Ecoute!

Découvre la bande son (presque) intemporelle de (Presque) Fameux!
Des Beatles à Napalm Death, de Nirvana à Dutronc, viva el best-of évolutif en lecture aléatoire live!

Texte Libre






Au fait, (Presque) Fameux décline son concept sur le (presque) Myspace
Vendredi 10 juillet 2009

Pourquoi regarder cette vidéo ?

Contrairement au (presque) reste de l'humanité, (Presque) Fameux soutient les Rakes. Au regard de nos échecs endurés depuis notre naissance, 1956, une formation ayant choisi pour nom les Râteaux ne peut avoir que notre reconnaissance.


Oui, mais pourquoi regarder cette vidéo ?

Bonne question. D'un point de vue pragmatique, aucune réponse ne nous vient à l'esprit. Si, vous y verrez les premiers pas de Sean Penn en tant que stabilobiste.


OK. Et que sont-ils devenus ?

Des stars. Du moins sur (Presque) Fameux.


Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Mardi 7 juillet 2009


L'ennui avec les groupes extrêmes est qu'ils sont cruellement dépourvus d'humour. Imaginez-vous par exemple Terry King, mythique guitariste de Slayer, arpentant la scène avec un t-shirt à l'effigie de Buster Keaton ? Effectuer un solo avec des palmes ? Se lancer dans une reprise de Freak out ? Pas la peine d'y songer. Comme tant d'autres, Slayer est figé dans ses codes, prisonniers de son monde.

Mais Terry King et les siens sont de l'ancienne école, celle qui a fait fortune en vendant par palettes des disques de noir vinyle. Et puis Slayer n'est pas le plus suffisant de tous les groupes metal, ni d'ailleurs le plus extrême. Comparé à Mortician, Slayer joue même de gentilles bluettes.


Ah, Mortician... Nous avons toujours ramené par devers nous les compilations où leur nom apparaissait. Ceci étant, lorsque que Skinhead OM nous a abandonné un de leur CD, leur judicieusement bien intitulé Hacked Up For Barbecue, le groupe a cessé de nous fasciner. La raison est simple. Ecouter deux titres de Mortician disséminés parmi d'autres est bonheur. S'envoyer une vingtaine de morceaux de leur cru d'affilée une torture. Précisons que nous touchons avec Mortician les limites d'un genre. Le groupe, duo appuyé par une boîte à rythme, n'a que deux morceaux : un lent, écrasant, laminant, effrayant de pachydermisme, et un rapide, où la dite boîte à rythme est bloquée à fond de fond. Le chanteur ne vocalise pas. Il rugit, brame et râle. L'inspiration est à chercher du côté des films d'horreur, dont des extraits sont allégrement samplés. Bref, dans le genre ultra deathgrind horrifique, Mortician est le must. D'ailleurs, un clip parle mieux que des milliers de signes (de croix) (que de temps perdu en vaines paroles ! Et où est la pub ? - el pendu).


 



 

Heureusement, le genre extrême n'abrite pas qu'une armée de gens voulant se faire passer pour aussi dur que queues de homard vendues chez Picard. Ce style héberge même de fameux trublions en la personne des Blood Duster. Certes, chez eux la violence est incontournable. Constituée en 1991, la formation a derrière elle douze ans d'expérience de pur boucan quand elle signe ce disque éponyme. Douze ans à produire du gros grind, du lourd hardcore et du pesant death, seigneur, cela doit vous déformer un cerveau plus puissamment que douze années de boxe (matériel en vente chez Décathlon). Pour autant, les australiens ont sorti en l'an de grâce 2003, année maudite, rien de moins qu'un standard. Et si Slayer a puissamment rénové le metal, BD a rapproché certains de ses courants avec une maestria depuis rarement égalée.


