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Fameuse radio!


Au fait, retrouve (Presque) Fameux sur
et le (presque) Myspace

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coooolagos

 


10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 11:58

http://thebluecornerlounge.com/wp-content/uploads/2014/10/Margaux-Ract-BAXTER-5.jpg

C'est dans une salle comble que, face à un public enthousiaste, Baxter Dury déballa tout son art. Non, en vérité, Baxter Dury est un patarasse. Le genre de type qui débarque sur scène parce qu'on l'a foutu hors des loges, le visage bouffi, les yeux vitreux, le costume mal ajusté. Parlons-en du costume. Une étiquette dépassait. Il y avait écrit: Tati, 149 francs, promo printemps 1984. Pas de ceinture, la chemise blanche bon marché qui pendouille. Un vilain pli au niveau de la braguette. Cravate achetée au marché de Dublin par son père en 1972. Son groupe de musiciens faisait peur pareil. Un guitariste fringué comme son employeur avec pour seule concession à la modernité des Converse blanches de base. Le batteur aurait fait hipster s'il s'était taillé le buisson roux qui pendouille à son menton. Le bassiste a dû être lui congelé en 1972. On doit juste ouvrir son caisson avant le concert et il débarque sur scène avec deux basses et un costume mi tergal-mi jeans, très larges aux pattes mais moulant niveau canal déférent. Reste la dame au double clavier, dame à la beauté classique et au teint de porcelaine superbement drapée dans une tenue bleu pale entre robe de couturier chic et kimono traditionnel satin. Très élégante. Rien à voir avec les trois défroqués, soudards s'échinant évidemment sur du matériel périmé. Je me suis penché un peu plus. Sur le mini clavier que tapotait l'ahuri de Dury, il y avait bombé: Fabriqué en West Germany. Ne pas utiliser après le 11 juin 1975 sous peine d'électrocution. J'ai chaussé mes lunettes et examiné les Heineken qu'il buvait. La date de péremption indiquait: 6 juillet 1998. A moment, Baxter, dans un de ses jeux scéniques mis au point sur le parking d'un supermarché belge, a jeté des rochers ultra sucrés contenant moins de 3% de chocolat au public, très iPhone ce soir. Dessus était imprimé: Joyeux Millénaire! Et c'est donc dans une salle comble que, face à un public enthousiaste, Baxter Dury a remballé tout son art.

(Ah musicalement, le gaillard justifie tous les louanges. Mêlant joie et dépression dans un catalyseur mixant rock, new wave et pop, les Dury ont repeint les murs de Paloma aux couleurs chamarrées de leurs hits. Les cloisons en suintent encore de bonheur. Remercions ces mods modernes de Bikini Machine au passage).

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:14

 

 http://www.capitole-live.fr/wp-content/uploads/2014/10/Les-Wampas-fany.mongodin.jpg

Donc, il est possible de voir les Wampas en concert en 2015. Les Wampas ne reviennent pas pour une tournée événementielle, une reformation miraculeuse ou en support d'un artiste plus connu qu'eux. Les Wampas jouent en 2015 car ils promeuvent un nouveau disque, "Les Wampas font la gueule". Notez cependant que si les Wampas jouent en 2015 des chansons qu'ils jouaient déjà près de 30 ans auparavant, le groupe a sacrément évolué.


Pour faire simple, quatre Wampas sont regroupés autour de la batterie. Devant eux, attirant toute l'attention, prenant toute la lumière et assurant le spectacle quasiment à lui seul, Didier Wampas. DW fait le show. Ce monstre de scène répète depuis un moment déjà la performance élaborée au fil des années. Il s'y plie sans concessions. Et que je me jette dans la foule, et que je me fasse porter debout par les gens, et qu'ils me transportent parmi eux sur une chaise, et que je grimpe tout en haut de la salle. Tout ça en chantant. Pour éradiquer tout temps mort, DW fait mener du mobilier sur scène, caissons et pupitre, grimpe dessus, et continue à chanter. En jouant de la guitare. En envoyant du hit en pagaille. Bien entendu, le groupe assure la partie promotionnelle de l'affaire en présentant de nouvelles chansons. Mais tout le monde attend les anciennes, ces standards validés par plusieurs générations de fans. En 2015, les Wampas puisent au sein de leur copieuse discographie pour élaborer leur set, sans omission ou presque. Le choix est large, les surprises nombreuses, les attentes fatalement déçues. Mais au final, au sortir de cette grande salle comble, bonheur et joie étaient les manifestations physiques les plus aperçues sur les visages.


