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Yo !

Ndaref a bien trop d'actualités pour toutes les consigner...

En 2015, l'horizon s'annonce (presque) dégagé

 

Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 17:49

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http://deecracks.bandcamp.com/album/adderall-7

J'ai reçu le lien, j'ai ouvert et avant même d'avoir cliqué sur le lecteur, je savais que j'allais aimer. Pronostic trop simple à énoncer: je savais par avance ce que j'allais entendre. Tous ceux qui ont eu la même réaction que moi ont également pigé: les Dee Cracks, avec leurs perfecto et leur musculature d'ablettes, puisent leur rock, leur pose, leur dégaine, aux sources de The Queers. A ce stade, plus besoin d'en rajouter. Soit tu connais le nom de The Queers et tu sais pertinemment à quoi ressemble leur son, soit tu décroches. Des mecs pareils, qui pourraient vaguement être affiliés à un courant électro cradohype du fait de leur look désormais bonifiant, ne sont tout de même pas assez pertinents pour pousser à l'audition de leurs chansons. Inconnus, pas bonnasses et, comme si ça ne suffisait pas, autrichiens. S'il y a bien une nation qui craint, en plus d'un bon millier d'autres, c'est bien l'Autriche. Alors des autrichiens qui s'éclatent à écrire des popsong qu'ont oublié d'écrire les Queers, non, désolé, ça le fait pas. A part que ces gars-là, à la discographie plus que copieuse, sont sacrément bons. Mais ça, ceux qui avaient tout saisi dès l'ouverture de leur page le savaient déjà.

Bon, Dee Cracks tourne à travers la Suisse, Espagne et France en compagnie des mirifiques Sons Of Buddha. L'affiche a été signée par l'impeccable Remz Di Maggio, dont l'ancien groupe, los Di Maggios, n'étaient pas non plus les derniers à vénérer The Queers (au même titre que Screeching Weasel ou Riverdales - autres incontournables du genre). Cretin Hop!

Par Ndaref - Publié dans : Chroniques
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Lundi 3 février 2014 1 03 /02 /Fév /2014 13:54

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Les glaciers continuent de descendre à allure régulière vers la plaine. Vu de loin, leur blancheur étincelante les rend identiques à ce qu'ils étaient la veille. Pourtant, ils descendent, glissant à allure millimétrique sur les flans ulcérés. Leur puissance dévastatrice à peine voilée par l'immobilité, ils défoncent, détruisent, abrasent tout. Beaux et colossaux, mystérieux et étourdissants, ces glaciers repensent le monde en toute impunité.

Difficile de ne pas rapprocher le cas des glaciers du duo Alpine Decline. Même s'ils ne transforment pas réellement les paysages, les américains expatriés en Chine poursuivent leur lente lente lente progression vers d'autres mondes. De l'extérieur, à la première écoute, peu de choses ont évolué. Le son est aussi dense, intense, doux et crispant, les guitares empilées en couches lancinantes et la voix noyée dans cet écho artistique. On avait aimé 消失​/​Disappearance, on aime évidemment Go Big Shadow City. Et puis, à l'examen, à l'étude, à la façon dont s'organise les notes, on réalise que Alpine Decline n'est plus le même. Une alchimie différente opère sur ce disque, à la fois plus sage et moins borné, davantage intense et plus relâché. Des couleurs différentes, des nuances plus subtiles, des reflets inenvisagés. Triste, beau et colossal. Le glacier continue de descendre. Profitons-en avant qu'il se réduise en un banal cours d'eau.

 

https://soundcloud.com/laitdbac-records/sets/alpine-decline-go-big-shadow

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Vendredi 24 janvier 2014 5 24 /01 /Jan /2014 13:47

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Le nom du groupe! L'intitulé du disque! Le visuel! Le titre des chansons! Bon mauvais goût, outrance, noir et blanc, tout est réuni pour transformer Saccage en héraut du carnage. Qu'on ne s'y trompe toutefois pas: guère de crust là-dedans, mais un véritable pot-pourri de death/black/thrash à l'ancienne. Rembobinage de K7 et retour en 1985, Hellhammer, SOD, Bathory, Razor, Anthrax dans les enceintes. Saccage apporte cependant un sacré plus à cette inspiration vintage. Les riffs sont assassins, les tempi saccadés, le chant outré, ouais, mais le tout est saupoudré d'une bonne grosse dose d'humour. Sans ce recul, Saccage ne serait qu'une machine à hits pour headbangers (seigneur, ce "Death crust satanique", vingt dieu ce "Merci pour tout Satan" et ce "Bois ou crève"). Avec, ce groupe d'alcooliques revendiqués se glisse au-dessus de la pile concassée de ses congénères. Sans concession aucune, plein de rage, de bière et de haine, mais toujours avec ce démonique sourire au coin des lèvres, le combo démonte les vertèbres et casse les têtes comme dans un concours de chamboule tout.