Pouvez-vous imaginer un grand écart entre le deathgrind et le rock blues ? Bien sûr que non, et voilà l'intérêt de lire pareil blogzine, publié gratuitement chez Overblog. Pourtant, tel est bien le talent de BD. Prenons les trois morceaux d'ouverture qui, comme chacun le sait, résume tout disque. La fiesta commence avec ForThoseAboutToFuck, détournement du minable For Those About To Rock, de qui vous savez. Si le morceau lui-même n'est que prélude, il envoie un puissant message à l'auditeur : l'Australie est la nouvelle Sodome et les BD ses turgescents messagers. Le premier vrai morceau est une onctueuse décharge de bestialité, une ode à la furie, un totem de haine. Ce grind estampillé ouvre ensuite au vrai génie du groupe : chanter des chansons comme pouvait l'écrire un AC/DC vintage avec une voix death. Ca n'a l'air de rien pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup. Retrouver un groove rock aussi impeccable pour l'appréhender avec un timbre de monstre des catacombes confine au grand art. Enfin, chez nous.


Bref, en trois titres, BD confirme son bon goût, assoie son talent du panachage et montre une honorable constance quant à l'inspiration. Le groupe signe des odes à l'amour tels CockJunkie ou DrinkFightFuck, des déclarations romantiques comme IWanaDoItWithDonna (le tube !) ou SixSixSixteen (l'autre tube !) et des peintures lucides ou sublimées de l'existence (TonyGoesToCourt, DahmerTheEmbalmer, She'sAJunkie...). L'album est conclue par un blues furieusement décalé, aussi surprenant et irrésistible que Great day for skating où les Satanic Surfers (hello Rodrigo !) s'imaginaient Rolling Stone. En bonus, que du bon, du tendre et du curieux. Ce sont en ces annexes que se trouve la fameuse reprise du disque, un Let's Fuck emprunté aux canaillous de The Dwarves, finalement un joli résumé des intentions, tant dans l'approche musicale que l'appellation.

 



 

Bref, vous savez désormais pourquoi le foutrement bien intitulé Blood Duster est un (fameux) disque culte chez vous savez (presque) qui.

 
Par Ndaref - Publié dans : Aux racines de (Presque) Fameux - Communauté : Musiques
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Vendredi 3 juillet 2009


Quelqu'un a-t-il déjà osé un voyage en province ? Si vous êtes aventurier, vous devez tester. Hors de nos métropoles climatisées se terre en effet un monde épatant.


Je conduisais el coche depuis le début de la matinée. A côté de moi, La Roux, photographe de son état. C'est à cause d'elle si nous avions quitté l'autoroute climatisée pour se farcir ces sales petites routes de campagne. C'est à cause de moi si el coche a décidé de ne plus avancer. En langage commun, on nomme cela panne d'essence. Chez (Presque) Fameux, on préfère évoquer une non avance de frais.


Bref, nous voilà coincé en cambrousse. La Roux prenait des clichés pendant que je cherchais du réseau dans ce pays de bouilleurs de cru. Mince, el pendu n'allait pas apprécier me savoir perdu ici alors que je devrais être en train de lui mailer les réponses de l'interview ainsi que les photos pour lesquelles ils nous avait délégué. Pas de barres sur mon portable. Fichtre, mais où sommes-nous ? St Rome du Tarn, répond La Roux.


J'étais convaincu que des territoires aussi reculés ne disposaient ni de l'eau courante, ni de l'électricité. Il y avait pourtant du bruit lorsque nous nous sommes approchés de la place du village. De la musique. Une sorte de pop-rock. Et c'est là que nous les avons vu. Un groupe se produisait face à une terrasse emplie de gens en train de dîner. Devant eux, debout, la descendance des mêmes dîneurs, sautant et criant.


