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Fameuse radio!


Au fait, retrouve (Presque) Fameux sur
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coooolagos

 


3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 11:19
HOLIDAYS IN THE SUN #4 – It's Alive – 2/07/2015

Trois leçons à retenir pour ce festival de rivage

1. Quand tu pars tard, tu n'arrives pas tôt

2. Les derniers resteront les premiers

3. 3, 2, 1, zéro

Sète, la Rotterdam du Languedoc-Roussillon. Georges Brassens boudant cette année encore sa ville natale, Atomic Rotors et Burning Heads étaient priés de suppléer le peu reconnaissant fumeur de pipe. La règle stipulant que "Quand tu pars tard, tu n'arrives pas tôt" étant intraitable, nous avons loupé les premiers et à peine vu les seconds. En approchant du Théâtre de la Mer, sorte d'amphithéâtre romain revu au prisme nucléaire de Vauban, on a pu entendre le quatuor se fendre d'une reprise des Jams qui, hélas, s'avérait une des quatre dernières chansons jouées. Qu'on se le dise: même usé contre les trottoirs et salement écorné, voire couenné sur les bords, le skate Burning Heads demeure éternellement jeune, fringant et Adolescents. No way! La Souris Déglinguée, plus connue sous l'acronyme GHB, est également éternellement jeune, fringante et Adolescente. Enfin, presque. Le Théâtre de la Mer, sorte d'amphithéâtre romain revu par Tai-Luc au prisme de la muraille de Chine, est revenu en 1982, déplacé par le ressac du côté du Palace, pas loin du Rose Bonbon. Ceci dit, la muraille de Chine, c'est beau, mais c'est un peu monotone. Heureusement, quelques spécimens patibulaires, s'ingéniant à grimper sur scène impulser un rien de tendance négative, ont su créer une heureuse distraction en se comportant exactement comme en 1982. Ah, savez-vous que Le Théâtre de la Mer, sorte d'amphithéâtre romain construit à flanc de volcan, doit son appellation au fait que quatre tireuses à bière aient été découvertes lors de sa construction? Elles ont été conservées et possèdent le débit d'époque. Quand l'archéologie rejoint la lutte contre l'alcoolisme, on applaudit. A propos d'applaudir, c'est ce que les gradins combles ont fait lorsque les 5 Sheriff juste un brin subversifs ont décidé de rejouer leur deux premiers albums les deux doigts dans la prise. Dopé à la mayonnaise, le volume sonore tend à enrailler plus encore les antiques tireuses et l'énergie que déploie le groupe aurait dû ressusciter Georges la Moustache, le boss du 34. Les derniers resteront les premiers, est-il écrit dans la bible des critiques. Et c'est vrai. En 2012, on avait vu les Sheriff avec des yeux pleins de larmes, on les retrouve en 2015 les oreilles en vrac. Entre les envolées du soliste, confondant Daytona Beach et Dream Theater et la suramplification de la batterie, c'est 3, 2, 1, zéro pour le cerveau. Deux rappels plus tard, c'est fini qu'on nous dit. Hissez le drapeau noir, on rentre en chalutier.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 11:58

http://thebluecornerlounge.com/wp-content/uploads/2014/10/Margaux-Ract-BAXTER-5.jpg

C'est dans une salle comble que, face à un public enthousiaste, Baxter Dury déballa tout son art. Non, en vérité, Baxter Dury est un patarasse. Le genre de type qui débarque sur scène parce qu'on l'a foutu hors des loges, le visage bouffi, les yeux vitreux, le costume mal ajusté. Parlons-en du costume. Une étiquette dépassait. Il y avait écrit: Tati, 149 francs, promo printemps 1984. Pas de ceinture, la chemise blanche bon marché qui pendouille. Un vilain pli au niveau de la braguette. Cravate achetée au marché de Dublin par son père en 1972. Son groupe de musiciens faisait peur pareil. Un guitariste fringué comme son employeur avec pour seule concession à la modernité des Converse blanches de base. Le batteur aurait fait hipster s'il s'était taillé le buisson roux qui pendouille à son menton. Le bassiste a dû être lui congelé en 1972. On doit juste ouvrir son caisson avant le concert et il débarque sur scène avec deux basses et un costume mi tergal-mi jeans, très larges aux pattes mais moulant niveau canal déférent. Reste la dame au double clavier, dame à la beauté classique et au teint de porcelaine superbement drapée dans une tenue bleu pale entre robe de couturier chic et kimono traditionnel satin. Très élégante. Rien à voir avec les trois défroqués, soudards s'échinant évidemment sur du matériel périmé. Je me suis penché un peu plus. Sur le mini clavier que tapotait l'ahuri de Dury, il y avait bombé: Fabriqué en West Germany. Ne pas utiliser après le 11 juin 1975 sous peine d'électrocution. J'ai chaussé mes lunettes et examiné les Heineken qu'il buvait. La date de péremption indiquait: 6 juillet 1998. A moment, Baxter, dans un de ses jeux scéniques mis au point sur le parking d'un supermarché belge, a jeté des rochers ultra sucrés contenant moins de 3% de chocolat au public, très iPhone ce soir. Dessus était imprimé: Joyeux Millénaire! Et c'est donc dans une salle comble que, face à un public enthousiaste, Baxter Dury a remballé tout son art.