En 2015, on va voir les Wampas comme on va voir un film comique dont on se plait par la suite à répéter les meilleures répliques. Ici, on ne parlait que des deux roadies personnels de DW, qui donnent une réalité physique au postulat stipulant que "Didier Wampas est le roi", et de cette fille sur laquelle DW surfa au sein de l'assistance. Pas de la musique jouée, à peine des autres musiciens. Que de DW et de ses frasques. Logique, mais un rien déstabilisant. Néanmoins, en cette époque plus sèche qu'un coup de trique, savoir que, quelque part en France, un groupe libère une telle qualité de bonheur, c'est bon à savoir. Et à prendre.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 22:56

 

Hell' peuple du r'n'r, you missed the NEEDS + The GORGONS, cultissimes et légendaires, At the La Pause Concert in Aix ; et c'est pas bien.

Car c'était une première en ce lieu d'habitude dédié à la restauration du Pôle d'activités aixois. Une soirée garage punk 60's avec face sombre, The Needs, et pile fun, The Gorgons, comme un split record aux 2 sides of de Moon.

Tout commence avec la new version du combo Needs : on scene : front d'mer, Butch CassiVince and The SunDey Kid ; base arrière, Toni Gunn and the groovy bass lad ! Et c'est parti pour 50 minutes de psyché rock'n'roll matiné d'énergie hard mods, et toujours ce glam dans l'attitude scénique. Des Needs à l'os, déshabillés de toute afféterie rockoco. NeedsNeedsNeeds, Miss Your Eyes, Old, Sick And Tired, maintenant quasi standards de nos aixois dandies, mais aussi des inédits tel que The Most Elegant Hanged Men, extrait du 6e album à paraître chez Nova Express, le delicatessen du Kaiser from Chalon.

Un break bier puis les Gorgons : Du Primitif rock'n'roll from Chatillon. Avec un chanteur à tête de Georges Bataille sous amphétamines. Du surf, du Cramps, Milkshakes and Mummies, et tout l'attirail des petits blancs chenus encore sous l'effet du manque, de la frustration adolescente et de la testostérone, toujours en proie à la british invasion revisitée par le punk des années 80's !!!

Midnight jamboree et danse de Saint Guy. Si y'en re n'a, on en reveut.

GIANI 'NEEDS' GIANI

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:15

 

malaise.jpg

Le Spot est un "lieu d'événementiel culturel alternatif". Cette définition un rien pompeuse camoufle en réalité une zone créative d'intérêt majeur. Elevée au centre de Nîmes, cette bâtisse se subdivise en une dizaine de salles abritant autant d'expositions. Sorte de squat coloré et foutraque, l'endroit impressionne par la facture des œuvres, l'ambiance unique se dégageant de chaque pièce et la cohérence de l'ensemble. Bonne humeur de l'équipe et prix ultra tenus achèvent de parfaire notre bonheur.

 

Les groupes, nombre de deux, présentent quelques similitudes: même nombre de membres (3), même instrumentation (batterie, basse, guitare), même joie d'être là. Divergences cependant au niveau musical. Malaïse, qui vient de Nancy, joue un rock après-punk épaissi de grosses basses et de percussions martiales s'unissant autour de la voix à la fois forte et claire de la chanteuse. Puissant comme un Siouxsie and the Banshees relevé de rythmiques à la Hammerhead, le groupe alterne morceaux lents et rapides avec une efficacité façonnée d'émotion et de dextérité. Poutre oppose à ce groove ténébreux un déluge (dis)harmonique aux consonances noise et thrash, l'ensemble revu à l'aune de la pop. Le scepticisme serait une réaction adéquate à pareil agrégat d'influences si l'évidence du groupe en action emportait tout doute sur son passage. Entre hyper violence et supra mélancolie, Poutre libère son spleen (metal) dans une agression cathartique rudement revigorante. Les voir sur scène est une sorte d'antidote à la morosité. Les entendre sur disque (Voglio di piu – second album) un vaccin contre l'apathie ou cette affliction dénommée "C'étaitmieuxavant".

