aller-retour fondamental qui, c'est sincère, glace le sang. Que dire de Feu, le "simple" de l'album, comment narrer sa portée sans être vulgaire ou pompeux? Difficile. Difficile également de ne pas s'esbaudir devant l'entrain dépressif de Territoire, qui lie beauté, vulgaire et passion en 4'12.

En somme, moquer l'entreprise sous prétexte qu'elle sonne datée revient à passer totalement à côté. M. le Procureur l'a fait. De grâce, ne commettez pas la même erreur que lui.

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 13:34

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Cher Rone,

Je prends le clavier aujourd'hui pour te signaler quelque chose d'important. Peut-être l'as tu constaté toi-même, mais tu te fais trainer dans la boue suite à la publication de ton second album. Toutes les chroniques lues à ce sujet, soit une bonne dizaine, se rejoignent en effet autour de sa médiocrité. Cette convergence m'a passablement intrigué, je dois l'avouer. J'ai fait tourner ton disque une paire de fois dans plusieurs enceintes. Je le trouve agréable mais, on ne va pas se mentir, guère mémorable. Il fournit un bon support son, le genre le tapisserie mélodique qui contente les oreilles sans captiver l'esprit. J'aime surtout l'ouverture. A mon sens, le second morceau, Bye bye Macadam, est carrément génial. La preuve, souvent j'arrête ce que je fais simplement pour le réécouter. Je trouve également que ce disque a une âme. Elle ne correspond pas à mes attentes, pas entièrement, mais je respecte cette différence. Si j'ai besoin d'autre chose, je zappe, vers plus ardu ou plus mélodique encore. Certes, la plupart des pistes sonne classe, mais également convenu, et j'apprécie cet aspect milieu de route balisé, surproduit, cliniquement parfait.

Alors, qu'elle n'a pas été ma surprise à la lecture des papiers revanchards de mes modestes collègues. Ils t'en veulent, sais-tu? Je ne connais pas ton premier album, mais d'après eux, c'était une vraie réussite. Là, ils restent sur leur faim. Ils sont frustrés. En colère. Alors ils se vengent et cherchent à faire mal. Ils t'appellent par ton vrai nom et signalent ton déménagement en Allemagne, précision géographique signifiant qu'ils espéraient beaucoup de cette délocalisation. Ils nomment tes influences présumées et la décennie où elle est puisée. En somme, et pour faire commun, ton travail, c'était mieux avant. Moi, j'aime bien. Arrête simplement les morceaux chantés, là c'est juste pas possible. Voilà ce que je tenais à te dire. Sur internet, les gens sont méchants, mon grand.

La bise,

Ndaref

 

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:41

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"Fungeez est tout à fait le genre de EP prouvant de façon officielle que l'auditeur n'est pas si malin qu'il veut bien le croire." Ndaref lève la tête du clavier et contemple sa phrase. Est-elle assez puissante, intrigante et définitive pour que Infiné, qui publie l'objet, l'intègre dans le dossier de presse? Tel est le but de la plupart des rédacteurs, du moins ceux soucieux de se faire un nom. Ndaref, 53 ans et 108 kg, en est encore là. Pitoyable. Comme son accroche.

"Les nouveaux chantres de l'électro sont polonais. Comme les plombiers, ils viennent déboucher les orifices". L'humour, faut y aller à la louche, histoire de statistiques. Ndaref a sorti la grosse truelle. Manque de précision. Il y aurait pourtant beaucoup à dire sur cet EP. Ainsi, il couvre une telle palette d'émotions qu'il parvient, en 3 chansons + 1 bonus, à se placer sur plusieurs cartes musicales distinctes. Grosse attaque mentalo-distorsionné dès l'ouverture, où la montée (le col) acide domine une balade limite flippante en terres psychè. Plus de 9 mn de vagabondage électronique, dansant, méchant et envoûtant, voilà qui marque un sacré sens de l'ouverture.

"The Same ne sont justement pas comme les autres. Gloire à ce duo masqué!" Mince, panne d'idées. Pas comme les créateurs de l'opus, qui synthétisent en quelques compositions un maximum de pistes abouties. Transes et mélodiques, les trois chansons suivantes abandonnent toute velléité de violence sans cependant se départir d'une dose certaine de malaise, voire de paranoïa latente. Bref, un chouette disque pour danser et flipper. Ouah, superbe conclusion, se félicite notre obèse en ouvrant une canette de bière.

http://soundcloud.com/infinemusic/sets/the-same-fungeez-ep/s-NxXZE

 

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 17:51

http://img0.w-fenec.org/thumbnail/230x230xdim/2012/metal/the-rebel-assholes-deactivated,1.jpg

 

Salle d'audience N°68. Numéro de dossier: FF 0123. Heure: 33

 

Nous étions en train de statuer sur le cas de Deactivated, disque réalisé par le groupe The Rebel Assholes, lorsque notre expert mandaté, le sieur Ndaref, s'est redressé et s'est incliné face au jury.

