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Fameuse radio!


Au fait, retrouve (Presque) Fameux sur
et le (presque) Myspace

Qui es-tu, (Presque)?

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coooolagos

 


10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:22

Fury
Juin 1999. La terre est pacifiée, l'harmonie règne enfin sur le monde. Partout? Presque. De la ténébreuse Suède est propulsé un obus sonique dévastateur. Panzer Division Marduk. Sixième album du groupe black metal maquillé en farfadet, Panzer Division Marduk rétablit enfin, et il était temps, le guerre en valeur souveraine sur cette planète amollie.

Octobre 2014. La terre est en guerre et il est temps à Brad Pitt de grimper dans son char. Va-t-il affronter la Panzer Division Marduk? Presque. Snatch le gitan revient éliminer les derniers nazis en Allemagne. Classique comme un menu McDonalds et efficace comme une vidéo de propagande, Fury fait dans le conformisme guerrier. Rien à voir avec le choc d'un Lebanon, par exemple, ni avec l'outrance intempestive de l'incontrôlable Panzer Division Marduk.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=218759.html

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:21

Ne te retourne pas
Et en 2009, Dieu descendit sur terre. Dieu, le Big Boss, l'Eternel. En 2009, il était d'humeur enjouée. Il pointa du doigt Sophie Marceau et lui tint à peu près ce langage: "Jeune fille, tu as bien changé depuis La Boum, et les français te tiennent en très haute estime. Cependant, mignonne, la France n'est point le monde, contrairement à l'avis du bon Sarkozy (nous étions 2009, n'oubliez pas). De fait, pour saluer sa courageuse politique de (re)conquête (remember Carla Bruni), je vais te transformer en icône planétaire. Et je veux que cette métamorphose soit filmée. J'ai dit!" Sur ce, Dieu remonte au ciel dans un bruit de tempête.
Bon, tout c'est déroulé comme annoncé et Sophie Marceau, notre petite française, s'est changée en grande italienne, plus précisément Monica Belluci. L'ennui est que la narration de cette transformation n'a pas obéit au dogme. Gâchée par des deus ex machina en pagaille et des scénaristes croyant trop aux miracles, l'entreprise a échoué sur l'autel de la médiocrité et récolté nib aux prestigieux Oscars de Cana. Si je ne craignais le courroux divin, j'agoniserais moi-même cet évangile 2.0 sous des qualificatifs peu glorieux, voire même insultants, mais comme on dit chez les Wampas, "Dieu est au ciel et toi sur la terre, que tes paroles soient donc peu nombreuses". Alléluia!
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=110128.html

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:18

Outpost 37

Il y a plusieurs manières d'analyser Outpost 37. Allez, personne n'a de temps à perdre, en voilà seulement deux. La première est de se joindre au nombre des protestataires trompés par la bande-annonce pour se répandre sur le caractère raté du film. C'est certain, dans le genre "guerre contre les aliens", on a vu mieux. Bien mieux. Bien bien mieux. D'ailleurs, on aperçoit à peine ces envahisseurs et, sans mentir, ils sont grotesques. Passons donc au point deux. Outpost 37 n'est pas un film du genre "guerre contre les aliens". C'est une parabole sur les positions de l'univers occidental face à un quart/tiers/demi monde en ébullition, une allégorie de la contagion des mentalités par la conquête des cerveaux, la métaphore de la fin d'une civilisation et l'annonce d'une nouvelle. Là encore, on a fait mieux, et même beaucoup mieux. Mais rarement aussi marrant.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=233604.html

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 16:22

Whiplash

 

Sorte de Top Chef adapté à l'école de la musique, Whiplash pourrait être l'œuvre d'un Bernie Bonvoisin qui aurait décidé de porter à l'écran un des meilleurs albums de son ancien groupe, Trust, l'anciennement très renommé Marche ou crève. On visite la cuisine avec des apprentis au taquet, comme on dit sur M6, passés au chinois par un maître queux aussi découenné que mal embouché. Le soufflet monte doucement, la sauce prend et rien n'est flan. Au final, la baguette se partage doublement et on est saisi par cette surprise qui révèle sa saveur aigre-douce. Ça matche! comme on crie dorénavant à la TV. 3 étoiles et un passage en caisse pour la remise de prix (Festival du film de Sundance).