 

Le public, 130 entrées payantes a-t-on appris, a été conquis. Après avoir apprécié Malaïse, qui a superbement ouvert la soirée, il a poussé Poutre en véritable douzième homme. Le sprint final (Actions Stations) a été de fait chaudement acclamé. Ce 20 septembre, tout était beau, en vérité.

http://mal-aise.bandcamp.com/track/city-lights

http://poutre.bandcamp.com/album/voglio-di-piu

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 17:53

 

Once again, retour au Secret Place. Je vous ferai grès des "la magie opère", "l'endroit est tout bonnement divin", etc, etc... Hop, à l'essentiel, mon King!


Silver Shine, groupe de Psychobilly Punk n' Roll bulgare(!), est composé d'un batteur, d'un guitare élecrète-trique et d'une chanteuse-contrebassiste de charme (!). Le style est pur, les morceaux s’enchaînent à la même vitesse qu'ils sont joués et le public ne tarde pas à se bousculer gentiment, largement motivé par la chaleur de la soirée. Les verres s'emplissent peu à peu, les pogos à 3 s'organisent, et le tube Angels to Some donne des ailes. C'est Rock n' Roll à souhait, toujours mélodique et puissant. Les lignes de contrebasse martèlent tandis que la contrebassiste hypnotise, et la mise en place est impeccable.
Leur album, In The Middle Of Nowhere, sorti sur le label Wolverine Records, doit intégrer ta discothèque, definitely!


 

Place aux Al & The Black Cats. Même formation (trio), mêmes instruments (le bassiste électrique est complètement archaïque et désuet), même état d'esprit: tous là pour la même chose, le Rock, papa! Trois beaux gosses fraîchement débarqués du Michigan qui viennent nous donner des leçons d'Elvis Presleyisme? Ben ouais, mon pote, et ça dépote! Ça envoi du lourd, ça frôle la perfection dans le style. D’après les Spikes qui sont là, ce sont des modèles du genre, les nouveaux Stray Cats selon les médias. C'est du vrai Rock n' Roll simple et puissant comme savent le faire les Motorhead, par exemple, mais le must n'est pas là...

It's alive! Le chanteur, semblable à un Johnny Rotten des grands jours, harangue la foule, monte sur la grosse caisse, sur la contrebasse, saute dans tous les sens, nous gratifie d'un slam en plein solo... Le contrebassiste multiplie les pirouettes, les roulés-boulés avec son engin, les jimi-hendrixades et cascades en tout genre. Le batteur est un tueur, sans charley (pourquoi faire?) et avec un seul tom (faut pas s’encombrer...).

Ils nous laissent épuisés, sur les rotules, après un set magique, clôturant sur un majestueux Stand By Me.
Leur album, «Givin' Um Something To Rock n'Roll about» (2008), un bijou, doit rejoindre ta discothèque également, obviously !!!

J'ai dansé sur une autre planète, j'ai dansé sur la planète Rock n' Roll.

King Zoïs, envoyé spatial à Montpellier pour (Presque) Fameux.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:50

 

Ce bon King Zoïs a trois passions dans sa vie: voir des concerts (de préférence à Secret Place), les Sheriffs (il était du nombre à ce fabuleux concert du 2 juin 2012) et écrire pour (Presque) Fameux. Il a lié ses doctes marottes en allant voir Les Fanatiques. 3, 2, 1, 0, ça commence!