En résumé, Saccage se place à la fois au centre du revival trashcore actuel et pourtant astucieusement à sa marge. Saccage, une autre vision du Québec ivre (mort).

http://saccage.bandcamp.com/album/death-crust-satanique-full-length

Par Ndaref - Publié dans : Chroniques
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Dimanche 22 décembre 2013 7 22 /12 /Déc /2013 18:16

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Un jour, je me suis souvenu que mon e-pote Yan Hart-Lemonnier m'avait envoyé un album afin que, pourquoi pas, je le chronique. Ce genre de choses arrive souvent, et pas que de sa part. Ce qui se produit encore plus souvent, c'est que je n'ai strictement rien à dire sur l'enregistrement. Au mieux, il m'indiffère, et je ne vois pas pourquoi je devrais en parler, au pire il m'agasse, et la conclusion est identique. Tout cela pour dire que je n'ai rien écrit sur le disque. Par contre, en zonant sur la page Bandcamp d'EgoTwister, le label de Yan Hart-Lemonnier (http://egotwisterrecords.bandcamp.com), j'ai retrouvé un disque dont j'avais gardé souvenir: http://egotwisterrecords.bandcamp.com/album/vengeance-7-inch

C'était un 2 titres, et j'en connaissais un des deux: EZ money (Yan Hart-Lemonnier cheap punk cover). Un morceau dans un esprit punk rock old school, genre de pépite frustre, sale et entêtante, bref hautement séduisante. L'autre titre, Vengeance!, est également signé Retrigger (Yan Hart-Lemonnier reprenant son EZ money). Je ne connaissais pas, j'ai beaucoup aimé le côté télescopage idées/mots/sons. Festif et étrange, avec ce brin de core pour relever l'affaire. J'étais chaud pour le chroniquer, très chaud même. J'ai donc demandé plus de détails à Yan Hart-Lemonnier. Il m'a renvoyé pleins d'explications et, ce type étant vraiment bon, il était au final encore plus pratique de recopier ses dires plutôt que tenter de mal les retranscrire. Donc, acte.

 

"La face A, c'est donc un petit inédit de mon ami Retrigger. Un type adorable que je n'ai jamais rencontré mais avec qui je suis copain virtuel depuis plusieurs années. En 2005 ou 2006, j'ai sorti un album en téléchargement gratuit de lui : http://egotwisterrecords.bandcamp.com/album/jeanie-and-caroline-digital-only

A l'époque je n'avais pas les moyens de le sortir en vinyle. Son truc, c'est ce mélange de breakbeat complètement cutté (il vient du breakcore à la base), de samples de cuivres, et le rock psyché surf garage sixties, avec des sons d'orgues, des effets au Theremin. Il est le seul à faire ça à ma connaissance. Il a fait un deuxième album gratuit sur Cock Rock Disco, label de Jason Forest: http://www.cockrockdisco.com/CRD2/albumpages/Crockp3-018.html

On pense essayer un jour de lui faire un album vinyl. Pas facile, compte tenu aussi du fait qu'on aura beaucoup de mal à la faire venir pour quelques concerts (surtout dans notre position d'artistes amateurs, sans tourneurs ni subventions). Mais j'aimerais vraiment le faire. Voici une vidéo live en entier d'il y a quelques années : http://vimeo.com/44664398

"Vengeance" contient des samples en français. Retrigger (Raul Costa Duarte) est francophile et parle notre langue. Il adorerait venir dans le coin. Il fait aussi émission de radio en ligne, en direct, où il passe beaucoup de trucs complètement dans la veine d'Ego Twister. Ca s'appelle Space Monga : http://www.mixcloud.com/spacemonga/