(Ah musicalement, le gaillard justifie tous les louanges. Mêlant joie et dépression dans un catalyseur mixant rock, new wave et pop, les Dury ont repeint les murs de Paloma aux couleurs chamarrées de leurs hits. Les cloisons en suintent encore de bonheur. Remercions ces mods modernes de Bikini Machine au passage).

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:22

Fury
Juin 1999. La terre est pacifiée, l'harmonie règne enfin sur le monde. Partout? Presque. De la ténébreuse Suède est propulsé un obus sonique dévastateur. Panzer Division Marduk. Sixième album du groupe black metal maquillé en farfadet, Panzer Division Marduk rétablit enfin, et il était temps, le guerre en valeur souveraine sur cette planète amollie.

Octobre 2014. La terre est en guerre et il est temps à Brad Pitt de grimper dans son char. Va-t-il affronter la Panzer Division Marduk? Presque. Snatch le gitan revient éliminer les derniers nazis en Allemagne. Classique comme un menu McDonalds et efficace comme une vidéo de propagande, Fury fait dans le conformisme guerrier. Rien à voir avec le choc d'un Lebanon, par exemple, ni avec l'outrance intempestive de l'incontrôlable Panzer Division Marduk.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=218759.html

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:21

Ne te retourne pas
Et en 2009, Dieu descendit sur terre. Dieu, le Big Boss, l'Eternel. En 2009, il était d'humeur enjouée. Il pointa du doigt Sophie Marceau et lui tint à peu près ce langage: "Jeune fille, tu as bien changé depuis La Boum, et les français te tiennent en très haute estime. Cependant, mignonne, la France n'est point le monde, contrairement à l'avis du bon Sarkozy (nous étions 2009, n'oubliez pas). De fait, pour saluer sa courageuse politique de (re)conquête (remember Carla Bruni), je vais te transformer en icône planétaire. Et je veux que cette métamorphose soit filmée. J'ai dit!" Sur ce, Dieu remonte au ciel dans un bruit de tempête.
Bon, tout c'est déroulé comme annoncé et Sophie Marceau, notre petite française, s'est changée en grande italienne, plus précisément Monica Belluci. L'ennui est que la narration de cette transformation n'a pas obéit au dogme. Gâchée par des deus ex machina en pagaille et des scénaristes croyant trop aux miracles, l'entreprise a échoué sur l'autel de la médiocrité et récolté nib aux prestigieux Oscars de Cana. Si je ne craignais le courroux divin, j'agoniserais moi-même cet évangile 2.0 sous des qualificatifs peu glorieux, voire même insultants, mais comme on dit chez les Wampas, "Dieu est au ciel et toi sur la terre, que tes paroles soient donc peu nombreuses". Alléluia!
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=110128.html

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:18

Outpost 37

Il y a plusieurs manières d'analyser Outpost 37. Allez, personne n'a de temps à perdre, en voilà seulement deux. La première est de se joindre au nombre des protestataires trompés par la bande-annonce pour se répandre sur le caractère raté du film. C'est certain, dans le genre "guerre contre les aliens", on a vu mieux. Bien mieux. Bien bien mieux. D'ailleurs, on aperçoit à peine ces envahisseurs et, sans mentir, ils sont grotesques. Passons donc au point deux. Outpost 37 n'est pas un film du genre "guerre contre les aliens". C'est une parabole sur les positions de l'univers occidental face à un quart/tiers/demi monde en ébullition, une allégorie de la contagion des mentalités par la conquête des cerveaux, la métaphore de la fin d'une civilisation et l'annonce d'une nouvelle. Là encore, on a fait mieux, et même beaucoup mieux. Mais rarement aussi marrant.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=233604.html

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 16:22

Whiplash

 

Sorte de Top Chef adapté à l'école de la musique, Whiplash pourrait être l'œuvre d'un Bernie Bonvoisin qui aurait décidé de porter à l'écran un des meilleurs albums de son ancien groupe, Trust, l'anciennement très renommé Marche ou crève. On visite la cuisine avec des apprentis au taquet, comme on dit sur M6, passés au chinois par un maître queux aussi découenné que mal embouché. Le soufflet monte doucement, la sauce prend et rien n'est flan. Au final, la baguette se partage doublement et on est saisi par cette surprise qui révèle sa saveur aigre-douce. Ça matche! comme on crie dorénavant à la TV. 3 étoiles et un passage en caisse pour la remise de prix (Festival du film de Sundance).