Bon, quand on aime, on ne compte pas. C'est ce que dit la maxime, donc c'est ce qu'on fait: autoroute direction Montpellier, les canettes de bières, la carte d’adhérent du Secret Place qui nous donne accès à un concert gratuit (!), et pas des moindres. Nous voilà de nouveau en mode live, mais ce coup-ci, le concept est nouveau.
Je m'explique: la musique n'est pas neuve, elle est jouée depuis 1984, et elle vient d'ici même, Montpellier. Tout le monde connaît les morceaux par cœur (moi aussi, j'ai chanté comme un ado-fan, subtil mélange que tu connais si tu fouilles bien ta mémoire de poisson rouge), mais c'est bien la première fois qu'on voyait leurs têtes.
Les Fanatiques sont allemands, chantent en français et ne composent pas: c'est un groupe de reprise. Jusqu'à là, rien de déroutant. Le truc qui-fait-que, c'est qu'ils ne font des reprises que d'un seul groupe: Les Sheriffs!
Le groupe punk français le plus productif des 90s a écumé les rades et les grosses salles de 1984 à 1999, laissant derrière eux une trace indélébile de 9 albums (je compte les lives avec). Si vous ne connaissez pas les Sheriffs, l'excellent double live Les 2 doigts dans la prise sera votre CD de chevet dès la première écoute. Autant dire que leur punk rapide, efficace, et pourtant simple et désinvolte, largement comparé au Ramones, n'a jamais eu de mal à trouver du répondant dans nos esgourdes lycéennes de l’époque.
Et voilà que des germains se replongent dans cette époque bénite et nous délivrent un set complet, pêchu et tellement proche du groupe originel que ça en devient déconcertant. Seul l'accent du chanteur nous fera esquisser quelques sourires. C'est drôle, bien fait et loin d’être une supercherie. Ils ne font pas dans le mimétisme, mais dans l'originale dans la reprise. Pas le temps d'attendre, A la chaleur des missiles, Jouer avec le feu, Pendons les hauts et courts... Tout ce qui a fait l'âge d'or des Sheriffs devient le concert punk de l'année avec les Fanatiques. Ils sont jeunes et beaux, puissants mais délicats, et moi, je me suis régalé à chanter, danser comme s'il s'agissait du groupe phare de ma jeunesse.


Alors, pour un groupe dont le concept est de reprendre le répertoire entier d'un autre, je dis bravo. J'avais déjà pris une grosse claque avec les vrais lors des 15 ans de la TAF (Tout A fond, association Rock n' Roll montpelliéraine gérant les locaux du Secret Place), j'ai pour ainsi dire revécu la même intensité et la même fougue!
A quand un groupe dédié aux Ludwig Von 88 ou aux Garçons Bouchers ? (On va y réfléchir, parce que mine de rien, on aime bien réfléchir à (Presque) Fameux !

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:22

 

En direct du Secret Place à St Jean de Vedas once again... J'ai l'impression que c'est le seul endroit où le véritable Rock n' Roll prend ses quartiers et défend ses valeurs. Au fond de la scène, sur une grande toile, le nom de la salle et la maxime: Underground Rock n' Roll! Oui, le vrai Rock n' Roll et ses dérivés les plus fous, les plus festifs et les plus créatifs. Allez, ce soir c'est Psychobilly et le groupe s'appelle The Koffin Kats.

Arrivés sur place un peu tard, on rate la première partie. Pas grave, apparemment... C'est pas bon signe pour le groupe qui a ouvert, disons que nous avons préservé nos oreilles pour le trio final. Les Koffin Kats sont composés d'Eric "E Ball" Walls à la batterie, Tommy Koffin à la guitare et aux chœurs (OooooOooo) et de Vic Victor au chant et à la contrebasse. Le groupe tire de ses accords le jus le plus dégoulinant et sanguinolent du Psychobilly Punk n' Roll. Le jeu est rapide, voire très rapide, les accords de guitare impeccables et implacables donnent le ton et la contrebasse une raison d'appeler ça du Rockabilly. Mais ce qui fout la chair de poule et envoie le public dans une autre dimension, c'est lui: Vic Victor, leader, frontman, showman, tout ce que tu veux. Une voix suave et limpide, aux accents rocailleux et avec un grain propre à son style, une justesse parfaite; un jeu de contrebasse très piqué et rapide, martelant le temps et le contretemps d'un tempo punk, ce qui donne cet effet de double pédale sur la grosse caisse.