Le groupe avait une sacrée touche, pour des paysans. Le chanteur était noir, tatoué et supra looké. Il portait le même t-shirt Motorhead que moi, à part que celui-ci ne le boudinait pas, son corps d'athlète justifiant ce fait. Le bassiste était comme tous les bassistes de ma connaissance, à savoir des mortiers à vannes. Il faisait le lien avec la population attablée et se foutait gentiment de la gueule de tout le monde, à commencer par son vocaliste, qui lui rendait bien. Lui arborait des dreads très longues, teintes en blond à leur extrémité. Pas de doute, nous étions dans un pays reculé. Le guitariste avait agrémenté sa guitare d'un autocollant Suicidal Tendencies, sa tête d'une casquette et son torse d'une chemise à carreaux. Droit sorti des années 80 skate Los Angeles. Mine de rien, ça rend un homme sympathique, pareil décalage. Le guitariste ne disait rien et jouait, à l'instar du clavier qui, portant un de ces chapeaux ska redevenu très à la mode, jouait du clavier comme un clavier. Quant au batteur, La Roux me dit qu'il était superbement bâti, mais c'était à peu près le cas de tous ces jeunes gens.


Or considérations de look, cette formation, nommée Skip The Use et venant de Lille d'après le serveur qui tendit nos bières, semblait avoir Bloc Party pour modèle, bien qu'ils aient repris Blur, mythique Song 2, puis Nirvana. Grosso modo, leurs propres titres étaient une bonne synthèse de ces trois influences : Bloc Party pour l'approche dansante et la cymbale claquante, Blur pour la tournure pop, Nirvana pour les grosses guitares. Un son finalement très contemporain et tendance, que STU véhiculait à merveille par l'énergie féroce qu'il impulsait dans ses chansons, l'ensemble avec chanteur charismatique et musiciens souriants. Précisons, car cela ne tombe pas sous le sens, que ce combo est très au point, tant dans les chœurs qu'au niveau de l'humour. Précisons aussi que STU traque le hit, le massif, populaire et addictif, rien de moins.

 



 

Bref, nous égarer en France profonde a confirmé plusieurs choses : il y a du courant en dehors de nos métropoles climatisées, la bière coute moins cher et certains groupes valent allégrement le détour. Largement de quoi justifier les reproches incessants dont el pendu nous bombarde depuis...


Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Lundi 29 juin 2009

Tous aux abris, this is Ziani Giani styli!

Ces jours-ci jaillit spontanément des bacs rawk de la planète Garageland Santa Rita des Needs, (une sainte apparition !), alors que je penchais ma personne sur la moquette séculaire du dernier des prêtres-disquaires -  moi, Frère Jean Baptiste des Platinistes, scribe sacristain toujours en quête de la Dive Galette.

Qui est Santa Rita ? L'extraordinaire avocate des causes désespérées !
Qui sont les Needs ? Cinq troubadours séminaristes déf'rockés  désespérément bons...

Avec Sainte Marguerite, Santa (Marga) Rita dans la langue de Dante, c'est une hostie tendue au bout de leurs doigts gantés de Vichy qu'ils offrent à vos papilles ouvertes comme des ouïes. C'est un chapelet aux dix-huit perles mod'ernistes et sexy qui vient s'égrener le long de vos auditifs conduits. Depuis les encensoirs, ce sont les lysergiques émanations des cantiques pre-punks  qu'inhaleront vos extatiques narines. Car, paroissiens mélomanes, mes co-religionnaires taste-vintage  ès millésimes 65-79, jamais vous n'oublierez le classique savoir faire de ces cinq francs ministres de la Sainte Ritournelle sauvagement stylée.

Ainsi vont les Needs aux électriques ambroisies qu'il vous faudra bien boire comme j'ai conduit : fissa vers leur Birthday Party au Poste à Galène du 13 juin, à Marseille. Ville où ils fêtèrent dignement leur cinq albums de prières avec leur vingt ans de sacerdoce psychédélique et anglo-américain.

Aussi sur l'autel du (Presque) Fameux 'meilleur blogzine au monde', c'est sans ambages ni vergogne que je m'époumonne : vive la chapelle 60's, gloire à Sainte Rita ! Et que le crêpe, le saint latex et le lycra soient transportés sur vous et avec frénésie ! Amen et la-de-da.