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 16:17

Hector et la recherche du bonheur

Voilà un film destiné aux lecteurs de Psychologie Magazine et aux fans de Tintin. A l'image du héros du Crabe aux pinces d'or, le personnage principal écume le monde à la recherche de l'essence du bonheur. Le voici Tintin au Tibet, Tintin au Congo puis Tintin en Amérique, mais s'il cherche les Bijoux de la Castafiore en multipliant les vols sur le 747, il se casse plus qu'à son tour l'oreille. Mais, Euréka, il a soudain l'illumination dans les 7 boules de cristal! L'Objectif Lune étant atteint, il revient prestement vers l'Ile noire. Devant cette Affaire Tournesol pour Picaros, le spectateur, qui tire en baillant sur Les cigares du Pharaon, a le mental aussi sombre que la Coke en stock. Un film aussi fumeux que les volutes du Lotus bleu.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 16:02

Birdman

 

A l'acmé de sa dérive, Sid Vicious était poussé sur les planches d'un lieu de spectacle renommé et, l'esprit manifestement tracassé, procédait à une revisitation toute personnelle de My way. Si cette reprise punk marqua les consciences, c'est qu'elle était filmée, et surtout conclue par l'exhibition et l'usage d'un flingue. On retrouve tout cet esprit dans Birdman, mais pas que. On a également droit au télescopage inédit entre l'univers des superhéros et les coulisses du théâtre. Mais aussi sur les exigences d'acteur et les vicissitudes de la vie familiale. Ou encore la gloire éphémère et les problèmes organisationnels. Cette trame riche est servie par des acteurs piquants comme des spikes et un montage tranchant comme la guitare chez GBH. Punk's not Dead!

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:14

 

 http://www.capitole-live.fr/wp-content/uploads/2014/10/Les-Wampas-fany.mongodin.jpg

Donc, il est possible de voir les Wampas en concert en 2015. Les Wampas ne reviennent pas pour une tournée événementielle, une reformation miraculeuse ou en support d'un artiste plus connu qu'eux. Les Wampas jouent en 2015 car ils promeuvent un nouveau disque, "Les Wampas font la gueule". Notez cependant que si les Wampas jouent en 2015 des chansons qu'ils jouaient déjà près de 30 ans auparavant, le groupe a sacrément évolué.


Pour faire simple, quatre Wampas sont regroupés autour de la batterie. Devant eux, attirant toute l'attention, prenant toute la lumière et assurant le spectacle quasiment à lui seul, Didier Wampas. DW fait le show. Ce monstre de scène répète depuis un moment déjà la performance élaborée au fil des années. Il s'y plie sans concessions. Et que je me jette dans la foule, et que je me fasse porter debout par les gens, et qu'ils me transportent parmi eux sur une chaise, et que je grimpe tout en haut de la salle. Tout ça en chantant. Pour éradiquer tout temps mort, DW fait mener du mobilier sur scène, caissons et pupitre, grimpe dessus, et continue à chanter. En jouant de la guitare. En envoyant du hit en pagaille. Bien entendu, le groupe assure la partie promotionnelle de l'affaire en présentant de nouvelles chansons. Mais tout le monde attend les anciennes, ces standards validés par plusieurs générations de fans. En 2015, les Wampas puisent au sein de leur copieuse discographie pour élaborer leur set, sans omission ou presque. Le choix est large, les surprises nombreuses, les attentes fatalement déçues. Mais au final, au sortir de cette grande salle comble, bonheur et joie étaient les manifestations physiques les plus aperçues sur les visages.


En 2015, on va voir les Wampas comme on va voir un film comique dont on se plait par la suite à répéter les meilleures répliques. Ici, on ne parlait que des deux roadies personnels de DW, qui donnent une réalité physique au postulat stipulant que "Didier Wampas est le roi", et de cette fille sur laquelle DW surfa au sein de l'assistance. Pas de la musique jouée, à peine des autres musiciens. Que de DW et de ses frasques. Logique, mais un rien déstabilisant. Néanmoins, en cette époque plus sèche qu'un coup de trique, savoir que, quelque part en France, un groupe libère une telle qualité de bonheur, c'est bon à savoir. Et à prendre.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 13:47

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Il y a peu, Les Vierges m'ont recontacté. Voilà une phrase anodine qui a cependant un impact indéniable sur l'homme qui la rédige. Vous connaissez le Ndaref sûr de sa prose et classe en tous temps. Il fût néanmoins une époque où Ndaref portait crête et vibrait punk. Sur la chaine familiale, il gravait sur K7 ce que les radios de l'époque lui apportait. Un vaste et bienheureux mesclun où se télescopaient Sheriff, Exploited, Parabellum, Poison 13, Berurier Noir, Jesus and Mary Chain, Los Corronados et Les Vierges. Ecouter Les Vierges lui procurait une émotion peu coutumière. Cela lui procurait la même sensation que lorsque, sur d'autres bandes FM, Ramones s'intercalaient entre GBH et Abrasive Wheels. Il y avait quelque chose de commun et pourtant de totalement différent.

Les Vierges sont toujours différents. Ils vont donner quelques concerts sudistes. C'est dingue.

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