Mais le truc n'est pas là....

Ce qui donne les frissons, c'est la folie qu'un frontman peut mettre dans son show et faire qu’un concert devient un spectacle. Dés le premier morceau, sa contrebasse (pourtant un instrument lourd et imposant) devient son jouet, la continuation impeccable de son bras: il la fait tourner, virevolter, la soulève pour en jouer comme s'il s'agissait d'une guitare... Au troisième morceau, le (presque) fameux The Way of the Road, il nous la joue à la Jimmy Hendrix, posant sa contrebasse derrière ses épaules et jouant ainsi a l'aveuglette... Les tours de passe-passe, les -voilà-que-je-monte-dessus, les acrobaties en tous genres se succèdent et mystifie le public de connaisseurs, une horde de psychos tous plus stylés les uns que les autres (cf mon article sur The Hellfreaks), assortie d'un punk et quelques skinheads.
Seul bémol, et de taille parce qu'il nous a simplement coupé les jambes, un set de trois quart d'heures. C'est tout simplement trop court, on nous a coupé l'herbe sous le pied... Je veux bien que le coté sportif du concert les empêche d'en faire un show de 2 heures, mais un rappel, deux ou trois morceaux de plus, ça fait toujours plaisir au public (surtout pour ceux qui font une heure de route pour y aller, donc pour en revenir, ça nous fait 2 heures de caisse pour ¾ d'heures de live, ça fait râler, tout de même, nom de Zoïs!!!)
Bref, on s'est régalé, les connaisseurs autant que les néophytes. La salle était encore pleine, le son quoiqu'un peu fort était de très grande qualité, et il est à noter que le concert était gratuit pour les adhérents. Étonnant qu'une salle propose des concerts gratuits d'une si grande teneur... On reviendra!
Pour les amateurs de Pscho-punk-abilly, prochaine date le 14 Mai 2013 avec Al & The Black Cats, un groupe phare si j'en crois les fervents connaisseurs rencontrés sur place. Avec Mr White en ouverture, c'est encore gratuit pour les adhés et nous, on y sera. Alors n’hésite pas à venir rencontrer ton chroniqueur préféré (après Marie Cornaline, bien sûr, dont le succès ne se dément pas...), toutes les infos sur je-tape-secret-place-sur-google-et-je-me-demmerde.com.

King Zoïs, envoyé pas-trop-spécial
en direct de Secret Place à Montpellier
(je vais finir par planter ma tante là-bas)

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 13:40

 

https://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/c101.0.403.403/p403x403/541051_421614214597509_1224252817_n.jpg

On n'était pas retourné à Paloma depuis son inauguration, où on avait beaucoup apprécié l'atmosphère de la petite salle, laissée aux bruitistes. On y retourne pour retrouver les fleurons de cette scène hétéroclite, pour une performance unique. Le concept s'avère en effet aussi désarmant que sa dénomination. Intitulée “La colonie de vacances”, le principe consiste à faire jouer quatre groupes dans une même salle, le public étant placé entre les formations. Que pouvait donc donner pareil dispositif?