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 13:49

 

       http://www.scifi-movies.com/images/data/0001454/affiche.jpg

 

 

Attention, ceci est un film comique. On réalise ce fait dès les premières images, quand ce remake des Dents de la mer débute comme un clone fauché d’Alerte à Malibu. Tous les clichés y passent, surf, belles girls, playboys musculeux. Et une bande de garde côtes vêtus de maillots rouges. Certains devraient être à la retraite, d’autres dans une école de commerce. On mêle une histoire d’amour cheap là-dessus, une demande en mariage suivie de fornication dans le refuge des gardes côtes, un début de love story entre deux qu’on verrait plus volontiers dans un gonzo, tout ça pendant qu’on bronze un peu le soir, un peu le matin, raccord pas raccord.

Bref, c’est dans cette ambiance de franche catastrophe cinématographique qu’une autre, sismique, se produit dans les fonds marins. Un tremblement de terre secoue le grand large, titillant l’appétit d’une escouade de requins lutins. En plus d’être particulièrement vilaine, cette espèce vivant dans les bas-fonds de l’Atlantique se comporte désormais en zombis, attaquant tous les humains qu’ils rencontrent. Non content d’être grotesques, vraiment, ces rencontres sont desservies par des images de synthèse digne de la Mega Drive, qu’on n’hésite pas, allons-y, à nous proposer plusieurs fois (ah, le plan du requin disparaissant dans une mare de sang…). Les incohérences abondent. Elles sont temporelles (la femme encerclée par les odieux requins se fait sauver in fine par son ex qui a eu entre-temps le temps de parlementer avec son remplaçant, sauter sur son jet ski, traverser une baie qu’il avait mis 10 mn à franchir quelques plans avant) ou physiques, mais là, c’est foison. Des exemples? Bon, les requins encerclent la cabane après le passage du tsunami (budget des images de synthèse: un saucisson d’âne). L’un, très vilain, a l’idée de défoncer l’épais sol de bois et emporter dans le même temps une garde-côte, que son mari, le pauvre, venait juste de demander en mariage (baise à l’appui). Mais après, ces mêmes requins n’arrivent pas à venir à bout d’une armoire métallique de chantier, voire de tôles minables. Un truc est épatant aussi. On nous présente ces requins comme des monstres et pourtant ils circulent à l’aise dans des couloirs où les humains ont de l’eau à la taille. Bref, n’en jetez plus, c’est grandiose.
Le moment le plus gore est une pose de point de sutures à l’ancienne, digne d’un clip de Mortician, le plus fun une main coupée dans celle de l’épris abandonné, le plus cocasse les divers clins d’œil pas vraiment assumés, ou trop (Dents de la mer II, Massacre à la tronçonneuse, Evil Dead…), le plus couillon, la fin.

En résumé: c’est tellement mauvais que c’est très bon!

 

Première publication: ces requins du web de Fier Panda!

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 13:23

http://toutelaculture.com/wp-content/uploads/2012/02/hasta_la_vista0-300x300.jpg

Mince. Difficile à expliquer. Nombre de gens, lorsqu'ils ont admiré une production un peu moins couillonne que la moyenne, ne se sentent plus. Ils ouvrent grand les vannes du barrage à clichés et, armé de leur grosse gamelle, se placent sous les flots de lapalissades. Bien entendu, ces personnages ne récoltent que les éléments les plus grossiers. Les blocs énormes ayant roulé jusqu'à là. Les bons vieux gros mots éculés. Ils repartent avec leur moisson, ravis, contents, et fixent leurs fulgurances sur la toile. Alors, on assiste à une floraison de "leçon de vie". Leçon de vie, c'est à peine croyable. Pour dégainer un argument aussi pathétique, faut vraiment avoir envie de recevoir des leçons et disposer d'une vie tout à fait corrigible. Mince.