Concernant cette série de 45t: c'est une envie que j'ai eu cet été. Proposer à quelques artistes que j'aime, en général déjà liés au label (qu'ils soient déjà sortis sur le label ou qu'ils fassent partie des gens qui m'inspirent), de me faire un petit titre. Et sur la Face B, je ferai à chaque fois un remix d'un titre à eux, pour le plaisir de me laisser influencer par leur univers et de le mélanger un peu au mien. Une façon aussi de faire des choses que je n'aurais pas faite autrement. Comme ce titre un peu punk rock, un truc que j'avais jamais enregistré. J'ai refait un peu un truc à guitare aussi pour le 45t avec Les Trucs sorti en Novembre : http://egotwisterrecords.bandcamp.com/album/fuchs-frisst-weltraum

L'idée aussi, c'est de faire un petit truc limité (ils sont gravés en temps réel à la demande, comme des dubplates oldschool mais avec une meilleure qualité), réservé aux gens qui auront exprimé leur intérêt et leur envie d'acheter le disque avant que je le presse (car malheureusement c'est très difficile de vendre 250 exemplaires de 45t pour nous. J'envisage peut-être de faire presser cette série à 100 exemplaires, mais je ne sais pas encore). Donc ça peut être un peu bancal, fait un peu rapidement. Il faut qu'en peu de temps je gère un pas mal de choses: récupérer la face A, enregistrer et mixer mon remix, motiver mon pote La Roll qui va faire les rondelles à chaque fois, gérer les réservations, puis les paiements et les envois. Donc pas facile pour que ça reste un truc réactif. Mais j'ai quand même quelques projets avec Hypo & Edh, et Gratuit. Sauf qu'il faut que je trouve le temps de relancer le truc N'hésite pas si tu as envie de parler avec Retrigger, ça lui fera vraiment plaisir : https://www.facebook.com/raulcostaduarte?fref=ts

A bientôt!"

 

J'ai quasiment rien corrigé. Ce type est un exemple.

 

Par Ndaref - Publié dans : Chroniques
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Vendredi 13 décembre 2013 5 13 /12 /Déc /2013 13:44

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Sont balèzes, ces DF. Non seulement, ils sont ultra productifs (pas une année sans sortir une production, genre) mais en plus leurs enregistrements se bonifient à mesure du temps. Crois (Presque) Fameux, et notamment Chef Ndaref qui t'écrit. Faut dire que Ndaref a eu au début bien du mal avec DF. Leurs disques n'étaient pas mauvais, mis ils n'étaient guère transcendants non plus. Bien, quoi, mais sans ce petit truc qui te poussent à les écouter encore et encore. Tout a finalement changé assez récemment, en 2012, pour être précis, quand DF s'est fendu d'un EP hautement qualitatif (Too old for this shit). Peu de morceaux, certes, mais un ration titre/intérêt hautement élevé. On l'a même chroniqué deux fois, pour te dire, lecteur connecté. On aurait dit qu'avec Too old for this shit, DF tombait les bretelles et montrait la vraie couleur de son string. Et celui-ci est bleu clair hardcore. Cool, Riot in the pit débute exactement comme la suite de Too old for this shit. Un flash hardcore plus loin, DF revient vers ce punk rock Pennywise/Rancid qui lui est cher: gros son, grosses guitares, gros chœurs. Et le reste est à l'avenant, descendant rarement sous la barre du moyennement intéressant. Au contraire, on tend même à se bousculer du côté de la chanson au refrain assassin, style Gone Wrong ou mieux, Endless Birthday. Trop vieux pour ce truc, les gonzes? Certes non! Et si comme Patrick Bruel on se donnait rendez-vous dans 10 ans?

Par Ndaref - Publié dans : Chroniques
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Mardi 19 novembre 2013 2 19 /11 /Nov /2013 14:58

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L'existence réserve parfois de curieuses surprises. Qui aurait par exemple parié que ce disque orné d'un visuel à la Rascar Capac revu par Kurt Cobain contenait un contenu aussi excitant? Pas Ndaref, l'homme qui t'écrit le crâne encore fumant. Le rédacteur (presque) encarté est fatigué des disques surdupliqués. Vrai: l'homme est dépité. Le voilà dorénavant à préférer se replaire de productions millésimées, enregistrées bien avant le triomphe du libéralisme à l'européenne, qu'ouïr le son nouveau de formations contemporaines. Et puis un clic et puis pas de zap. Du punk rock mélodique, très mélodique, entre pics existentialistes et charges plus rapides, voire déviation vers le grand huit The Hives (Superficialistic). Rien de nouveau sous les six cordes, certes, mais un travail bien fait, impeccable, et surtout captivant, certains titres se fixant direct dans le cervelet, style To change and succeed. Il a de fait beaucoup grésillé cet It must be somewhere sur les enceintes intégrées du flambant 17,3 pouces, assez pour que son possesseur en soit doucement mais durablement imprégné.