"Je vous prie de bien vouloir pardonner, chers juges, si cavalière intervention succédant au réquisitoire de Monsieur le procureur. Je sais qu'il vous tient à cœur de délibérer, mais je souhaiterais pourtant, si cela n'irrite pas votre clémence et ne contrarie pas vos emplois du temps, élever une ultime opposition. Je suis en effet en complet désaccord avec les conclusions du magistrat du ministère public musical. Monsieur le procureur reproche à cette formation, je le cite, un manque d'inspiration si évident qu'il ferait passer Skip The Use pour de fieffés défricheurs. On pourrait certes convenir de ce bon mot dont notre camarade est friand si nous faisions abstraction du style d'expression adopté par le combo. Celui-ci, admettons-le, a depuis longtemps exploré l'étendue de son territoire et amplement rebondit contre ses frontières. Précisons notre pensée. Ces artistes-là s'expriment au travers du genre défini sous l'appellation punk-rock mélodique. Ils en reprennent d'ailleurs tous les codes et témoignent d'une totale adhérence au dogme. Or, voilà longtemps que cette pulsation a fini de révéler de réelles nouveautés. N'est pas Dillinger Four qui veut, n'est-il point? (hochements de têtes entendus). Considérez moins ironiquement que nos musiciens français se placent à la suite de générations mirifiques, lesquelles ont de leurs sèves trépidantes nourries leurs glorieuses appétences. Ils peuvent de la sorte être appréhendés comme un simple maillon imbriqué à la chaîne d'une longue tradition. Simples, mais pas simplistes, Monsieur le procureur. J'enjoins ce dernier de revenir à la réalité. Les faits, rien que les faits! Les mis en examen ont effectivement prêté allégeance à l'influence essentielle, quoique non dominante, des Burning Heads. Burning Heads... Chers membres du jury, ma gorge est nouée d'émotions à leur seule évocation. Nul besoin de vous remémorer que ce groupe culte a signé des hits d'une puissance n'ayant d'égal que leur vivacité en concert. En digne héritiers, The Rebel Assholes évoquent le meilleur de ces ainés, ce qui, de mon point du vue, pour ne pas dire d'un point de vue global, est un plaisant avantage. On pourrait également avancer les noms de TurboNegro ou... Dillinger Four, oui, messieurs, revenons-en à eux! En somme, je demande l'acquittement pour cette formation atteignant bientôt sa décade d'existence. Mieux, je réclame plusieurs étoiles pour la chronique de leur disque, dont le seul reproche est qu'il file trop vite. Bien entendu, je veux bien vous accorder quelques pistes convenues mais, admettez-le, quel disque en est réellement dépourvu? Par contre, je me range de votre côté en les condamnant unanimement pour leur patronyme infantile. Je laisse à Monsieur le procureur le choix de la peine. Connaissant sa fermeté en la matière, il y a fort à parier que les garçons en seront fermement ébranlés."

Sur ce, notre expert, le sieur Ndaref, s'est rassis et, sourire aux lèvres, a posé le casque de son lecteur portable CD sur les oreilles.

http://therebelassholes.bandcamp.com/album/deactivated

 

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 13:37

 http://images.hhv.de/catalog/detail_big/00292/292709.jpg

 

 

Vous croyez que le seul fait de jouxter une piscine écrasée sous un ciel bleu vous transporte à des années lumières du travail? Si oui, causez donc de vos croyances à un maître-nageur. Ou à un chroniqueur. Un est d'ailleurs en train de vous écrire. Il se nomme Ndaref et, foi de lui, vous adresse son bonjour désespéré.

En substance, cet homme est accablé. Alors que la canicule est de rigueur, les maillots de sortie et les mignonnes à l'eau, le plus grand des créateurs contemporains est enfermé sous une véranda, à écouter un disque nommé Advenir. Advenir, certes, mais rien de positif. el pendu, son misérable chef, l'a bouclé là pour l'aprem, lui spécifiant qu'il ne serait autorisé à se baigner qu'après avoir torché la chronique de ce CD. Oui, un disque physique, orné d'une pochette de circonstance. Chaleur, eau salvatrice. Parallèlement, ce visuel est une juste représentation du contenu. Plusieurs personnes combattent au sein même du cerveau de son créateur. D'ailleurs, contrairement à ce que laissait présager ce cliché, l'évidence est bannie d'Advenir. Ici, le son dominant est contrarié par une rythmique parasite, n'ayant pas grand-chose à voir avec la mélodie proposée d'emblée. C'est surprenant au début, avant de tourner à la formule. On pense aussitôt à un travail de recherche, une thèse musicale ponctuant un labeur étudiant, mais on se laisse peu à peu gagner par cette chose étrange, pas dérangeante et guère rabâchée, on trouve même un certain plaisir à l'écouter. Enfin, c'est que comprend Ndaref à l'écoute des commentaires des visiteurs qui, en quête d'une glace ou d'un verre, pénètrent sous cette véranda surchauffée. En somme, ce disque enregistré à Monaco, masterisé aux USA et publié par un label suisse (Mental Groove), est une ode à la basse coulante et aux sons perturbés. Comme un ciel orageux, il impose sa tranquille souveraineté, toujours à deux doigts d'exploser.

el pendu ayant apprécié ces accroches fort journalistiques à son goût, Ndaref, ses 108 kg de graisse suintante et son maillot Waikiki délavé, sont autorisés à aller faire trempette. Le chroniciste génial tente d'entrer suavement dans l'eau afin d'éblouir les miss: il fracasse l'onde d'une bombe grotesque, qui les éclabousse dans un profusion de hurlements plaintifs.