Chez (Presque) Fameux, on abandonne les leçons de vie à qui veut. Gardez-les pour vous. Nous, on n'aime rien, d'abord. Rien d'autre que les films crétins et les films de zombies et les films anciens et les films surprenants. Hasta la vista se range dans la dernière catégorie. Cette production apportant un tel courant d'air frais, on ne va la résumer au risque de l'éventer. Pour cela, la bible est là (Allociné). Nous, on peut simplement avancer qu'on est d'accord sur à peu près tout: les personnages, le ton, la photo, les événements, la cohérence de l'ensemble. On n'aime moins le final (qu'on va encore moins exposer), mais il en fallait un, donc...

Alors, si tu aimes les handicapés, les camions Mercedes, l'humour flamand et les catains carrossées, ce film, qui a accumulé les récompenses, est là. Si tu détestes, tu aimeras aussi. Mais pour les amoureux des leçons de vie, rappelez-vous qu'il s'agit tout de même d'une comédie, pas si éloigné dans l'emphase que Severance ou Hot Rod (que vous détesterez). Et que dans la vraie vie, les handicapés aussi aiment fourrer.

·  Réalisé par: Geoffrey Enthoven

·  Avec: Robrecht Vanden Thoren, Johan Heldenbergh, Gilles De Schrijver

·  Genre: Leçon de vie

·  Nationalité : Belge

 

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 19:55
http://www.actucine.com/wp-content/uploads/2011/07/Votre-Majeste.jpg

Autant ne pas y aller par quatre chemins, ce flim est une daube. Un vrai loupé. Un navet, comme on disait au XXème siècle. Les amateurs de flims crétins, ceux qui respectent à la lettre la guilde, ne pourront jamais s'en contenter.

Tout démarre pourtant bien. Niveau ambiance, on se retrouve dans l'esprit de Sacré Graal des énormes Python en fil rouge, croisé avec une crétinerie genre Supergrave pour le piment et une histoire de frères rivaux en fond de sauce. OK, tout ça est vu et revu et même rerevu, mais on est du genre pas regardant quand on désire du rire. De surcroît, le rôle phare est tenu par un modèle d'acteur crétin, Danny McBride, style de débauché ayant tourné dans des références crétines tels que Délire Express, Tonnerre sous les tropiques et même le grandiose Hot Rod. Quand on sait que le réalisateur, David Gordon Green, a signé le même Délire Express, on se dit qu'on risque de passer un bon moment.

 

Bein non. Enfin, si, mais disons juste une succession de petits bons moments. Qui, à l'heure de l'addition, ne justifient pas vraiment la facture. Certes, il y a des passages assez réussis dans Votre majesté (Your Highness in VO), mais il y en a surtout plein d'autres où on se demande pourquoi on reste collé devant cette débilité pas crétine. L'humour est lourd, soit prévisible, commun, pas outré. Rien n'est poussé dans le rouge, ou si peu, et ça fait pitié. Déjà vu. Allez, retourne dans ton cul de basse-fosse, maintenant.

  • Année : 2011
  • Genre : Comédie
  • Réalisateurs : David Gordon Green
  • Pays : Etats-Unis

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 19:39

http://www.impawards.com/2007/posters/severance_ver3.jpg

N'écoutez jamais les conseils du führer qui tient Musik Industry. Le garçon en question m'a vendu Severance comme un film crétin, c'est à dire à savoir cool, drôle et (si possible) vulgaire.

Ne tenez pas compte de la jaquette. Celle de Severance porte la manchette 'Vous allez aimer votre job...!'. Ça sent, tel que le résume d'ailleurs ce phare de la conscience qu'est Allociné, l'amusement foiré au sein d'un cadre professionnel. Le film étant anglais, on espère que tout parte rapidement et le plus crétinement en vrilles. D'ailleurs, le bout de jambe et le sang maculant le bas de l'affiche traduisent qu'on va bien (s')éclater!