Par Ndaref - Publié dans : Nos chers actionnaires invités! - Communauté : Musiques
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Lundi 22 juin 2009

 

 

Finalement, tout est une simple question d'ajustement, d'adéquation, d'exactitude. Rien ne se crée, rien ne se perd. Tout est recyclage. Rien ne se crée.


 

Overlord X est un acteur majeur du hip hop anglais, mais ça je l'ignorais complètement en achetant la cassette de son premier album, en 1990. J'avais été séduit par sa pochette - pure représentation hardcore - et plus certainement par son prix. Je l'avais sans doute déniché chez un soldeur, où je passais une partie de ma vie. Même si, en ces époques reculées je ne maîtrisais rien de ce courant qu'on nommait encore rap, j'étais assez réveillé pour constater qu'Overlord X, grande gueule en puissance, singeait la démarche de Public Enemy. Avant la première guerre du Golfe, PE était une foutue référence qui portait son nom d'adéquate façon. Fatalement, autour de ce requin s'épanouissaient, ou du moins tentaient de s'épanouir, force poissons-pilotes. Overlord X tentait depuis le Royaume-Uni de reprendre à son compte la formule yankee. Premièrement, un son dément, construction alambiquée où samples soul, principalement browniens, épousait une chape sonore aux tendances indus. Le tout, véritable usine à gaz auditive, était une recombinaison aussi fascinante qu'inédite. Overlord X et son posse agissait de même, poussant les emprunts et reconstructions soul, rock ou industrielle dans les extrêmes. Deuxièmement : la voix. Overlord X était hardcore, mais son timbre ne versait pas dans une bouillie informe ou l'appel aux catacombes. Clair, pur, fort. Hardcore. Troisièmement : l'attitude, la conviction, le décalage. Comme PE vintage, Overlord X d'outre-Manche possédait tout cela. La preuve :

 

 

 

Bien entendu son disque a vieilli. Ceci étant, il s'écoute (presque) sans problème. Il témoigne d'une époque qui, sur le moment, regardait tant autour d'elle qu'en arrière. Lushlife et son Cassette city, publié en juin 2009, fait le même effet. Rien ne se crée.

 

L'avantage de Lushlife sur Overlord X est qu'il est beaucoup plus grand public. L'un tentait de séduire en montrant ses muscles, l'autre essaie avec son érudition. Ecouter Cassette city d'une traite se réalise sans problème. Le disque est foutrement séduisant. La méthode qu'emploie le rappeur producteur de Philadelphie (Pakistan) est de recycler, combiner, assembler, ce qui ne va pas sans évoquer le travail du fieffé Moby. Appeler son album Cassette city et lui donner pour visuel celui d'une jaquette de K7 dépliée témoigne bien d'un travail de mémoire revendiqué. Empruntées au jazz, à la pop ou aux orchestres classiques, les sélections, très douces, oniriques, liturgiques, onctueuses comme une Danette (sponsor officiel de (P)F depuis 2008), sont greffées sur des rythmiques pas forcément hip hop. Seule la voix, nerveuse, mordante, énervée, accroche ces titres dans la vaste mouvance rap. L'organe occupe d'ailleurs une place telle que lorsque celui-ci s'absente sur quelques titres, bien malin pour préciser d'où sont extraits ces instrumentaux. En somme, sans rien inventer du tout, en reprenant à son compte une formule vieille comme la roue, ce coquin de Lushlife arrive à publier un album excitant. Les morceaux s'enchaînent et jamais la qualité ne retombe, ce qui soit s'avère une prouesse digne de la longévité d'AC/DC. On entend même sur Cassette city des créations qui, d'évidence, sonnent comme des hits. Quasiment (presque) fameux !

 


 

Dans 30 ans, peut-être le descendant d'un des employés de (Presque) Fameux tombera sur quelques-uns de ces morceaux, qu'importe leur support. Il se dira sans doute que tout cela a pas mal vieilli, que Cassette city est représentatif d'une époque, que le hip hop a (presque) sacrément évolué depuis, il se laissera tout de même aller à les écouter. Il ne peut en être autrement. Rien ne se crée.