Convaincu, Ndaref aimait alors à (se) répéter que le punk rock mélodique, genre estampillé depuis des lustres et pourtant toujours aussi frais, parvient encore à séduire de jeunes performers. Surprise alors à la découverte de la bio du groupe: après plus de 16 années d'existence, Hateful Monday signe là son 7ème album!

Des (presque) vieux qui sonnent comme des jeunes? Ndaref est content. Cela ne le déroute guère de sa prescription initiale, où de clinquantes légendes vintage sonnent adolescentes au-delà des époques et des âges...

 

http://deleteyourfavoriterecords.bandcamp.com/album/it-must-be-somewhere

Par Ndaref - Publié dans : Chroniques
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Mardi 5 novembre 2013 2 05 /11 /Nov /2013 16:36

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Merci, artistes, de lire religieusement (Presque) Fameux. Merci également de tirer leçons de nos papiers vertueux. Merci à toi, Clara. Applaudissez Clara, bien chers. Cette jolie personne au minois de printemps a en effet remarqué combien nous déplorions le cruel manque d'imagination de la scène électro minimaliste. Clara est venue à nous un mardi pluvieux, une de ces journées où le spleen est si fort qu'il fend le tronc des chênes. D'une voix enrouée, et sans doute craintive, elle a adjuré de ne pas commettre les mêmes erreurs que ses pairs. Ndaref, l'homme qui t'écrit, le polémiste N°1(968), s'est délicatement saisi de sa main et l'a prié de se relever. Il sait. Il a écouté son dernier disque. Et celui-ci est grand. Et celui-ci est beau. Et celui-ci est surprenant. Intrigant. Aérien. Gracile. Envoûtant. Mystique. Curieux. Rythmé. Rien à voir avec les concurrents, misérables copieurs/colleurs se départageant un quart d'idée. Certes, Blue Distance ne va pas sans contenir quelques pistes plus banales, ne pouvant rivaliser avec les folles envolées en tempi modéré. Certes, Clara n'a pas inventé le style. Qu'importe. Merci d'être venue, Clara. Va en paix.

 

Par Ndaref - Publié dans : Chroniques
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Mercredi 23 octobre 2013 3 23 /10 /Oct /2013 22:56

 

Hell' peuple du r'n'r, you missed the NEEDS + The GORGONS, cultissimes et légendaires, At the La Pause Concert in Aix ; et c'est pas bien.

Car c'était une première en ce lieu d'habitude dédié à la restauration du Pôle d'activités aixois. Une soirée garage punk 60's avec face sombre, The Needs, et pile fun, The Gorgons, comme un split record aux 2 sides of de Moon.

Tout commence avec la new version du combo Needs : on scene : front d'mer, Butch CassiVince and The SunDey Kid ; base arrière, Toni Gunn and the groovy bass lad ! Et c'est parti pour 50 minutes de psyché rock'n'roll matiné d'énergie hard mods, et toujours ce glam dans l'attitude scénique. Des Needs à l'os, déshabillés de toute afféterie rockoco. NeedsNeedsNeeds, Miss Your Eyes, Old, Sick And Tired, maintenant quasi standards de nos aixois dandies, mais aussi des inédits tel que The Most Elegant Hanged Men, extrait du 6e album à paraître chez Nova Express, le delicatessen du Kaiser from Chalon.

Un break bier puis les Gorgons : Du Primitif rock'n'roll from Chatillon. Avec un chanteur à tête de Georges Bataille sous amphétamines. Du surf, du Cramps, Milkshakes and Mummies, et tout l'attirail des petits blancs chenus encore sous l'effet du manque, de la frustration adolescente et de la testostérone, toujours en proie à la british invasion revisitée par le punk des années 80's !!!

Midnight jamboree et danse de Saint Guy. Si y'en re n'a, on en reveut.