Par contre, regardez toujours les bande annonces. Je ne le fais jamais, pour une recherche maximale de surprises. J'aurais dû. Je viens de le faire. Tout est là. Mais vu qu'on me paye chez M-I une petite fortune, je vais quand même aligner du caractère.

Severance est un survival. Pas besoin d'avoir un très haut niveau d'anglais pour capter qu'il s'agit du genre de film où la survie est thématique. Des milliers de productions se rangent dans cette catégorie toujours très violente/humiliante/terrifiante/gore, où les acteurs disparaissent un par un, dans des conditions très trash ou au contraire très baroques.

Au début, OK, tout commence bien. Enfin, exception faite de l'avant générique, d'emblée riche en hémoglobine sur fond folk joyeux. Retour à l'humour anglais derrière. Ce début relativement cocasse s'achève au bout de la dixième minute, genre. Ensuite, c'est la forêt, et pour parodier un autre survival, la forêt a des yeux. Et des armes. Et le vice. Et une putain d'envie de zigouiller tous ceux qui osent la pénétrer. Alors, progressivement, on en vient au carnage. Un vrai carnage, ne pouvant aller crescendo: dès le début, c'est horrible.

 

Évidement que je vais rien raconter d'autre. Ceux qui détestent ce genre de film en sont déjà écœurés, et les autres (salut les vicieux!) l'ont soit déjà vu, soit vont s'y précipiter, et je tiens pas à leur gâcher leur pervers plaisir. Apportons simplement quelques éléments. L'humour anglais est bien présent, mais par touches, qui fonctionnent étonnamment dans pareille atmosphère. Le gros point d'interrogation qui plane au final est plutôt bien trouvé. Danny Dyer, avec sa gueule de beau gosse ravagé à l'ecstasy, et déjà aperçu sur le crétin gore Doghouse, est un acteur génial. Découvrez le reste.

Et bien entendu, tout a été rédigé suite à l'assemblée générale en pleine air organisée par MI.

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 17:21

De temps en temps, il faut se taper une comédie romantique, ne serait-ce que pour voir ce qu'il se passe du côté du mainstream. Pour mettre de l'ordre dans nos têtes emplies de nazis zombies. Pour voir ce qu'attendent les gens normaux. Dans ce cas-là, on télécharge n'importe quel truc, genre le premier qui passe, ou on checke son disque dur. Qui a pu me refourguer Timer? Lequel de mes amis? Ai-je moi-même uploadé ce film? Aucune idée. Toujours est-il qu'il était là. Et qu'il était temps.

La comédie romantique est un genre conventionnel. Il existe des passages obligés, comme dans le gonzo, le gore ou le film français pour trentenaires. Le passage obligé de la comédie romantique tient en une fin heureuse, précédée d'un pré fin larmoyante. Timer n'échappe pas à l'affaire. On résume?

Le timer est une invention miraculeuse: tu te fais poser une puce digitale sur l'avant-bras, s'enclenche un compte à rebours qui te sépare de l'être te correspondant le mieux au monde, et le bidule sonne quand, arrivé à zéro, tu le croises. Plus rien donc à branler, juste attendre. Mais le timer de la belle Emma Caulfield (Beverly Hills, 90210, Buffy contre les vampires) ne sonne pas. Elle rencontre des mecs, pas un bruit, même pas de décompte, que dalle, la lose. Sa demi sœur, même topo. Merde. Bon, elle finit par jeter son dévolu sur un jeune musicien genre Kobain en plus marrant et s'envoyer en l'air. Sa demi sœur craque elle-même sur un gars. Après y a un bordel compliqué, des décomptes pas prévus et un tas de conneries familiales, pis des pleurs, mais ça finit bien. Fin.