 

Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Vendredi 19 juin 2009
Tous aux abris, c'est la rubrique de Zany Gianni!
 
Vomito ? Gran vomito! ? Comme on dirait roller coaster, huge roller coaster ? ! 
C'est ce que m'annonce l'Ndaref, dans son phasage "je délègue au nèg'" et je file à la playa tandis qu'El Pendu me croit au bintur... Au bain turc ? Au turbin, rétorque-t-il au phone, déjà à bord d'El Coche, bolide direct playa. Le pire, c'est que par les temps qui courent, même un sous-taf pour Ndaref, ça vaut bien plus que des nèfles.
Donc : dans la série Gran Vomito!, voici une part de cake electro funk à basse et break beat trance géniques. Ca nous vient des cuisines d'ex Yugoslavia, et ce fut concocté dans les mid 80's - comme on dit dans les hype mags. Et question vomito, on a là un très chouette spécimen de vomito, avec moins d'images, mais plus de gros morceaux...vomis... sur un rythme dédoublé, si l'on peut dire, mais c'est bien : du bon grand beau vomito au ralenti, le tout très rokenrol, comme ils disent à Belgrade. Enjoy da scene : Zeleni Zub ! Ah oui, c'est Disciplina Kitchme, le groupe. Des stars. 

Par Ndaref - Publié dans : Nos chers actionnaires invités! - Communauté : Musiques
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Lundi 15 juin 2009

 

 

 


Au début des années 90, j'achetais un vinyle intitulé A Farewell To Arms. Je ne connaissais aucun des groupes qui y jouaient mais plusieurs éléments justifiaient ce choix. Le premier est que la pochette était magnifique avec toutes ces armes nucléaires et missiles. La seconde est que le label était Nuclear Blast, entreprise allemande jouissant d'un grand crédit auprès des amateurs de violence sonique. La dernière est que ce vinyle était proposé pour 10F (1,5€). Les temps changeaient, les CD arrivaient et tous bradaient ces vinyles périmés qui leur prenaient tant de place. La FNAC cassait le prix d'objet qui la veille coûtaient un bras et même les boutiques spécialisées, comme celle où je trouvais mon bonheur, participaient à un engouement qui, franchement, me laissait plus que sceptique. Bénissons toutefois cette période, qui m'a permis de faire mon marché à bas tarif.

 

 

 

Aujourd'hui, le vinyle A Farewell To Arms, publié en 1988, s'arrache à près de 30€ sur eBay. Si cet objet est devenu culte, c'est que le disque supporte le courroux musical de quelques formations (presque) fameuses du Japon, Gauze, The Execute, Gastrunk, Outo et surtout Lipcream. Cette formation qui ouvre le disque m'a toujours paru survoler les autres, attroupement de fous furieux produisant un pur boucan entre death ultime, core ultime et noise ultime. Lipcream, tout féroce qu'il soit, conservait une accroche mélodique, qu'il concassait à l'envi, produisant une pop transgénique obscène de violence et d'hystérie, à l'instar de leur grand succès, le fameusement nommé Kill ugly pop.


 


 


Des années plus tard, Skinhead OM me tend une compilation japonaise. Je l'empoche, plusieurs éléments justifiant ce choix. Le premier est que la pochette est magnifique et qu'il me tarde d'ouïr ce qu'ont pu commettre les cousins nippons en une quinzaine d'années. La seconde est que le label est Relapse, entreprise américaine jouissant d'un grand crédit auprès des amateurs de violence sonique. La dernière est que ce CD m'est proposé pour 0€ (0F). Pour moi, le grand bouleversement en une quinzaine d'années est que je n'ai plus à payer mes disques.