Une vraie et inoubliable folie. Les quatre combos (Pneu, Electric Electric, Marvin, Papier Tigre) ont livré une prestation remarquable où chacun s'est mis au service du collectif. Côté pratique, cela partait toujours d'un dynamique impulsée par un groupe, auquel les autres se rajoutaient. D'un coup d'œil ou d'un geste, les trois groupes jusqu'alors muets venaient renforcer la rythmique, apporter des sonorités annexes ou démultiplier les contrepoints. Le passage de relais s'effectuant d'un groupe à l'autre, les variations stylistiques prenaient alors d'autant plus d'intérêt qu'aboutissant au final dans une même thématique d'ensemble. Ultra cohérent, à la fois frontal et transe, ce set polyvalent reçut l'appréciation du public, nombreux, et vu le pourcentage de sourires, comblé. L'équilibre du son tient quant à lui du mystère. Non content de ne pas s'agonir dans la cacophonie, il procurait à l'auditoire de curieuses sensations physiques. Pris en sandwich entre deux rythmiques, le plexus vibrait en stéréo quand les oreilles devaient gérer quatre flux. Epatant, d'autant que l'inspiration musicale était au rendez-vous, les formations mentionnées n'ayant pas vainement héritées de leur renommée.

On est sorti de là ravi, ragaillardi et les tympans bienheureusement confus. C'est merveilleux. Ne les loupez plus.

 

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 19:42

Tout était placé sous le signe de la réussite: moins d'un quart d'heure pour trouver la salle (ça n'a l'air de rien mais avec King Zoïs en copilote, ça ressemble à un exploit), une ambiance électrique, un public vraiment stylé (concours de Creepers, fringues Rockab', coupes de cheveux bananes et franges pour les filles, des punks, des tatoués... et un cycliste) et cette salle magnifique qu'est le Secret Place, haut lieu du Rock n' Roll, plaque tournante de riffs saturés, salle qui à elle seule vaut le déplacement.

 

La première partie est assurée par The Last Gunshot, groupe de punk-rock de Rodez, qui tire son épingle (à nourrice) du jeu. Formation atypique puisqu'aux batteur et guitaristes traditionnels se greffe un contrebassiste étonnant de style et de classe (il a les Creepers assorties aux couleurs de son instrument... ça le fait!). Ça joue vite et fort, un rock puissant et énergique, avec des zestes de Dead Kennedy's, un soupçon de Clash, une larme de The Damned, le tout concocté à leur propre sauce. Apparemment très discret, The Last Gunshot ne s’étale pas sur la toile et c'est pas faute d'avoir cherché, on ne décèlera aucun son, aucun live, aucune actu sur les plates-formes vidéos ou musicales... Du coup, t'es content de les voir en live, ça dépote et met bien en condition pour ce qu'on est venu voir a la base : The Hellfreaks.

 

The Hellfreaks, c'est un groupe hongrois de Psychobilly Horror-Punk, fort de 2 albums (Hell sweet Hell en 2010 et Circus of Shame en 2012), et de nombreuses dates partout en Europe et aux States. D'ailleurs, il s'agit d'un groupe de scène, on ne peut pas se tromper: maquillés et sapés en conséquence, ils ont l'air de sortir du plus proche cimetière après avoir enterré le dernier Boogie Man restant. Mais si le batteur est excellent, le contrebassiste impressionnant et le guitariste virtuose, le clou du spectacle, c'est elle: Shakey Sue. La panoplie est parfaite: les bottines, les bas résilles, la robe ultra courte et moulante, la coupe rock'n'roll, des yeux qui feraient fondre le pire des chicanos, et un corps de rêve. Elle dégage ce qu'il y a de plus sexy dans le style, capte l'attention, brûle les yeux si tu croises son regard... Bref, je suis tombé amoureux.
Pendant les deux premiers morceaux pourtant, une légère appréhension s'installe: sa voix est faible et quasiment recouverte par la musique. Mais il ne lui faut pas plus pour se régler et envoyer ce qu'elle a de plus profond et de plus sauvage. Le concert est alors un spectacle, les titres des scénettes, le public participe... Nom de Zoïs, c’était époustouflant!
Le Psychobilly est un style bien a part, ça se voit au public. Mais ce soir, toutes les conditions sont réunies et nous sommes certains d’être à la bonne place au bon moment, là où le Rock'n'Roll donne toute son ampleur.


Le clip ci-joint vous donnera une idée du truc, mais s'ils passent près de chez vous, n’hésitez pas une seule seconde... vous tomberez sous le charme, je suis prêt a le parier.