GIANI 'NEEDS' GIANI

Par Giani - Publié dans : It's Alive
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Mardi 8 octobre 2013 2 08 /10 /Oct /2013 16:34

 

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C'est le 3 ème opus du rapper du Bronx Oddateee, et très sincèrement espérons le, ce n'est pas le dernier. «Tiens, tu peux m'chroniquer ce disque, steu-plait ?»me demande mon rédac-chef mais néanmoins ami. No problemo, pas d'pet, j'ai mis le disque dans la platine... il y est encore et tourne au minimum une fois par jour. Non, definitely, le rap n'est pas mort.


1973. Titre de l’œuvre, mais aussi du 1er titre, lourd, pesant, on s'demande ce qu'il peut raconter, ce qu'il s'est passé en 73, bref... le truc est là, on écoute, le flow puissant et fluide du Mc nous capte direct l'attention. Les comparaisons me paraissent hasardeuses, mais on est surpris de penser à Guru ou Cypress Hill sur certains morceaux, le hip hop qu'on écoutait plus jeune, la old school, quoi! Les mélanges des genres tissent des instrus somme toute classiques mais efficaces, l'electro (l’étonnant «Be careful now»), le rock (le fabuleux bien-nommé «rock & rap» featuring Dj JS1), le dubstep sur «Questions»... font bon ménage. Mais le hip hop, le vrai, celui qui prend les tripes, est bien là! J'ai particulièrement collé à "Satalite Strikes". L'oreille est immédiatement attachée au beat. Le son un peu lointain, l'introduction vocale comme un signal d'alarme, un «ça-va-être-une-tuerie!», le sample ultra-répétitif ne te laissent pas le choix, tu vas hocher la teuté!

La production est soignée, assurée par Bill Brooks et Oktopus tout d'abord, ces fidèles acolytes, auteurs de 2 titres chacun, mais aussi par des nouvelles rencontres comme le français Carbon Copies, le suisse Bit Tanner et le new-yorkais Dj JS1. Les featurings ne sont pas en reste, moi je les connais pas mais je vais faire mon taf de journaliste (sinon adieu les tickets resto, mon rédac-chef est implacable!):Mc Skalla, Aaron Turner. On connaît le label Jarring Effect depuis de nombreuses années maintenant et toujours satisfait des productions, le catalogue complet est quand même bien fourni (va faire un tour sur le site voir de toi-même de quoi il retourne...)! On s'attendait donc à quelque chose de sérieux, c'est fait. Et même si on sera moins fan de morceaux cheulou comme «You straigth Caron», l'ensemble est bon, absolutely hip hop, se terminant en apothéose sur le «Gadgets no Gimmicks» que je vous laisse en lien ci-dessous comme un cadeau de Noël avant l'heure.

King Zoïs, le mec qui écoute aussi du hip hop, pour (Presque) Fameux, un blog qui parle aussi de musique.

Le lien officiel parce qu'on supporte les labels indés: http://www.jarringeffects.net/fr/catalogue/fx113_1973

 

Le clip parce que je vous l'avais promis: http://www.youtube.com/watch?v=SEkFs0OLsjg

 

King Zoïs!

Par King Zoïs - Publié dans : Chroniques
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Mardi 24 septembre 2013 2 24 /09 /Sep /2013 13:15

 

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Le Spot est un "lieu d'événementiel culturel alternatif". Cette définition un rien pompeuse camoufle en réalité une zone créative d'intérêt majeur. Elevée au centre de Nîmes, cette bâtisse se subdivise en une dizaine de salles abritant autant d'expositions. Sorte de squat coloré et foutraque, l'endroit impressionne par la facture des œuvres, l'ambiance unique se dégageant de chaque pièce et la cohérence de l'ensemble. Bonne humeur de l'équipe et prix ultra tenus achèvent de parfaire notre bonheur.