Les japonais n'avaient guère changé en près de deux décades et ils conjuguaient toujours l'ultime sur tous les rythmes. Le tendance 2003 était au grindcore, concasse concasse et concasse encore, spécification avalisant le patronage de Relapse, boîte spécialisé dans le moulinage. Cependant, au milieu de tant de fracasse pilonne annihile détruit, un groupe impose sa magnifique évidence. Muga. Comme Lipcream, dont il s'éloigne considérablement, Muga ouvre l'horizon et le peint à sa façon. Le peint en noir. Avec des éclairs. Et beaucoup de tonnerres. Muga sidère par son calme qui gonfle soudain en tempête. Le chant à deux voix, un homme des cavernes et une femme rauque, comme chez les mythique F-Minus, est porté par des constructions habiles, évolutives, s'échafaudant entre métal et hardcore. Le plus de Muga est son incontestable apport d'émotivité. La fulgurance mélodique qui embrase tout morceau n'est pas facilité, accessoire, argument, mais féroce déchirement, penchant nécessaire, recours obligé. Il y a de la tragédie dans l'air, du désespoir, de la triste magnificence. Un abandon forcené. Une abnégation qui force le respect. Muga.


Il paraît que Muga a enregistré des disques et continué sa carrière...

 

 


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Vendredi 12 juin 2009

 Pourquoi regarder cette vidéo ?
Aussi incroyable que cela paraisse, cette vidéo est signée Gus Van Sant. La petite histoire veut que le célèbre réalisateur, jouissant alors d'une auréole culte, ait contacté lui-même le groupe angevin pour réaliser une de leur vidéo, n'importe laquelle. Les Thugs ont alors opté pour cette chanson dont le potentiel tubesque est évident. La vidéo fut tournée. Hélas, de sombres histoires de droits ont empêché sa diffusion et le film est longtemps resté coincé dans les tiroirs de cabinets d'avocats. Quand il en est enfin sorti, le temps avait passé et Les Thugs splitté. Gus Van Sant a profité d'une réédition DVD de ses premières œuvres pour l'exhumer.

 

 


Pourquoi regarder cette vidéo alternative ?

Tout aussi inventif qu'il soit, Gus Van Sant n'a fait, sur I love you so, que reprendre à son compte la formule du Grand Vomito. D'autres font encore mieux.

Par Ndaref - Publié dans : Comment j'augmente ma fréquentation - Communauté : Musiques
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Lundi 8 juin 2009

« Le chanteur déclare avoir découvert le visage de Jésus sur une tortilla achetée dans le commerce »


Certains artistes trouvent leur contentement dans une reconnaissance relative, soit un anonymat patenté. D'autres ne peuvent supporter ce fait et vont, vaille que vaille, multiplier les actions afin d'inverser la donnée. L'exemple de The Ex est en cela probant du passage d'un état à l'autre, véritable renversement des valeurs digne d'un scénario à l'américaine. Mais le pire est que tout cela est vrai.

 


 

Revenons sur le cas The Ex. Formé en 1979 et localisé à Amsterdam (Pays-Bas), la formation prospère sur les bases complexes et décomplexées de l'after punk. Tout est à inventer à l'approche de la décennie nouvelle, et The Ex s'illustre rapidement comme un groupe fécond, générant des concepts musicaux inédits dans une approche hors-norme. The Ex devient une gloire de l'underground, une référence adulée par des noms aussi prestigieux que Sonic Youth, Fugazi ou The Bénabar. Remettant toujours son talent sur l'ouvrage, le combo aux membres fluctuants enregistre une vingtaine d'albums sans échouer comme tant d'autres sur les sombres rives de la redite. Tour à tour punk, noise, bruitiste, expérimental, jazz ou même pop, The Ex crée une véritable œuvre, qu'il enrichie sans cesse et ne cesse de diffuser au fil de concerts incessants.