King Zoïs
renvoyé spécial à Montpellier

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:28

Gianni est un sacré coquinou: quand il va voir un show, il sort toujours son hibou. Gratiné!

 

 

Ce samedi soir d'hiver froid, on aura eu de quoi se réchauffer, à la Gare, autour du brasero de Coustelet, avec les Pas Musiciens, si drôlement nommés, et le Margareth Mixer Crew. Une troupe de dizaines de personnes aux âges, sexes, vêtures différentes, banales, improbables, hétéroclites, et toutes chapeautées d'ours, d'astres, d'objets, parcourent avant concert naturellement le lieu.

 

Puis, Les Pas Musiciens:  un orchestre jouant une sorte de folklore imaginaire, de jazz cassé, de rythmiques fanfaronnantes, de bruits, de cris de gongs et de feulements de flûtiaux fêles,...aussi une clarinette basse électrique aux mains d'un vieillard échappé d'un cliché de Doisneau.

En plus de produire leur Pas Musique, les Pas Musiciens génèrent une palanquée de chefs dirigeant l'orchestre à tour de rôle et de bras, modulant la production sonore et le nombre des Pas Musiciens en direct, au moyen de gens sortant du peuple vague de l'auditoire, tout à coup apparaissant dans la lumière des luminaires de cette bizarre Gare à Coustelet. On a vu comme ça s'improviser un slammeur, une chanteuse, une conteuse, bringuebaler leurs voix sur des rythmiques chaloupées aux sons des xylophones, synthés cabossés, tuba, accordéon clownesque et batterie énergumène. Et moi aussi, jouant de la baudruche rouge à 4 sons, augmentant l'orchestre de mon ballon de foire instantanément enrichi de nouveaux airs soufflés par mes coreligionnaires du pas public sur-ballonné. Comment? Sous la baguette du chef et dans les mailles des habits des pas musiciens, introduire des couinements de ballons dilatés, étranglés aux doigts, ou frottés de la paume mouillée, pincés, tirés, éclatés par d'encore moins musiciens: nous autres du publico.

http://lorchestredespasmusiciens.org/2011/wp-content/uploads/2011/04/au-milieu-des-micros5.jpg

Puis, il y eut la disparition des Pas Musiciens qui se fondirent dans nous, et l'on se transforma alors en night-clubbers dégingandés, inventeurs du biglemoi, du hip patacl'hop, de la valse immatérielle et du jerk tentaculaire. Mais nul ne sut si ce furent les danseurs qui matérialisèrent Le Margareth Mixer Crew, duo fraternel et sororal, ou si, plus logiquement, par le pouvoir de leur son top zarbi, ce fut Le Margareth Mixer Crew qui transforma la Gare en un dance floor peuplé de zazous androïdes et donzelles électroniquement azimutées. Enfin, et plus précisément, tel qu'il apparut, le MMG est un couple, un frère, une soeur, derrière l'écran de leur mixer, et sous leurs coiffes loufoques multipliées: chapeau d'alpiniste, cornette de sœur Sourire, capeline diaphane, casque d'aviateur, de scaphandrier, bonnet de bain de ballerine nautique hollywoodienne, tête de Toby-chien, évoluant comme leurs sons. Qui drive le mix porte le chapeau. Frais, inventif, gorgé de pep's faubourien, de groove balkanique, de trucs orientaux péroxydés, de valses autrichienne félines, d'entrechats de poisson pilote goût rock, de dub nouvelle vague, de quadrilles punks, de riffs de metal rital, et même, même, olive fluo surnageant dans l'cocktail: une version 60's japonisante de Poupée de Cire Poupée de Son. Brèfle, le mix du Margareth Crew est tel que les couples se déjantent, les seulâbres sur-virevoltent et se kazatchoquent les groupes. A la fin, une paire du beau sexe est récompensée: le hibou d'or, trophée des plus dingues, lui est décerné. C'est chouette. Quand on s'rentre. En tête de fil, sur le capot de leur Kangoo, on l'voit scintiller.

 

 

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Published by Gianni - dans It's Alive
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