 

Les groupes, nombre de deux, présentent quelques similitudes: même nombre de membres (3), même instrumentation (batterie, basse, guitare), même joie d'être là. Divergences cependant au niveau musical. Malaïse, qui vient de Nancy, joue un rock après-punk épaissi de grosses basses et de percussions martiales s'unissant autour de la voix à la fois forte et claire de la chanteuse. Puissant comme un Siouxsie and the Banshees relevé de rythmiques à la Hammerhead, le groupe alterne morceaux lents et rapides avec une efficacité façonnée d'émotion et de dextérité. Poutre oppose à ce groove ténébreux un déluge (dis)harmonique aux consonances noise et thrash, l'ensemble revu à l'aune de la pop. Le scepticisme serait une réaction adéquate à pareil agrégat d'influences si l'évidence du groupe en action emportait tout doute sur son passage. Entre hyper violence et supra mélancolie, Poutre libère son spleen (metal) dans une agression cathartique rudement revigorante. Les voir sur scène est une sorte d'antidote à la morosité. Les entendre sur disque (Voglio di piu – second album) un vaccin contre l'apathie ou cette affliction dénommée "C'étaitmieuxavant".

 

Le public, 130 entrées payantes a-t-on appris, a été conquis. Après avoir apprécié Malaïse, qui a superbement ouvert la soirée, il a poussé Poutre en véritable douzième homme. Le sprint final (Actions Stations) a été de fait chaudement acclamé. Ce 20 septembre, tout était beau, en vérité.

http://mal-aise.bandcamp.com/track/city-lights

http://poutre.bandcamp.com/album/voglio-di-piu

Par Ndaref - Publié dans : It's Alive
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Vendredi 20 septembre 2013 5 20 /09 /Sep /2013 13:50

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Il y a peu, je recherchais un vélo. Après de formidables consultations en ligne et l'approfondissement de concepts dont les terribles résonnances (Mavic, Campagnolo, Sram, Italia, Look...) tambourinent encore derrière les fines membranes de mon tempes, j'ai dégotté le modèle idéal. Aujourd'hui, je m'empresse de le revendre. Pas que je me sois trompé sur l'objet. Il correspond au contraire tout à fait à mes exigences. Disons que c'est la pratique de la bicyclette qui n'est pas raccord avec mes espérances. Le vélo m'a déçu. Comment ai-je pu espérer perdre mes 5 kg de trop alors que les 5 mn passées sur cette selle (mal) rembourrée m'ont hâtivement convaincues de ne plus récidiver? Pis, j'ai tellement cherché le réconfort auprès de ces gras gâteaux que, maudit soit-il, j'ai forci. Vilain vélo!

Bref, je suis en train de rédiger l'annonce lorsqu'un stagiaire, sans demander aucune permission, s'assied face à moi.

- Que me vaut l'honneur de votre visite, jeune imprudent?

Le garçon, 18 ans au bas mot, fait environ 15 cm de plus et 55 kg de moins que moi. Une raison supplémentaire pour le détester.

- Le rédacteur en chef a pas reçu la chronique de We are enfant terrible, répond-il en baillant.

- Logique. Gamin, as-tu écouté ce disque?

Il souffle, visiblement agacé.

- Oui.

- Et qu'en penses-tu?

Il se gratte le cuir chevelu, généreusement couvert de longs cheveux bruns.

- Pas mal. Déjà vu, déjà entendu, mais bien vu et très dans l'air du temps. Casse pas trois pattes à un canard, mais c'est pas ce qu'on attend d'eux. Le truc le fait, point barre.

C'est à mon tour de souffler.

- J'ai entendu pléiade d'idioties au cours de ma longue carrière, mais j'avoue être là en présence d'une colossale énormité. Si vous n'étiez si plein de cette morgue préfabriquée, jeune ahuri, vous constateriez que ce groupe est aussi déterminant qu'a pu l'être Joy Division en son temps. Nous ne sommes ici pas en présence d'une formation de plus, se contentant de remâcher le son de ses aînés, mais un trio d'artistes clairvoyants qui grâce à leur musique nous font effectuer le sonique saut quantique. A ce stade d'innovations, monsieur, on s'incline. La génuflexion est la seule réaction sensée, toute autre n'est que posture grossière. J'ai, mince crétin, les genoux usés à force d'audition. Mais l'arthrose qui me guette n'est que la juste récompense de ce cadeau majestueux, survenu du divin. Alors, à vous entendre évoquer casser des pattes à un canard, je vous enjoins d'appliquer le verbe en disparaissant honteusement sur le champ tout en méditant sur le pauvre intellect que vous partagez avec le volatile, et encore lui fais-je offense. Vous me rédigerez par la suite, et prestement évidemment, une chronique appropriée sur ce disque, davantage nuancée que mes propos enfiévrés, s'il vous plaît, le bon peuple n'aimant pas être durement gouverné par ma caste d'éclairés.