 

OK, Timer est pas le film du siècle (je suis sûr que vous aviez pigé), mais il est distrayant. Si si. Pas du même acabit que 500 jours ensemble mais pas infamant pour autant. Ceci dit, on s'en fout. Imaginons plutôt le timer dans la vie réelle. Tu es un jeune couillon de 20, 30 ou 40 printemps et tu sais que tu vas rencontrer la femme de ta vie (l'homme de ta vie pour les invertis de M-I) dans 6 mois 5 jours et 7h42. Tu as donc la réaction normale de l'homme: boire comme un trou, draguer le plus de gadjis possibles et fanfaronner comme un crétin. C'est un peu le truc du film. Mais il y a une autre réaction: te battre de tout. Pourquoi faire le moindre effort? Tu peux donc traîner à tous les concerts de crust possible, slammer durant le set de Marduk ou t'habiller en Bob l'éponge, aucun problème: ta promise t'attend, elle t'espère comme ça, ça lui plaira. Pas mal de fric économisé en restos foireux, fringues lamentables et tournées, pas vrai? Et combien de litres de salive sauvegardés pour ne pas dire toutes ces foutues conneries et ces millions de mensonges? Et combien de tatouages, piercing, coupes minables épargnés? Libératoire et sain, hein? Le timer, il est temps de l'inventer...

Et bien sûr, on a d'abord publié chez les invertis de Musik Industry

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:40

Les amateurs de films crétins aiment beaucoup les films de zombies. Enfin, pas les films de zombies crédibles, les vraies horreurs capables de faire sursauter au moindre bruit  ou faire pencher doucement pour voir si d'aventure un monstre putride  trainerait pas derrière le canapé. Non, ça, les crétins aiment guère. Enfin, pas les crétins de mon acabit, de vraies poules mouillées.

Non, les crétins de ma bande préfèrent les films de zombies comiques. C'est pas ce qui manque. La vision de quelques chef d'œuvre du genre - Bienvenue à Zombieland ou Shaun of the dead (décriés par certains – pauvres buses) – permettront de se faire une idée sur la portée humoristique de pareilles productions. Elle est haute, le zombie autorisant toute sorte de délires régressifs et massacres sanglants sur lesquels la morale n'a aucune prise. Génocider l'esprit libre, c'est bien, surtout quand ça libère la planète.

Cependant le cas de Bienvenue au cottage est différent. Le film s'intercale effectivement au carrefour de plusieurs styles, raison pour laquelle il fait plus que songer à Une nuit en enfer, de Rodriguez. Comme ce délire encensé (un peu trop fort pour certains crétins), cette production anglaise démarre sur un genre avant d'embrayer sur un autre. La première partie est consacrée à un rapt. Traitement typiquement anglais: humour, délire, n'importe quoi. Inspiration Monty Python (comment parler d'humour anglais sans se référer à ce monument?), grosse embrouille, acteurs parfaits (entre anonymes interchangeables et gueules mémorables).

Tout ça est cool mais limite superflu, quand même. Heureusement, tout change dans la seconde partie. Pitch: poursuite dans la lande et soudain une ferme. Dès lors, la machinerie zombie se met en branle. Et elle branle pas mal, avec un gros méchant monstre, particulièrement réussi à tous niveaux (visuel comme historique), un rien de foutu sadisme, de la torture mentale et physique (bon, un rien, on n'arrive pas aux extrémités de Trailer park of terror (navet ultra tournedos grindcore de Steven Goldmann), le tout saupoudré d'humour, toujours. La scène finale rappelle toutefois rien de moins que la clôture de La Maison des 1 000 morts, film uppercut du grand Rob Zombie.

Bref, ça se laisse regarder, cette histoire. Mais de là à entrer dans le panthéon du film crétin, y a de la marge...

D'abord publié chez les zombis de Musik Industry

  • Année : 2007
  • Genres : Comédie Zombie
  • Réalisateurs : Paul Andrew Williams
  • Pays : Angleterre
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