Seulement, les contingences économiques viennent parfois à bout des plus farouches esprits. C'est ainsi qu'au moment de la sortie de 30 - fabuleux double album revenant sur 30 ans d'une prodigieuse carrière - le groupe a voulu tourner une page et se propulser vers de nouveaux horizons. Clôturant sa période alternative avec cette compilation ultime, la formation demande à Sok, chanteur et membre fondateur, d'apparaître dans les médias du monde entier par les moyens qu'il lui plait. Extrémiste, l'homme ne lésine pas.


"Je l'ai trouvé le jour de la sortie de 30. Ma femme avait ouvert le paquet depuis plusieurs jours et, comme elle n'avait pas aimé le goût fromage - jambon, l'avait jeté à la poubelle. C'est là que je suis allé le chercher, je n'aime pas gaspiller. Avec mon groupe, The Ex, nous recyclions toute sorte de sons pour créer des morceaux aussi méthodiques qu'imprévisibles. Enfin bref, les tortillas étaient toujours dans l'emballage, j'en ai sorti une, et il était là," raconte Sok, chanteur et charpentier de formation. En voyant le dessin étrange, sa première pensée a été que ce visage était tout à fait reconnaissable. Etait-ce vraiment celui de Jésus ? "Je n'arrivais pas à y croire. Peut-être que c'est un message d'un charpentier à un autre, je ne sais pas. Je rénove actuellement ma maison, en vue de bâtir un nouveau studio pour notre groupe. Comme nous aimons partager - 30 est ainsi vendu à un tarif extrêmement modique au vue de sa créativité - je me suis dit que je devrais peut-être mettre la divine tortilla dans un écrin pour les pèlerins qui voudraient le voir."


Sok a annoncé qu'il n'avait, pour l'instant, pas l'intention de manger ou de vendre sa trouvaille. "Que faire d'elle ? Est-elle censée me porter chance ? Nous l'avons emballée pour essayer de la conserver le plus longtemps possible. On verra comment ça évolue." Pour découvrir si sa tortilla est miraculeuse, Sok a également annoncé qu'il achèterait peut-être un ticket de Loto ou enregistrerait plus sûrement un nouveau disque avec The Ex. 'Vous savez, cette tortilla nous a baigné de sa lumière et montré une nouvelle direction. Aujourd'hui, The Ex entend se révéler comme un groupe de pur heavy chrétien. Sans doute nos nouvelles chansons seront bientôt en tête de tous les charts. Visiblement, Dieu le veut.'


Ainsi parla la voix à l'oreille.

Par Ndaref - Communauté : Musiques
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Vendredi 5 juin 2009
Pourquoi regarder cette vidéo ?
Parce que c'est un live. Parce qu'avec le recul, tout ça est devenu foutrement bizarre. Parce qu'il n'y a pas Angus Young. Parce que les gens fument dans la salle. Parce qu'on y entend pas la moindre accroche r'n'r. Parce qu'il n'y a pas Madonna. Parce que le public est infoutu de danser. Parce Neophyte a aidé à ouvrir la brèche dans le genre. Parce qu'il n'y a pas Johnny Rotten. Parce que le MC, le gaillard qui tient le micro, ne sert à rien. Parce que les places ne sont plus en vente. Parce qu'il n'y a pas Mick Jagger. Parce que tout ça vient de Hollande, le pays du punk digital. Parce que tout cela a existé et que tout cela est mort et que tout cela a ouvert un espace incroyable, qui s'est refermé après avoir généré une foutue liberté.



Pourquoi regarder ces 30 secondes de bonus ?
Simple hommage à Pavarotti, homme ayant multiplié les collaborations périlleuses (celle avec Sepultura - authentique - n'est pas piquée des hannetons).



Par Ndaref - Publié dans : Aux racines de (Presque) Fameux - Communauté : Musiques
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Bureau du renseignement

Qui suis-je?
Ndaref, le cousin du N°6, celui qui tourne dans le village de (Presque) Fameux sans jamais pouvoir s'en échapper.

Pourquoi ce blog?
Travailler dans un magazine aussi prestigieux que (Presque) Fameux oblige à certaines contraintes. En voilà une (et pas la moindre).

 
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