Le stagiaire me contemple, ahuri.

- De quoi?

- J'ai dit. Et, à propos, sombre idiot, ne souhaitez-vous pas préparer votre papier en vous exerçant sur un superbe vélo?

Par Ndaref - Publié dans : Chroniques
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Lundi 16 septembre 2013 1 16 /09 /Sep /2013 13:28

 

 

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Les Dirty, nous, on les a connus a Montpel, pendant nos années fac (j’étais pas du tout inscrit a la fac mais j'y étais physiquement un après-midi sur deux minimum). Ça nous rajeunit pas, mais contrairement à No Guts No Glory (si tu connais pas, chenapan, c'est que tu n'as pas lu mon dernier (presque) article, tu seras à jamais maudit!), pas de skateboard à l'horizon, la 8,6 a remplacé l'Ice Tea et les cheveux longs ne sont plus de rigueur... Ça joue vite, fort, mais le truc en plus, c'est que ça joue bien. Il s'agit une fois de plus de la réunion de membres d'anciens groupes de punk et de street-punk comme 4 Degrés 7, Légitime Défonce, et... Babylon Circus, un événement musical à cette grande époque du Ska-Punk français, qui alliait le très bon comme le moindre (Marcel et son Orchestre était a son apogée... buuuurp, excusez-moi, un rejet...). Je vous passerai la discographie. Toi aussi, tu as internet, tu te demmerdes très bien pour trouver certains sites, tu vois de quoi je parle, petit boutonneux.

Donc on se retrouve début mars 2012 et l’œuf a été pondu : Too Old For This Shit sort dans les bacs pour le plus grand bonheur de nos esgourdes. D'abord, une pochette qui tue, c'est important. Dans le punk, on fait simple, super dépouillé, on s'emmerde pas trop avec les détails. D'accord. Mais l'anti-sophistiqué et la merde peuvent être deux choses différentes et un bon visuel a toujours été important pour moi, les DF l'ont très bien compris. Donc Too Old... forcement, de vieux séniles en fauteuils ou déambulateurs qui font encore du punk, ça fait rêver. Ensuite, très peu de morceaux et des pas longs! Une stratégie indémodable dans le punk! On commence très fort par le titre éponyme, long de 1 minute et 1 seconde, rapide, breaké comme il faut avec solo batterie et solo basse, des cœurs impeccables, un refrain chantant, un rythme grosse caisse-caisse claire tonitruant qui enchaînent parfaitement sur le deuxième titre, que j'aime moins cependant. Qu'à cela ne tienne, Still in the Van, le troisième, repart à fond(zy). Ils racontent qu'ils sont encore sur la route et qu'ils sont trop vieux pour ces conneries. C'est récurant, mais du coup c'est crédible à mort. Et là, après une intro ramonesque, perlée d'une trompette rappelant très fortement les Babylon Circus, le Fight Back nous plonge dans une ambiance Rock n' Roll à l'ancienne. Le chanteur s'égosille, le batteur se casse le poignet sur sa ride, la partie classique basse-batterie sonne comme une évidence, c'est du déjà-vu mais ça claque! Le sample de la fin est tout bonnement divin. On s'éloigne du punk bourrin... pour deux minutes seulement (il est bien long ce morceau?!). Overage et Shut Up se succèdent, me rappelant les meilleurs morceaux de Offspring avec, cependant un truc en plus, la hargne peut-êtr ? Deux morceaux courts, efficaces, très bien chantés et entraînants. Cet opus se termine sur le fameux Johnny is a Bad Boy, hymne s'il en est! Ce morceau a été créé pour moi, regroupe tout ce que j'aime, un hymne je vous dis. Une intro guitare-voix digne des vieux classiques, des Oi Oi Oi ponctuant des riffs tonitruants, des chants de stade similaires a ceux de WestHam United avec claquements de mains, on s'y croirait presque. J'ai aimé, je l'ai écouté dix fois d'affilé, je te le conseille, sauras-tu apprécier cette douce musique qui suinte aux oreilles comme le son d'une ruche dans le miel de tes tympans?

King Skinny-Skin Zoïs, en léger différé, j'ai plus 20 ans pour (presque) Fameux Oi Oi Oi!

Par King Zoïs - Publié dans : Chroniques
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