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 13:49

 

 

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Le festival Databit.Me s'étendant sur une bonne semaine, ne demandez pas au gros Ndaref de vous le résumer: il n'était pas là, trop occupé à  charrier de la faïence ou appointer au tribunal. Il a néanmoins pris connaissance du programme, se partageant entre ateliers, rencontres et concerts, et s'est même rendu à la soirée du jeudi. La thématique était passionnante: harch/noise/K7. L'obèse a débarqué durant le set de THX 1137. Fascinant spectacle d'un duo agenouillé devant un tas de machines et de fils, bricolant une transe agressive constituée d'une unique plage sonore ultra compacte. Entre Kraftwerk, Suicide et improvisation générale, la musique évolue dans des bien sinueux méandres rétro électroniques. Le bricolage passe du stade artisanal à celui du bel oeuvre avec Tapetronic, qui s'est fabriqué tout un jeu de K7 trafiquées avec lesquelles il réalise un set aussi excitant que déroutant. Croisant hardcore et 8 bits sur le terrain du ludique, le gaillard produit un spectacle détonnant et vraiment marrant (un demi-sourire sur la face de notre bouffi reporter). La faim triturant son abdomen, le chevronné reporter abandonne néanmoins la partie pour filer rapidement se sustenter.

 

Deux jours plus, Ndaref saute d'el coche et, accompagné de son escorte personnelle, ce soir-là constitué d'un dangereux boxeur cougar, file dans l'immense hangar. Souvenir de ces jeunes années: alors qu'il pesait seulement 106 kg, le fluet écrivain avait engoncé sa carcasse sous pareils bâtiments, afin d'écouter, voire se trémousser, sur de la techno illégale. Rien de prohibé, ce soir. Il paie, franchit le seuil et se retrouve face au spectacle d'un joueur d'instruments à vent produisant une musique intemporelle et néanmoins rudement vivante sur laquelle un robot danse. Databit.Me, toute une philosophie. C'est ensuite le tour de Keyvane Alinaghi qui augure un set aussi décomplexé que radical. L'homme envoie des rythmes sur lesquels il joue de la guitare, concasse des mélodies asiato – libano – indiennes en les fracassant sous les percussions, hache les parties construites pour produire un fascinant brouet sonore. Il parvient entre-temps à faire danser, rire et même intriguer en se transformant en bombe humaine. Comme c'est la fête, THX 1137 vient occuper la petite scène et étourdir l'assistance avec ces non-boucles bruitistes. Premier temps mort: après trop de cola, Ndaref doit gérer un afflux de sucre commak qui emplit de confusion son esprit. De fait, ni le moment reggae (Sista Chance et Junior Cony) ni la danse (Rita Cioffi et Yuta Ishikawa) ne le marquent. L'un semblait raide, l'autre souple, il n'était de toute manière guère concentré, pour ne pas dire ailleurs, loin, dehors, au pays des fossés. Il se souvient par contre parfaitement du show de Jankenpopp. L'homme a réussi à soulever le public avec une gamboy, une manette de Wii, mais surtout un sens de la performance énorme et un culot monstre. Les filles l'ont adoré, la plupart des hommes détesté, mais celles qui le traquaient et ceux qui le conspuaient ne peuvent rien enlever à la puissance dévastatrice de ses chansons, bombinettes punk dancefloor hurlées, autozappées, démembrées. Ensuite, nouvelle confusion et nouveau coma sucré. Lorsque Ndaref est revenu à lui, il oscillait sur de la musique de jeu vidéo vintage boostée aux basses, performée par Bitcrusher et ses collègues, lesquels s'échinaient sur consoles trafiquées et aspirateurs tunés. Ensuite, le niveau a grimpé d'un cran supplémentaire avec Probe1 et ses potes: davantage de classicisme, davantage de son qui frappe, de rythmes qui claquent et des basses si massives qu'on aurait pu les couper au couteau. Ndaref s'est perdu là-dedans comme s'il flottait dans une mer de crème chantilly, ce qui n'a rien arrangé au niveau de sucre, blurp. Pas vu 69db, la star de la soirée. Retour dans el coche sans l'escorte, mais avec un guitariste mythique. Les voyages forment la jeunesse sonique.

 

 

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Published by Ndaref - dans It's Alive
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